Coupe du Monde 2026 : gros coup de théâtre pour l’Iran
La semaine dernière, le Ministre des Sports de l’Iran a indiqué que son pays ne participerait pas à la Coupe du Monde 2026. Quelques jours plus tard, la donne est visiblement en train de changer.
J-86 avant la Coupe du Monde 2026. Un tournoi organisé conjointement par le Canada, le Mexique et les États-Unis. Un pays qui est actuellement engagé dans un conflit avec l’Iran. Forcément, cela impacte par ricochet le Mondial et son bon déroulement. Il y a quelques jours, Donald Trump n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer la présence ou non de la sélection iranienne durant la compétition. « Je m’en fiche complètement. Je pense que l’Iran est un pays très durement vaincu, à bout de forces. » Le président américain a légèrement revu sa position dans les jours qui ont suivi, comme l’a expliqué le président de la FIFA, Gianni Infantino. « Nous avons évoqué la situation actuelle en Iran et la qualification de l’équipe nationale iranienne pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis. »
Mais l’Iran a finalement décliné l’invitation par la voix de son ministre des Sports, Ahmad Doyanmali. « Vu que ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, il n’y a aucune condition qui ferait qu’on participerait à cette Coupe du Monde. On nous a imposé deux guerres en huit ou neuf mois, et des milliers de nos citoyens ont été assassinés. Il n’y a aucune possibilité que l’on participe. » Un coup de tonnerre terrible à quelques mois de l’ouverture du tournoi. Qualifiée sportivement, l’Iran devait évoluer dans le groupe G avec la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande. Mais elle a annoncé qu’elle ne comptait pas prendre part à cette grande fête du ballon rond dans de telles conditions. Au cœur d’un bras de fer entre certaines nations, la FIFA s’est retrouvée bien embêtée. En cas de retrait définitif d’un pays qualifié, l’instance dirigeante du football mondial a la main, comme le stipule le règlement.
Le Mexique comme terrain neutre
« Si une association membre participante se retire et/ou est exclue de la Coupe du Monde de la FIFA 26, la FIFA statue sur la question à son entière discrétion et prend les mesures qu’elle juge nécessaires. La FIFA peut décider de remplacer l’association membre participante en question par une autre association. » Pour remplacer l’Iran, la FIFA pourrait désigner un pays, a priori de la zone Asie. Selon les derniers échos, l’Irak et les Émirats arabes unis tenaient la corde pour prendre la succession de la sélection iranienne. Voilà où nous en sommes restés. Ce mardi, nouveau rebondissement concernant la participation de l’Iran à la Coupe du Monde 2026. Tout d’abord, Windsor John, le secrétaire général de l’AFC, a fait un point sur la situation du pays. « C’est un moment très émouvant. Les réactions sont nombreuses. Au final, c’est à la fédération de décider de leur participation, et à ce jour, elle nous a confirmé leur présence à la Coupe du Monde. Ils sont membres de notre fédération, nous souhaitons les voir jouer. Ils se sont qualifiés… Nous espérons donc qu’ils régleront leurs problèmes, quels qu’ils soient, et pourront participer. »
L’Iran n’a ainsi pas notifié son retrait du Mondial à l’AFC. Puis, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a fait des révélations fortes sur le sujet. « Étant donné que (le président américain Donald) Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis. Nous sommes en négociations avec la FIFA pour que les matches de l’Iran à la Coupe du monde se déroulent au Mexique. » Même constat pour l’ambassadeur d’Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh. Ce dernier a dénoncé « le manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique » envers la délégation iranienne avant le Mondial avant d’avoir aussi « suggéré à la FIFA que les matches de l’Iran soient déplacés des États-Unis vers le Mexique. » Une solution qui pourrait "arranger" tout le monde. L’Iran devait notamment jouer un match à Los Angeles et un autre à Seattle. Le pays pourrait finalement participer au tournoi, si toutes les conditions liées à sa sécurité sont bien remplies.