Ligue 1

OM : le gros coup de pression de Roberto De Zerbi à ses joueurs avant de défier le PSG !

Présent en conférence de presse avant le choc entre l’OM et le PSG, Roberto De Zerbi a, une nouvelle fois, été interrogé sur le départ d’Amir Murillo, rétrogradé et sur le point de s’engager avec Besiktas. L’occasion parfaite pour le technicien italien de rappeler à ses joueurs ce qu’il attendait d’eux…

Par Josué Cassé
3 min.

Qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France après sa victoire probante contre le Stade Rennais (3-0), l’Olympique de Marseille a, quelque peu, relevé la tête mais n’a pas encore pansé toutes ses blessures. Avant de se déplacer sur la pelouse du Parc des Princes (dimanche 20h45), les hommes de Roberto De Zerbi ont forcément encore en tête cette terrible élimination en Ligue des Champions et ce triste nul concédé face au Paris FC (2-2). Qu’importe, il faut désormais aller de l’avant et le technicien italien a bien l’intention d’imprimer sa philosophie. Ce vendredi, en conférence de presse, l’ancien coach de Brighton a d’ailleurs profité de l’exercice médiatique pour rappeler à l’ordre l’ensemble de son vestiaire.

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Questionné sur le départ d’Amir Murillo, envoyé en réserve et désormais sur le point de s’engager avec Besiktas, RDZ s’en est justifié. «La question de Murillo est très simple. Je suis l’entraîneur et j’ai des devoirs et obligations. Je dois avoir des joueurs qui ont faim. C’est ce que je veux et ce que veulent les supporters. Quand on fait des matchs comme Bruges, où j’ai honte, je veux des gens qui ont toujours faim. Depuis décembre, il a un peu manqué d’envie. Moi je le sais, le club et ses coéquipiers le savent aussi. S’il part ça concernera le club», a tout d’abord lancé le coach phocéen. Plus que le départ à venir du Panaméen, Roberto De Zerbi compte bien se servir de cet exemple pour rappeler l’exigence du très haut niveau.

«Ceux qui n’ont pas faim, ils ne jouent pas ! »

«Moi je veux des joueurs qui ont faim. S’ils n’ont pas faim, les joueurs ne joueront pas. Si on prend des buts comme au Trophée des champions, comme le deuxième face à Angers, ça m’énerve. Quand on prend 3-0 à Bruges et que se fait remonter par le Paris FC, ça m’énerve. Cela ne vaut pas que pour Murillo mais pour tous les joueurs. Il faut avoir faim. A Bruges on n’avait pas faim et c’est ma responsabilité parce que ça veut dire que je ne l’ai pas transmis à mes joueurs». Comblé par Timothy Weah sur cet aspect, et ce malgré ses possibles erreurs sur le terrain, De Zerbi s’est finalement montré très clair : «ceux qui n’ont pas faim, ils ne jouent pas». Des attentes que le principal concerné estime d’ailleurs tout à fait légitimes mais exigées dans un contexte marseillais toujours aussi particulier.

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«Après, à Marseille tout fuite. C’est normal dans les autres clubs mais à Marseille ce qui se passe en interne sort en public. Et ça fait polémique même quand il n’y a rien d’étrange», a ainsi reconnu le tacticien de 46 ans avant d’envoyer un ultime message à ses troupes. «La recette il n’y en a pas. Je ne suis pas un cuisinier, je n’ai pas la recette. Mais il faut de l’orgueil, de la fierté et avoir faim. Il ne faut pas oublier Bruges parce qu’on a encore la défaite en travers de la gorge. On représente une histoire, un club, une ville. Et rien que ça cela doit nous pousser à avoir cet orgueil en plus quand on joue». Les Marseillais sont prévenus, au Parc des Princes et pour le reste de la saison, il faudra laisser ses tripes sur le terrain.

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