Serie A

Les mauvais comptes de la Juventus

Luciano Spalletti s’est rendu compte de l’ampleur de la tâche samedi, après un deuxième match nul terne de la Juventus à domicile. Malgré des dépenses conséquentes pour se renforcer offensivement, la Vieille Dame ne peut pas s’appuyer sur ses onéreuses recrues…

Par Aurélien Léger-Moëc
2 min.
Jonathan David (Juventus) contre le Borussia Dortmund @Maxppp

« D’Openda au mystère João Mario : la Juve, vous avez dépensé 70 millions pour un but et deux passes décisives. » Difficile de faire plus tranchant que ce titre de La Gazzetta dello Sport, qui a décidé de dresser un nouveau bilan de l’apport ridicule des recrues estivales. Contre le Torino samedi, le nouvel entraîneur Luciano Spalletti a de nouveau choisi de faire confiance à Dušan Vlahović, pourtant touché au dos comme il l’a révélé en conférence de presse, l’homme qui était pourtant poussé au départ ces derniers mois en raison de sa situation contractuelle. Sur le banc donc, Jonathan David et Loïs Openda, deux attaquants censés incarner le renouveau de la Vieille Dame.

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Ajoutez à ces deux noms le recrutement d’Edon Zhegrova et du latéral offensif João Mário, et vous obtenez donc la somme de 70 M€. Pour 1 but, inscrit par Jonathan David lors de la 1ère journée de Serie A face à Parme, et 2 passes décisives (1 pour David, 1 pour João Mário). Outre leur inefficacité, c’est désormais leur place dans la rotation qui est discutée. Car Spalletti ne semble pas leur accorder une grande confiance. Alors qu’il avait joué 57 % du temps avec Igor Tudor, démis de ses fonctions, David est passé à 13 % avec le nouveau coach. Openda, qui n’a plus marqué le moindre but en club ni en sélection depuis le 11 avril, joue également toujours aussi peu. Quant à Zhegrova, qui devait retrouver le rythme, il est entré en jeu lors des deux dernières rencontres, pour une vingtaine de minutes.

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Les recrues ne jouent pas

Le ratio coût/bénéfice du recrutement estival est donc clairement pointé du doigt, et quand on regarde l’équipe alignée par Spalletti face au Torino, elle s’appuie sur les recrutements des années précédentes : l’ère Giuntoli (Di Gregorio, Kalulu, Koopmeiners, Thuram, Conceição), celle de l’ancien directeur sportif Federico Cherubini (Gatti, Locatelli, Cambiaso, Yildiz, Vlahovic) et même de l’ère Paratici (Rugani et McKennie). Tous les véritables nouveaux venus (on ne compte pas les achats suite aux prêts des saisons passées) n’ont ni temps de jeu, ni impact.

Officiellement, Spalletti n’écarte personne, il est en début de mandat et continue sa revue d’effectif. Il a déjà annoncé vouloir faire évoluer son schéma tactique, actuellement en 3-4-2-1, vers un 4-3-3 ou un système à deux attaquants, qui pourrait relancer David et Openda. Mais ces derniers sont bien obligés de préparer l’avenir, et plusieurs rumeurs ont par exemple déjà fait état d’un possible départ dès janvier de Jonathan David, qui possède le deuxième plus gros salaire de la Juventus.

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