Les chiffres historiques de la violente gifle infligée à l’AS Monaco
L’AS Monaco a vécu une soirée cauchemar au Santiago-Bernabéu. Balayé (6-1) par le Real Madrid, le club princier subit sa plus lourde défaite en Coupe d’Europe et voit sa crise défensive et offensive s’aggraver, alors que Sébastien Pocognoli se retrouve sous pression.
L’AS Monaco traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente, et le déplacement au Santiago-Bernabéu n’a fait que confirmer un malaise déjà bien installé. Malgré un succès récent contre Galatasaray en Ligue des champions, le club princier s’enfonce inexorablement dans une spirale négative, symbolisée par une série alarmante de sept défaites sur les huit derniers matchs de Ligue 1. À cela s’ajoute une hécatombe d’absents majeurs, dont Hradecky, Mawissa, Salisu, Cabral, Minamino, Pogba, Camara et Diatta, qui fragilise un groupe déjà en perte de confiance. Sur le banc, Sébastien Pocognoli voit sa position de plus en plus contestée, dans un contexte où les résultats ne suivent plus et où l’ASM a glissé à une inquiétante 9e place en championnat. Avant même le coup d’envoi à Madrid, tous les signaux étaient au rouge pour une équipe en quête de certitudes, de solidité et, surtout, de résultats.
Face à un Real Madrid pourtant lui aussi secoué ces dernières semaines, Monaco n’a pas résisté longtemps. Dès la 5e minute, Kylian Mbappé ouvrait le score, lançant une soirée cauchemardesque pour les Monégasques. Malgré quelques intentions intéressantes et des occasions notables de Balogun, Akliouche ou encore la frappe sur la barre de Zakaria, l’écart de niveau s’est révélé criant à chaque accélération madrilène. Vinicius Jr a martyrisé la défense rouge et blanche, délivrant des centres millimétrés, provoquant un but contre son camp et concluant lui-même un contre éclair d’une frappe surpuissante. Mbappé, Mastantuono et Bellingham ont également participé à la démonstration, portant le score à un cinglant (6-1). Le but de l’honneur inscrit par Teze n’a rien changé à la sensation d’impuissance totale ressentie par une ASM dépassée dans les deux surfaces et punie à la moindre erreur.
Une déroute historique
Les statistiques issues de cette rencontre donnent le vertige et illustrent l’ampleur du naufrage. Pour la première fois de son histoire, l’AS Monaco a encaissé six buts lors d’un match de Coupe d’Europe, concédant au passage la plus lourde défaite continentale de son existence. Le Real Madrid, de son côté, n’avait jamais inscrit six buts face à un club français en compétition européenne. Ce 6-1 vient s’ajouter à une liste peu flatteuse où figurent Lille, le PSG ou Lens, tous victimes de corrections similaires ces dernières années. Plus globalement, Monaco affiche cette saison une moyenne de 1,81 but encaissé par match toutes compétitions confondues (49 buts en 27 rencontres), un niveau jamais atteint depuis l’exercice 1975-1976. Une statistique glaçante qui résume à elle seule les failles défensives récurrentes du club.
Cette débâcle accentue aussi la pression autour de Sébastien Pocognoli, désormais premier entraîneur de l’ASM depuis Thierry Henry à compter huit défaites après ses 18 premiers matchs officiels sur le banc. Un ratio inquiétant, reflet d’une équipe en manque de repères et de confiance. Interrogé sur son avenir, le technicien belge a toutefois tenu un discours combatif, malgré la gravité de la situation. « Mon futur, je suis assez serein. On apporte du jeu. Les résultats ne suivent pas mais je peux me regarder droit dans une glace et dire qu’on fait le maximum. La situation est difficile ». Avant d’ajouter, avec conviction : « j’ai la force, la conviction que mes idées passeront à un moment dans ce club. Si on y croit ensemble, on le fera. Mon futur, ce n’est pas moi qui le décide. Je ne changerai pas une seule chose de ce que j’ai fait jusqu’à présent ». Reste à savoir si cette confiance affichée résistera à la réalité des chiffres… et aux prochaines échéances décisives qui attendent une AS Monaco au bord de la rupture.
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