PSG - OL : les notes du match

Auteur d’une prestation héroïque au Parc des Princes, l’Olympique Lyonnais s’est imposé sur la pelouse du Parc des Princes (2-1). Une victoire permettant de relancer totalement la course au podium.

Par La Rédaction FM
14 min.
Endrick @Maxppp

Un week-end à opportunités pour l’OL. Après la défaite de l’OM et les matchs nuls de Monaco et Lille, Lyon devait suivre les pas de Rennes, faciles vainqueurs à Strasbourg ce dimanche, pour faire une très belle opération dans la course à la Ligue des Champions. Problème, les Gones se déplaçaient sur la pelouse du Paris Saint-Germain, qui vient tout juste de concasser Liverpool en quart de finale de C1 et qui doit s’imposer pour reléguer le RC Lens, son dauphin, à quatre points en tête de la Ligue 1. Pour y parvenir, Luis Enrique a décidé de procéder à un léger turn-over pour faire souffler ses troupes après un déplacement éreintant à Anfield. Ainsi, Beraldo, Zabarnyi, Mayulu et Ramos étaient titularisés tandis que Marquinhos, João Neves, Kvaratskhelia et Dembélé étaient laissés sur le banc. De son côté, l’OL, privé de Sulc, Tolisso, Fofana ou encore Tagliafico, se présentait au Parc des Princes avec un 5-3-2 hybride avec un duo Moreira-Endrick en attaque.

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D’entrée, les Rhodaniens se montraient très volontaires. Bien plus tranchants dans les duels, ces derniers se sont procurés les premières occasions du match. C’est sur l’une d’entre elles qu’Endrick a ouvert le score. Trouvé dans la surface par le virevoltant Moreira, le Brésilien ne se posait pas de questions et a ajusté Safonov d’une belle frappe croisée (0-1, 6e). Sonnés, les Parisiens n’arrivaient pas à se sortir de leur apathie et Lyon se ruait à l’attaque pour enfoncer le clou. Et après une superbe tentative acrobatique d’Abner, repoussée par Safonov (12e), l’OL est parvenu à doubler la mise. Lancé dans la profondeur par Endrick, Moreira a pris la défense de vitesse avant d’ajuster le portier parisien (0-2, 18e). Piqués dans leur orgueil, les Parisiens ont accéléré pour trouver la faille face au bloc très compact des Rhodaniens.

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L’OL a écœuré le PSG

La première ouverture a eu lieu peu après la demi-heure de jeu. Sur une percée de Lucas Hernández, Ainsley Maitland-Niles, auteur d’un énorme retour quelques minutes avant contre Barcola (29e), se rendait coupable d’une faute stupide sur l’ancien du Bayern. Pour convertir ce penalty logique, Gonçalo Ramos s’est présenté face à Dominik Greif. Finalement, bien aidé par la mauvaise frappe du Portugais, le portier slovaque a permis à l’OL de conserver ses deux buts d’avance (33e). Avec le réveil de Doué, les Gones ont été mis en difficulté. Le roseau a plié, mais n’a pas rompu grâce à une réelle solidité défensive. De son côté, le PSG n’y arrivait pas, et la sortie sur blessure de Vitinha n’a clairement pas aidé (38e).

Au retour des vestiaires, l’OL a continué à défendre le plomb. Gênants pour leurs adversaires, les Gones ont exploité chaque faille défensive de son hôte pour essayer d’inscrire un troisième but, à l’instar de cette frappe dangereuse de Moreira, repoussée par Safonov (55e). Face à l’incapacité de son équipe à trouver la faille, Luis Enrique a décidé de sortir l’artillerie lourde avec les entrées de Kvaratskhelia, Dembélé et Lee. Beaucoup plus dangereux, les Parisiens se sont procuré des occasions avec Kvara qui a contraint Greif à une grosse parade (62e) et Dembélé qui a trouvé la barre transversale sur une frappe lointaine (75e). Par la suite, Lyon a su gérer son avance au score en montrant une solidité défensive jouissive sur la pelouse d’un tel adversaire. En toute fin de rencontre, Kvaratskhelia a ponctué sa superbe entrée avec un but assez sublime (1-2, 90+3e). Insuffisant pour renverser la table néanmoins. Avec cette victoire de prestige, les Gones grimpent à la 3e place et envoient un message à la concurrence : il faudra compter sur eux dans la course à la Ligue des Champions. De son côté, un PSG muet laisse Lens revenir à un petit point. Malgré leur match de retard face à Nantes, les Parisiens sentent le souffle lensois dans leur dos.

