La Juventus est embarquée dans une soirée cauchemardesque en Norvège !
La Juventus s’apprête à vivre une soirée infernale à Bodø. La ville est paralysée par la neige, les dirigeants turinois sont bloqués en Suède, le terrain est menacé par des conditions polaires. Un chaos total pour un match crucial que les Bianconeri, toujours 26e et sans victoire en C1, ne peuvent absolument pas se permettre de rater.
La Juventus s’apprête à vivre une soirée qui dépasse largement le cadre sportif, puisque c’est un véritable parcours du combattant qui attend les Bianconeri à Bodø, alors que l’équipe joue ce soir un match ultra-décisif pour son avenir européen. Toujours 26e de la compétition et sans la moindre victoire en Ligue des Champions, la Juve de Luciano Spalletti ne peut plus se permettre le moindre faux pas. Mais le scénario autour de cette rencontre a pris des allures de chaos. En effet, de violentes chutes de neige ont paralysé la ville norvégienne, à tel point que l’aéroport de Bodø a été fermé en pleine journée. Giorgio Chiellini et Damien Comolli, membres de la direction sportive turinoise, ont vu leur avion dérouté vers Advidsjaur, en Suède, à 370 km de leur destination. Contraints de poursuivre leur route en minibus sous une tempête de neige, ils tentaient encore en fin d’après-midi de rejoindre la ville, incertains d’arriver à temps pour le coup d’envoi d’un match déjà sous tension.
Ces conditions extrêmes n’ont rien d’un incident isolé. Depuis la veille, Bodø est ensevelie sous des chutes de neige incessantes qui ont transformé la ville en un décor polaire imprévisible en raison de rafales venues de la mer de Norvège. Le match de Youth League entre les Primavera de la Juventus et les jeunes de Bodø/Glimt a été le premier à en faire les frais, suspendu pendant vingt minutes avant de reprendre sur un terrain à peine dégagé. Le petit aéroport, situé à un kilomètre du stade Aspmyra, a dû fermer son unique piste, accentuant l’isolement de cette ville au-delà du cercle polaire. Les prévisions ne laissent aucun répit et la neige devrait continuer de tomber en rafales durant toute la soirée et se renforcer à l’approche du match, avec des températures largement négatives pouvant aller jusqu’à -10 °C et un vent violent qui abaisse encore davantage la température ressentie.
Des Bianconeri terrifiés
Sur le terrain, la situation n’est guère plus rassurante. La pelouse synthétique du stade Aspmyra, totalement recouverte de neige ce matin, demande une intervention continue des engins de déneigement, mobilisés pour éviter une accumulation qui rendrait la rencontre impraticable. Le système de chauffage intégré, censé empêcher la glace de se former, fonctionne en permanence, mais les limites restent réelles. Comme pour la Primavera, une forte averse pourrait provoquer une interruption temporaire du match pour dégager les lignes et rétablir la visibilité. Un scénario que redoutent les organisateurs, l’UEFA restant seule décisionnaire en cas de menace sur la validité du match. Pour l’instant, les autorités norvégiennes assurent que le match n’est plus réellement menacé d’un report, mais personne ne peut exclure pauses, arrêts ou interventions multiples en pleine rencontre. Mais l’instance européenne organisatrice n’est pas totalement de cet avis selon la Gazzetta dello Sport.
Cette soirée s’annonce donc comme un test extrême, autant mental que physique, pour une Juventus déjà sous pression sportive. Luciano Spalletti a averti ses joueurs : « On aura l’impression de souffrir encore plus », en évoquant le froid mordant, le vent transversal du stade et la respiration altérée qu’impose un climat polaire. Andrea Cambiaso, lui, admet n’avoir plus joué sur synthétique depuis ses 17 ans et redoute l’impact du froid sur ses appuis et sa puissance : « la différence sur le plan physique, car maintenant, nous sommes à -6 et la respiration, la force dans les jambes, les chaussures vont changer… Je n’ai pas joué sur un terrain synthétique depuis l’âge de 17 ans : ce sera la plus grande différence. Nous savions qu’il allait faire froid et nous en avons ri. ». Entre un environnement hostile, un terrain inhabituel et une météo qui menace chaque minute de jeu, la Juventus s’avance vers un match où rien ne sera normal, si ce n’est l’enjeu immense pour obtenir enfin une victoire pour rester en vie dans cette Ligue des Champions, malgré une soirée qui ressemble déjà à un cauchemar en enfer nordique.
En savoir plus sur
Les plus lus
Explorer