Coupe de France

OM : Leonardo Balerdi fait craquer tout le monde !

Une nouvelle fois dépassé dans le jeu face à Toulouse et avec une tentative repoussée durant la séance de tirs au but, Leonardo Balerdi attire toutes les critiques, des supporters aux médias. L’Argentin semble avoir usé la patience de tout le monde.

Par Aurélien Léger-Moëc
7 min.
Balerdi face à Toulouse @Maxppp

Une de plus. Une élimination supplémentaire en Coupe de France, une humiliation de plus cette saison et une nouvelle prestation calamiteuse de Leonardo Balerdi. Un trois en un bien trop connu des supporters de l’OM, qui en ont ras la casquette et qui ne se sont pas gênés pour l’exprimer bruyamment au Vélodrome au coup de sifflet final. La colère s’est poursuivie dans la rue, au micro de La Provence qui se baladait au milieu de fans consternés, principalement par Leonardo Balerdi.

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Encore une fois, le défenseur est passé à côté de son match, et il ne s’est pas rattrapé durant la séance de tirs au but en voyant sa tentative repoussée par Haug. De quoi déclencher la fureur des supporters à son égard, alors qu’il avait récupéré le brassard de capitaine en l’absence de Pierre-Emile Hojbjerg, fraîchement nommé par Habib Beye. « Balerdi, qu’il retourne chez lui en Argentine », « Bon à rien Balerdi », « J’en peux plus, Balerdi je veux plus le voir, ni en capitaine ni en défense », les commentaires négatifs s’enchaînent. « Dès qu’on voit Balerdi tirer, on se dit c’est bon c’est fini », tacle un très jeune supporter.

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Une attitude qui choque

Noté 4 dans nos colonnes, 3 dans L’Equipe, et 2 dans La Provence, l’Argentin est à nouveau pointé du doigt. « Si l’Argentin a récupéré "son" brassard en l’absence de Hojbjerg, il n’a pas vécu une soirée de tout repos avec le poison Emersonn au marquage. Il lâche Cresswell, auteur de l’égalisation (60). Précieux à la relance, il manque surtout son tir au but, comme face à Annecy il y a trois ans », écrit La Provence dans ses notes. L’Equipe relate de son côté que Balerdi « a voulu en découvre avec ses adversaires après le dernier tir manqué de son coéquipier Ethan Nwaneri » et qu’il était « très remonté ».

Ce qui questionne, là encore une fois de plus, l’attitude du défenseur. « Déjà de base il passe son temps à chambrer les joueurs et à s’embrouiller avec. Tu es quand même le capitaine de l’OM. Tu dois plus te concentrer sur le jeu, sur ton football, et de bien manier ta défense. Depuis très longtemps, il ne joue pas ce rôle-là comme il le devrait », l’avait tancé Adil Rami après la défaite face au PSG, début février. Le changement d’entraîneur et la perte du brassard n’ont rien changé à la nervosité d’un joueur qui cherche la confrontation dès que le jeu s’arrête.

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« Qu’il arrête ses attitudes de petit merdeux », s’est emporté Idriss Kasmi sur Le Phocéen. « Qu’il sache se faire petit dans les moments où il faut se faire petit. (…) Tu as perdu, tu as raté ton penalty, va réconforter ton collègue, les mecs t’ont battu, laisse les célébrer, va pas faire ton cinéma, où tu viens créer une fausse bagarre, parce qu’au milieu de stade il ne se passera jamais rien ! C’est facile de faire le malin ! »

Quel avenir ?

Un joueur est au sol ? Balerdi vient l’invectiver. Un autre se plaint auprès de l’arbitre ? Balerdi vient mettre son grain de sable. Un adversaire célèbre une victoire ? Balerdi veut en découdre. Mais cette agressivité permanente ne se retranscrit pas là où ça compte, sur le terrain, quand il faut intervenir à bon escient, bien lire une trajectoire, bien anticiper ou mettre le coup qu’il faut quand il faut. Est-il encore capable de remonter la pente ? « Le gars-là se fouette tout seul, il est en souffrance permanente. Je pense qu’il a des nœuds à la tête, mais les supporters ne vont pas avoir de peine. C’est trop dur, change d’univers, change de club. On le voit que tu veux bien faire, mais tu n’y arrives pas, tu es malade », a jugé Daniel Riolo sur RMC mercredi soir.

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Ce constat d’un Balerdi qui n’y arrive plus, aucun entraîneur ne se résout à le faire. On pensait que Roberto De Zerbi, avec un mercato copieux sur le plan défensif (Medina, Aguerd, Pavard), avait anticipé un recul de son Argentin dans la hiérarchie, se passant parfois de lui en début de saison. Mais il ne l’a jamais lâché et l’a toujours remis en jeu, le brassard en prime. Habib Beye, en tant que supporter marseillais, est forcément conscient de l’énorme passif de Balerdi. Et pourtant, il l’a titularisé face à l’OL puis Toulouse, après en avoir été privé contre Brest pour suspension. Tout le monde regardera samedi soir aux alentours de 20 heures si celui que les supporters ne veulent plus voir est encore sur la composition de départ…

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