Brésil, PSG : David Luiz superstar !
Ici, au Brésil, derrière Neymar, David Luiz est la superstar de la Seleção. Le tout nouveau défenseur du Paris SG est le chouchou du public et des publicitaires qui se l’arrachent. Décryptage.
Reconnaissable entre mille avec sa grosse tignasse, David Luiz (27 ans) est une superstar au Brésil. Le défenseur de la Seleção, qui a signé au Paris SG jusqu’en juin 2019 il y a quelques jours, est partout ici. Affiches en 4x3 dans les rues des principales villes du pays et dans les aéroports, pages de réclames dans les grands magazines et journaux brésiliens, spots publicitaires en pagaille à la télévision : la cote du natif de Diadema est au plus haut, chez les petits et les grands. L’agence brésilienne Controle da Concorrência avance ainsi qu’il est apparu dans 756 pubs sur les principales chaînes du pays, à savoir Bandeirantes, Globo, Record, Rede TV et SBT, entre le 1er janvier et le 10 juin de cette année.
Seul le n° 10 de la formation auriverde, Neymar, a fait mieux (3 366 apparitions recensées) et le devance dans ce classement qui en dit long sur l’ampleur de sa popularité. L’ancien Blue de Chelsea est, toujours derrière l’attaquant du FC Barcelone, le joueur de la Seleção qui perçoit le plus grâce à ses contrats publicitaires. À en croire la publication sportive Placar, ses neuf partenariats commerciaux (DirecTV, Gatorade, Gillete, Itaú, Nike, Pepsi, Seguros Unimed, Tam et Vivo) lui permettent d’empocher entre 3 et 9 M€ par an. Un sacré pactole ! 
« Si David Luiz est aussi populaire auprès des publicitaires, c’est pour plusieurs raisons », nous a indiqué Sócrates Júnior de l’agence de marketing sportif Players Brasil. « D’abord, il est l’une des références de la Seleção sur le terrain. Si ses performances sur le terrain n’étaient pas bonnes, il ne serait pas autant demandé. Ensuite, il se distingue des autres joueurs par son charisme. Sa coupe de cheveux, ses pitreries, sa gentillesse et son sourire toujours scotché sur son visage font de David un des joueurs les plus aimés, les plus extravertis et les plus charismatiques de l’équipe du Brésil. C’est pour cela qu’il est un objet de désir pour les marques ».
S’il est l’idole des communicants, l’ex-joueur de Benfica est également l’un des chouchous du public. Depuis le début du Mondial, il est l’un des plus sollicités par les supporters brésiliens, et notamment les plus jeunes. Celui que l’on surnomme ici Tahiti Bob en référence à sa ressemblance capillaire avec le personnage de la série Les Simpsons les met tous à ses pieds grâce à sa bonne humeur et ses grimaces originales. Sur les réseaux sociaux, il est très actif (2,84 millions de followers sur Twitter ; plus de 11 millions de fans sur Facebook et 1,817 million d’abonnés sur Instagram), postant régulièrement des messages d’affection, des appels à la mobilisation des supporters de ses équipes et des photos toujours plus drôles.
Pour autant, toutes ces démarches ne sont pas feintes. Sa nature profonde est de partager sa joie de vivre et sa passion avec le public. « Mes parents m’ont appris à davantage remercier qu’à me plaindre, à sourire plutôt qu’à être triste. Ils m’ont fait comprendre qu’il y avait toujours plus mal loti que soi, qu’il fallait aider et ne pas se plaindre. Je suis un privilégié, béni par Dieu. J’ai la chance de représenter plus de 200 millions de personnes joyeuses, car c’est un trait de caractère du peuple brésilien », confiait-il lors d’une récente conférence de presse tenue au Brésil. Mais David Luiz n’est pas qu’un joueur souriant et aimable avec son public, il s’engage aussi pour des causes justes et fortes. Avec Oscar et Ramires notamment, il prête par exemple son image à la lutte contre la prostitution enfantine dans son pays.
« Il est l’un des joueurs à la conscience politique la plus développée. L’année passée, pendant la Coupe des Confédérations, il a été le seul joueur à avoir le courage de soutenir les manifestations. Il a par ailleurs fait plusieurs déclarations intéressantes au sujet de la situation politique du pays, ce qui lui donne une bonne image », nous a expliqué Sócrates Júnior. Un constat également dressé par Geison Lisboa, journaliste pour la radio brésilienne Radio Bandeirantes. « C’est un joueur charismatique qui réalise beaucoup d’actions sociales. Il n’a pas oublié d’où il venait. Il aide sa communauté. Il aide aussi des centres qui viennent en aide aux enfants. C’est important. C’est un joueur qui n’a pas oublié ses origines. Il est vrai. C’est pour ça que les Brésiliens l’aiment tant », a-t-il expliqué.
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Non content d’avoir recruté un défenseur de classe internationale polyvalent (il peut également évoluer au poste de milieu défensif), le Paris SG, toujours selon notre confrère brésilien, s’est offert une vitrine de plus au Brésil. « Le PSG est aujourd’hui un des meilleurs clubs du monde. Avec Lucas et Thiago Silva, le club est déjà très connu ici au Brésil. Je pense qu’il va encore augmenter sa popularité. À n’en pas douter, on risque de beaucoup parler de David Luiz et du PSG la saison prochaine ici ». Le club de la capitale pourrait donc profiter de l’image de sa recrue au Brésil, mais aussi en France. Les publicitaires et les partenaires commerciaux français succomberont peut-être prochainement eux aussi aux charmes de celui qui apprend déjà la langue de Molière.
« Il incarne la jeunesse, le Brésil, la bonne humeur, le côté robuste et fiable, de par sa grande taille et son style de jeu. Il va jouer dans une équipe de stars, le PSG, qui est maintenant très suivi par un public très varié, le passage de Beckham ayant fortement contribué à développer le côté pro et glamour du club. C’est un vrai professionnel. Il renvoie à de belles valeurs, il est très connu, il est élégant et il a un style qui lui est propre. En résumé, il a tout ce qu’il faut pour attirer une marque qui va pouvoir bénéficier de toutes ses qualités », nous a confié Christian Ferreira, PDG de l’agence de communication BeCube Agency, qui gère notamment l’image de l’international tricolore Eliaquim Mangala. En misant sur David Luiz, le PSG a tiré le gros lot, sur et en dehors du terrain. Ça promet !
Au Brésil, AP
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