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L’homme du match

- Moreira (8) : le jeune Portugais avait grandement manqué à l’Olympique Lyonnais durant sa blessure, et on comprend pourquoi. Car la pelouse du Parc des Princes ne l’a pas inquiété et, au contraire, elle lui a permis de se faire connaître au très grand public. Sa combinaison avec Endrick a été plus que réussie, lui qui a d’abord offert au Brésilien l’ouverture du score, avant que le Madrilène ne lui rende et qu’il remporte son duel devant Safonov. Mais au-delà des buts, il a effectué une activité hors-norme sur son côté gauche, laissant Hakimi et Zabarnyi en difficulté, mais aussi Doué lors de ses retours défensifs. Le profil parfait pour ce genre de match.

Paris Saint-Germain

- Safonov (4) : titulaire dans la cage au Parc des Princes, le rempart russe a vécu un début de match amer. En effet, Endrick s’est montré efficace et a ouvert le score d’une frappe soudaine avec l’aide du poteau (7e). Cinq minutes plus tard, Abner Vinicius a effectué un retourné acrobatique spectaculaire, mais le portier parisien a réussi à claquer en corner (12e). Devant des Lyonnais affamés, le gardien a même encaissé un second but. Moreira l’a laissé sans voix (18e). Une partie animée pour le gardien, qui a tout de même réussi à s’imposer devant Moreira (51e), puis Endrick (61e) qui a frappé dans un angle fermé.

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- Hakimi (4) : délicate, voilà comment définir l’entame du capitaine parisien. Celui-ci n’était pas présent lorsque Endrick ajustait Safonov et il a manqué de vitesse sur la contre-attaque de Moreira, synonyme de second but (18e). Il a manqué d’impact offensif et a dû gérer des Lyonnais opportunistes durant la fin de première période. En fin de compte, sa deuxième mi-temps a été plus cohérente. Le Marocain est resté appliqué et il a pu aller vers l’avant sans mettre le bouillon.

- Zabarnyi (3,5) : en compagnie de Pacho dans la charnière centrale, le défenseur s’est fait surprendre par Endrick, sans pouvoir intervenir (7e). Il n’est pas à sa place lors de la contre-attaque lyonnaise, qui a laissé les visiteurs tout sourire après le quart d’heure de jeu (18e). Son début de soirée compliqué a continué puisque l’Ukrainien a été averti pour une faute sur Moreira (29e), qui lui a fait beaucoup de mal toute la soirée. Moins en difficulté par la suite, il a pu apporter de l’aide sur corner. Les Lyonnais manquaient d’occasions et il a été serein en fin de match en bloquant les contre-attaques de Kluivert et Moreira.

- Pacho (3,5) : une entame difficile pour l’Équatorien, qui a laissé l’ouverture du score à Endrick sans le gêner (7e). Puis, il est monté sur le corner parisien avant le but de Moreira et n’a évidemment pas aidé les siens (18e). À part ces deux situations, il n’a pas été perturbé durant le premier acte. Puis, il s’est réveillé peu à peu. Les visiteurs ne l’ont pas forcément titillé et il a donc temporisé à plusieurs reprises. En fin de compte, celui-ci a montré deux visages au cours de cette défaite.

- Hernandez (4) : placé sur le couloir gauche suite à la blessure de Mendes, l’habituel remplaçant a pris confiance durant le premier acte. Il s’est projeté vers l’avant pour apporter du danger avec Barcola et c’est lui qui va au duel avec Maitland-Niles pour obtenir le penalty, finalement manqué (30e). Mais, petit à petit, il a perdu du rythme. Il prend même un ballon de la main lorsqu’il se retrouve au sol après l’heure de jeu et se retrouve sanctionné (68e).

- Vitinha (non noté) : comme à son habitude, il a été présent pour faire circuler le ballon entre les lignes durant les trente-cinq premières minutes. Le Portugais cherchait les petits espaces, mais les Lyonnais étaient bien organisés. Certes, le maestro a dynamisé les transitions, sauf qu’elles n’ont pas été convaincantes. Il a été remplacé par Warren Zaïre-Emery (39e, 4,5) après avoir été touché à la cheville. Même s’il s’était échauffé avant son apparition, le Titi parisien n’a pas eu le temps de se mettre en jambes durant le premier acte. Puis, il a montré de la volonté et de la rigueur dans l’organisation parisienne. Le jeune tricolore a été combatif et il a souvent joué dans les petits espaces.

