Bundesliga

De Leipzig à un potentiel départ en MLS, l’impensable descente aux enfers de Timo Werner

Étincelant lors de l’exercice 2019-2020 avec 34 buts et 12 passes décisives, puis vainqueur de la C1 avec Chelsea en 2021, Timo Werner a vu sa carrière s’effondrer en quelques saisons. Désormais écarté à Leipzig et proche d’un départ en MLS, l’ancien prodige allemand vit une incroyable dégringolade.

Par Allan Brevi
3 min.
Timo Werner @Maxppp

Timo Werner ne s’est jamais réellement remis de son passage à Chelsea. Malgré 23 buts en 87 matchs avec les Blues, une finale de Ligue des Champions remportée face à Manchester City (1-0) où il était d’ailleurs titulaire en pointe, Werner n’a jamais vraiment réussi à s’imposer durablement sous les ordres de Thomas Tuchel à Londres. Son retour au RB Leipzig en 2022 devait lui permettre de redevenir le serial buteur qu’il était auparavant, mais la dynamique a été tout autre. Après une première saison correcte pour son grand retour (16 buts en 2022-2023), l’attaquant allemand s’est totalement éteint. Depuis l’été 2023, il n’a inscrit que 5 petits buts toutes compétitions confondues, un bilan ahurissant pour un joueur autrefois considéré comme l’un des avants-centres les plus prometteurs d’Europe, notamment grâce à son profil d’attaquant rapide et costaud dans les duels. Pire encore, son prêt d’une saison et demie à Tottenham (2023-2025), a tourné au fiasco : seulement 3 buts en 40 apparitions. Pour rappel, il n’était même pas dans le groupe pour disputer la C3…

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Cette saison, la situation est devenue presque humiliante. Son entraîneur actuel, Ole Werner ne compte plus sur lui : Timo Werner n’a disputé qu’une seule minute de Bundesliga, lors d’un court passage dans le temps additionnel contre Wolfsbourg (0-1) en septembre dernier. En conférence de presse, ce dernier avait confié : « en ce qui concerne Timo (Werner), il est vrai que tous les joueurs de notre effectif peuvent avoir une chance de jouer. Comme toujours, nous allons essayer d’évaluer les performances à l’entraînement. Il a manqué une grande partie de la pré-saison et n’a pas participé aux matchs amicaux. Certains joueurs sont tout simplement devant lui. » En effet, à Leipzig, les jeunes Johan Bakayoko, Yan Diomande, Rômulo, Conrad Harder ou encore le jeune Tidiam Gomis lui sont tous préférés. Selon Sport Bild, Leipzig serait désormais prêt à le laisser partir bien en dessous de sa valeur, voire gratuitement, simplement pour alléger sa masse salariale. Les Allemands espèrent économiser jusqu’à 12 M€ d’ici à l’été prochain en libérant les joueurs indésirables dès cet hiver, parmi lesquels Timo Werner figure donc en tête de liste.

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L’Europe lui tourne le dos, Miami lui tend la main

Le contraste est monumental pour un joueur qui affichait 25 buts en 59 sélections avec l’Allemagne et figurait encore parmi les cadres de la Mannschaft en 2021. Werner n’a plus été convoqué en sélection allemande depuis 2023, symbole d’une trajectoire qui s’est effondrée à grande vitesse. Même lorsque l’Olympique Lyonnais s’est vu proposer le joueur l’été dernier, son salaire XXL (près de 900 000 € mensuels) a refroidi les ambitions des Gones, malgré les excellentes relations entre le club rhodanien et celui appartenant à Red Bull. L’OL a finalement foncé sur Martín Satriano. Aujourd’hui, plus aucun club européen d’envergure ne semble prêt à tenter le pari, malgré ses 29 ans. Pourtant, il était la cible du Barça en 2021, comme l’avait révélé ESPN.

En effet, la porte la plus réaliste mène désormais aux États-Unis. Selon Sky Sport Allemagne, plusieurs formations sont en discussions avancées avec l’entourage du joueur, mais c’est bel et bien l’Inter Miami de David Beckham qui serait en pole position pour le récupérer dès le mercato hivernal. Werner est sous contrat jusqu’en 2026, mais son club ne s’opposera pas à un départ, et l’ancien joueur de Chelsea pourrait bien rejoindre Lionel Messi et Luis Suárez en MLS. Celui qui a fait les belles heures de Leizpig entre 2016 et 2020 (95 buts en 159 matchs) s’apprête peut-être à dire adieu au très haut niveau pour relancer une carrière brisée bien trop tôt. La MLS, souvent terre d’accueil pour les joueurs en quête de renaissance en fin de carrière, pourrait être sa dernière chance de rebondir après plusieurs années cauchemardesques.

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