Trophée des Champions

Après avoir égalisé sur le gong, le PSG remporte le Trophée des Champions aux tirs au but

Par Matthieu Margueritte
5 min.
PSG vs OM @Maxppp

Le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille s’étaient donné rendez-vous au Koweït pour se disputer le Trophée des Champions. De quoi nous offrir un troisième Clasico dans cette saison après la victoire phocéenne (1-0) en septembre dernier et en attendant le choc le mois prochain au Parc des Princes. Vainqueurs du trophée à trois reprises, le club marseillais affrontait son rival historique, mais aussi le club le plus titré de la compétition avec 13 sacres. En termes de confrontations directes dans cette épreuve, l’OM l’avait remporté face aux Parisiens en 2010, lorsque le trophée s’était joué à Radès, en Tunisie (0-0, 5 tab 4). Dix ans plus tard, les Rouge et Bleu avaient pris leur revanche en 2020 en l’emportant 2-0 à Lens. Pour ce choc, Luis Enrique a choisi d’aligner une équipe quasiment type. S’il doit toujours se passer d’Achraf Hakimi, le coach espagnol du PSG a sorti la grosse armada en 4-3-3, à savoir neuf des titulaires de la finale de la Ligue des Champions 2025 plus Lucas Chevalier et Zaïre-Emery. De son côté, Roberto De Zerbi a opté pour un 3-4-3 avec une défense à trois Pavard-Balerdi-Medina et Amine Gouiri préféré à Pierre-Emerick Aubemeyang en pointe.

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Immédiatement, les Olympiens ont imposé leur domination dans les duels. Plus présents, les coéquipiers de Mason Greenwood se sont logiquement créé les premières actions chaudes du match, notamment sur corner. Après une première alerte signée Pierre-Emile Hojbjerg (4e), il a fallu un arrêt XXL de Lucas Chevalier pour empêcher Leonardo Balerdi d’ouvrir le score (7e). Positionné très haut, l’OM dominait, mais face à Paris, ce n’est pas toujours bien payé. Et la moindre erreur se paie cash. La preuve à la 13e minute. Sur une grossière erreur de relance de Geronimo Rulli, Vitinha a profité d’une succession de mauvaises passes pour servir Ousmane Dembélé dans l’axe. Inspiré, le Ballon d’Or 2025 a alors lobé astucieusement le portier marseillais pour ouvrir le score (1-0, 13e). Mené contre le cours du jeu, l’OM n’a pas baissé les bras. Les Olympiens ont eu les occasions pour revenir au score, notamment sur corner, une phase de jeu qui a énormément posé de problèmes aux Parisiens. Mais si les Phocéens poussaient (12 corners en 45 minutes !), Willian Pacho (18e, 27e), Kvaratskhelia (30e), Chevalier (34e) et Mendes (44e) ont à chaque fois sorti le grand jeu. Mention spéciale d’ailleurs pour Pacho, présent sur tous les ballons chauds, et pour Chevalier, décisif sur tous les tirs à bout portant.

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Le héros Chevalier

Bousculé, Paris a eu l’occasion de faire le break sur une frappe de Mendes après un festival de Kvaratskhelia sur le côté gauche, mais Rulli veillait au grain (20e). Face à un OM dominateur, mais pas en réussite, le PSG a bouclé la première période sur un rythme de sénateur, tout en maîtrise, malgré une dernière frayeur sur un missile lointain de Timothy Weah venu frôler le poteau droit parisien (40e). Au retour des vestiaires, l’OM aurait pu être rapidement réduit à dix si l’arbitre de la rencontre n’avait pas fait preuve de mansuétude vis-à-vis d’Hojbjerg (carton jaune) après un tacle par derrière du Danois sur João Neves (53e). Ce petit coup de chaud passé, les Marseillais se sont une nouvelle fois procuré les actions les plus chaudes. L’occasion pour Chevalier de briller une nouvelle fois avec un double arrêt sur une tête de Paixão et une frappe à bout portant de Benjamin Pavard (56e). Et un autre arrêt face à Gouiri alors que l’international algérien s’était joué de Marquinhos et Zaïre-Emery (58e). Chamboulé et détrôné par Matvey Safonov avant la trêve hivernale, l’ancien Lillois tient-il enfin son match référence avec le PSG ? L’avenir nous le dira. Pendant ce temps-là, Paris a eu l’opportunité de faire le break. Pas souvent en position favorable, Désiré Doué a mal négocié un contre avant de voir sa frappe lointaine frapper le poteau (62e). Quatre minutes plus tard, le même Doué a semblé hésiter sur un tir alors que Dembélé était seul au centre (66e).

Pour essayer de recoller au score, De Zerbi a alors fait entrer Pierre-Emerick Aubameyang à la place d’Amine Gouri. Quelques instants plus tard, le Gabonais a bien cru pouvoir se présenter seul face à Chevalier après une passe lumineuse de Geoffrey Kondogbia, mais Pacho veillait (69e). Juste avant, c’est Rulli qui a sorti le grand jeu dans les pieds de Mendes sur une offrande de Dembélé (69e). Et puis ce qui devait arriver arriva. À force de pousser, l’OM a fini par être récompensé. Transparent jusque-là et bien muselé par Pacho, Greenwood a profité d’une passe en profondeur et surtout d’une sortie ratée de Chevalier pour obtenir un penalty qu’il a lui-même transformé (1-1, 76e). Un coup dur pour le portier parisien qui signait un match XXL. Relancé, l’OM a retrouvé du jus pour finir la rencontre en boulet de canon face à des Parisiens qui n’ont jamais donné l’impression durant ce match de pouvoir accélérer. Et après Chevalier, c’est un autre héros francilien qui a flanché. Sur un festival de Traoré côté gauche, Pacho a dévié le centre du Marseillais dans ses propres buts (1-2, 87e). Marseille pouvait exploser. Les Phocéens pensaient alors remporter la coupe. C’était sans compter sur les ressources mentales parisiennes au bout du temps additionnel. Sur un long ballon, Bradley Barcola a signé une excellente remise de la tête pour Gonçalo Ramos qui ne s’est pas privé pour crucifier Rulli (2-2, 90e+4). La décision allait se faire aux tirs au but. Une habitude pour le PSG qui est passé par cet exercice pour remporter la Coupe intercontinentale face à Flamengo. Mais cette fois, Safonov n’était pas là. Pas un souci pour Chevalier qui a stoppé les tentatives de O’Riley et de Traoré. Deux arrêts décisifs puisque ses coéquipiers ont réussi leurs quatre tirs au but. Au bout du suspens, le PSG a remporté son 14e Trophée des Champions (2-2, 4 tab 1).

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