- Beraldo (3) : le Brésilien était titularisé dans l’entrejeu ce soir. La sentinelle a d’ailleurs tenté une frappe osée devant la surface lyonnaise, mais Greif a repoussé après le premier quart d’heure de jeu (17e). Mis à part cette frayeur, il n’a presque rien apporté au jeu. Celui-ci restait trop en retrait et n’allait pas se confronter à ses adversaires avant la pause. Manquant de confiance et certainement de repères, il a aussi effectué une mauvaise déviation sur corner (54e) et s’est fait reprendre par Morton lors d’une percussion à gauche (74e). Il a complètement manqué sa tentative avant la fin du match (90+2).

- Mayulu (4) : présent entre les lignes, le jeune joueur de la capitale a été bousculé par Niakhaté dès l’entame (2e). Puis, c’est Kluivert qui l’a secoué dans un duel en voulant remonter le ballon vers la surface de Safonov (4e). Après cela, la rencontre a été très difficile pour les Parisiens et le milieu de terrain a manqué d’intensité. Avant le retour aux vestiaires, il a essayé de s’installer dans la moitié de terrain adverse, tout comme sur une action avec Doué (55e) et avec Barcola (58e). Remplacé par Kang-In Lee (59e) qui a été sanctionné d’un carton jaune très rapidement, malgré son envie de récupérer le ballon (64e). Une rentrée assez insignifiante même s’il a essayé de centrer parfois.

- Barcola (3) : à l’image de Doué, le numéro 29 a essayé de dynamiser les offensives durant la première période, mais ce sont des visiteurs très solides qui l’ont laissé dans le doute. Celui-ci a effectué un bon pressing, mais encore une fois, il n’a pas pu déstabiliser les défenseurs de l’OL. Un cafouillage mal maîtrisé (28e) et un centre-tir qui aurait pu faire mal (45+2) restaient à signaler. Après la pause, il a essayé de chiper des ballons, mais il a manqué de justesse (48e). Remplacé par Fabián Ruiz (72e) qui faisait son grand retour après une blessure au genou. L’Espagnol a essayé de faire la dernière passe à deux reprises (76e, 77e).

- Ramos (2) : le second Portugais de ce onze était aligné en pointe face aux Lyonnais. Et on ne peut pas dire que le buteur a donné confiance aux siens. Même si ses partenaires ont essayé d’imposer leur loi au Parc, il a tout simplement déçu face à la cage de Greif. Il a obtenu un penalty après la demi-heure de jeu, mais le gardien a stoppé sa frappe (32e). Si sa seule tentative aurait pu apporter de l’espoir aux siens, rien n’a été brillant de sa part ce soir. Il a donc été remplacé par Ousmane Dembélé (59e). Le natif de Vernon a été très calme au moment de son apparition, puis il a osé. Devant la surface lyonnaise, son tir puissant a fracassé la barre transversale de Greif (73e).

- Doué (3,5) : positionné sur l’aile gauche, l’attaquant français a été très remuant dans sa zone. Même s’il manquait d’occasions en début de match, surtout lorsque les Lyonnais impressionnaient, il a percuté. Il s’est d’ailleurs écroulé devant Moreira avant la demi-heure de jeu. Cependant, l’arbitre n’a rien sifflé (28e). Le Tricolore a utilisé ses gestes techniques lors de ses débordements. Avant la pause, il a manqué sa reprise de volée et raté le cadre (45+4). Il n’a rien à se mettre sous la dent après la pause. Remplacé par Khvicha Kvaratskhelia (59e) qui a donné beaucoup de travail à Greif, l’obligeant à repousser en corner (62e), alors qu’il a aussi manqué le cadre sur une tête (64e). Le Géorgien a énormément provoqué, mais il était seul à effectuer des gestes techniques (71e). En fin de match, il a envoyé une frappe enroulée très précise pour réduire l’écart (90+4).

Olympique Lyonnais

- Greif (7,5) : une première mi-temps où le portier slovaque aura dégouté Gonçalo Ramos et les Parisiens. D’abord en stoppant deux arrêts puissants, puis en détournant le penalty du Portugais. En seconde période, il a encore été décisif pour maintenir l’OL en vie devant Kvaratskhelia (63e), mais il ne pouvait rien sur la frappe surpuissante du Géorgien en toute fin de match.

- Maitland-Niles (5,5) : un match où l’Anglais aura eu beaucoup de travail à faire au sein de la défense à cinq lyonnaise. Il a plutôt bien contenu Hernandez et Barcola, en stoppant une reprise de l’ancien rhodanien sur sa ligne (29e). Mais il a néanmoins fait une grosse erreur au duel avec Hernandez en offrant un penalty aux Parisiens… manqué par Ramos. Cela a été mieux après la pause, où il s’est également montré solide dans le gros temps fort parisien, avec six dégagements réussis.

- Niakhaté (7,5) : le changement de système n’a pas dérangé le Champion d’Afrique. En patron, le défenseur sénégalais aura été héroïque durant la première période face aux offensifs parisiens. S’il y a eu quelques oublis au marquage, il a fait preuve d’une grande solidité, avec sept ballons récupérés et un apport de classe mondiale lors des entrées de Dembélé et Kvaratskhelia. Le capitaine lyonnais a été le patron d’une défense qui aura réalisé une prestation XXL sur la pelouse du Parc des Princes.

- Mata (6,5) : à l’instar de Niakhaté, l’autre défenseur central de Lyon aura été décisif. Efficace dans les duels aériens, il a été précieux en seconde période avec un total de neuf dégagements réussis et deux tirs bloqués. L’entrée de Kvaratskhelia lui a donné encore plus de travail à faire, mais il a été décisif en stoppant le Géorgien dans la surface (82e).

- Kluivert (6) : aligné en tant que latéral gauche, le jeune Néerlandais disputait un véritable test face aux Champions d’Europe en titre. Il a parfois été contraint d’aller à la faute, où il a notamment été averti pour avoir été en retard sur Hakimi (14e), mais il a fait le job face à Doué et Mayulu qui ont apporté beaucoup de danger. Offensivement, on l’a même vu monter à de nombreuses pour combiner avec Moreira et lui permettre de prendre la profondeur. Un match plein, avant d’être remplacé par Hateboer pour la fin de match (60e), qui a réalisé une prestation solide sur son côté.

- Abner (5,5) : le Brésilien a failli inscrire une retournée digne des grands noms de son pays, mais a été repris par Safonov (12e). Sinon, il est à l’origine d’une action litigieuse devant Doué, non-sanctionné par M. Brisard (27e), mais a également tenu son rang, notamment en seconde période où il a eu beaucoup de travail à faire devant Dembélé et Hakimi.

- Mangala (6,5) : longtemps mis au placard et même enclin à un départ, Mangala a montré qu’il pouvait être un élément de taille pour épauler Morton au milieu de terrain. Le Belge a été précieux pour casser les lignes et gêner le milieu de terrain parisien et surtout pour récupérer des ballons importants et faire des interceptions précieuses. Un match qui relance sa place dans la hiérarchie lyonnaise.

- Morton (6) : comme Mangala, le jeune Anglais a été précieux pour faire déjouer le milieu de terrain francilien. Déchainé toute la partie, il a constamment cherché à interrompre le circuit de passe parisien et tenter de trouver ses partenaires offensifs. Parfois, il aurait pu garder le ballon plus de temps, mais ses longs dégagements vers Safonov ont permis aux Lyonnais de se replacer. Il a également fait le travail défensif devant Kvaratskhelia en fin de partie.

- Merah (5) : dans une position similaire à celle de Sulc, forfait ce dimanche, le jeune rhodanien a eu logiquement plus de mal que ses partenaires. Il n’a pas eu beaucoup de ballons à jouer, mais il a été plutôt bon pour s’interposer entre les lignes. Il aurait pu offrir la balle de match à Endrick, qui a manqué son duel devant Safonov (61e). Mais il a surtout manqué une passe, offrant une énorme occasion aux Parisiens (63e). Un match difficile, qu’il a réussi à surmonter. Remplacé par Kamara (87e), qui retrouvait son ancien club.

- Moreira (8) : voir ci-dessus

- Endrick (7,5) : quand il est comme ce soir, le Brésilien fait mentir le Real Madrid de l’avoir prêté. Muet depuis neuf matches, il a retrouvé le chemin des filets dans un but de vrai renard des surfaces pour tromper Safonov. Il a également été précieux pour aller gratter des ballons et trouver ses partenaires, comme il l’a parfaitement fait pour trouver Moreira et s’offrir une passe décisive. Le buteur de 19 ans a fait beaucoup d’effort et aurait même pu clouer le match, mais a manqué son dernier duel (62e). Remplacé par Karabec (79e), auteur d’une entrée sérieuse.

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