France - Paraguay : les notes du match

Pour sa deuxième rencontre de préparation en vue de la Coupe du Monde, l'équipe de France s'est contentée d'un match nul face au Paraguay (1-1).

Par La Rédaction FM
9 min.
France Olivier Giroud Maxppp
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Deuxième match de préparation pour l'équipe de France. Les Bleus, qui avaient ce mardi corrigé la Norvège (4-0) au Stade de France, accueillaient ce dimanche le Paraguay, du côté de l'Allianz Riviera de Nice. Et dans une enceinte pleine, avec quelques 35 200 supporters dans les tribunes, les Bleus étaient les premiers à se mettre en évidence, Rémy (10e) ne trouvant néanmoins pas le cadre après un bel enchaînement. La possession, 70% pour la bande à Deschamps au quart d'heure de jeu, donnait le ton de la partie. La France imposait son rythme, et Giroud trouvait en retrait Matuidi (22e), pour une frappe trop écrasée captée par le gardien adverse.

Les Paraguayens tentaient malgré tout d'exister, et Caceres (29e) prenait sa chance, contraignant Lloris à sortir une parade peu académique. De quoi piquer les Français au vif, et Pogba (30e) de décocher un tir puissant du gauche, sans réussite. Dominateurs, les Bleus multipliaient les essais, et Giroud parvenait à ajuster un centre à destination de Rémy (32e), dont la reprise acrobatique fuyait le cadre. Et si Matuidi (42e) faisait passer un dernier frisson dans l'arrière-garde paraguayenne, c'est bien sur un score de 0-0 que les deux équipes regagnaient les vestiaires.

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À la reprise, Giroud faisait toujours autant de bien en point de fixation, et centrait pour Valbuena (49e) qui, en dépit d'une belle envolée, ratait son coup de tête. Le Paraguay répliquait, et sur un coup franc puissant, Samudio (52e) tombait sur un Lloris vigilant. Mais la France dominait bien, et Giroud (59e) prenait le dessus sur ses vis-à-vis de la tête, le gardien sortant néanmoins l'arrêt. Alors, à force de pousser, Paul Pogba et ses coéquipiers parvenaient à ouvrir la marque. Suite à une tête de Giroud mal repoussée, Griezmann (82e) héritait du cuir et ajustait la mire, faisant vibrer l'Allianz Riviera de bonheur. Joie de courte durée néanmoins, Caceres (89e) remettant les pendules à l'heure en fin de match, d'une déviation du bout de la tête. Score final 1-1.

L'homme du match : Olivier Giroud (7) : à n'en pas douter, le Français le plus en vue dans cette partie. L'avant-centre a été dans tous les bons coups dans cette partie, jouant d'abord les coéquipiers modèles en trouvant ses partenaires dans son rôle de point de fixation. Jouant parfaitement en pivot, il a su créer des occasions pour ses collègues avant de se distinguer lui-même, comme sur cette tête (59e). Impliqué sur l'ouverture du score de Griezmann.

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France :

  • Lloris (5) : le Niçois de naissance a eu droit à un bel accueil de la part du public, littéralement ovationné. Dans cette ambiance chaleureuse, le portier peu mis en difficulté a réalisé deux parades (29e, 52e). S'est toutefois incliné en fin match sur un but de Caceres (89e).

  • Sagna (4,5) : Debuchy titulaire contre la Norvège, c'est le Gunner qui occupait ce dimanche le flanc droit de la défense tricolore. Un match très discret de la part du latéral. Pas inquiété plus que de raison défensivement, il n'en a pas profité pour lâcher les chevaux sur le plan offensif. Dommage.

  • Koscielny (5,5) : le taulier de la défense d'Arsenal a alterné le bon et le moins bon. Le bon, comme une rage de vaincre dans les duels, se battant comme il en a l'habitude. Le moins bon, comme des erreurs d'inattention, à l'image d'une relance dans les pieds d'un attaquant adverse. Mais, globalement, sa prestation fut plutôt bonne.

  • Sakho (6) : de l'impact, de l'agressivité, de l'envie dans les duels, Mamadou Sakho était semble-t-il déterminé à faire mieux que face à la Norvège, cinq jours plus tôt. Mission accomplie pour l'ancien du PSG, qui a notamment été précieux dans le domaine aérien. Remplacé à la pause par Mangala (6). Dans le même tempo que le joueur de Liverpool, le défenseur du FC Porto a fait le métier.

  • Evra (6) : l'arrière gauche a réalisé un bon match. Pas inquiété défensivement tout comme Sagna, le Mancunien a en revanche pris bien plus régulièrement son couloir, participant aux offensives tricolores. Auteur de quelques montées vraiment intéressantes.

  • Cabaye (5,5) : devant la défense, le milieu de terrain du Paris Saint-Germain n'a pas tremblé outre mesure. Pas franchement mis en difficulté par une équipe paraguayenne avant tout là pour défendre, il n'a pas eu à se battre défensivement, et a fait le métier à la construction, sans plus. Remplacé à la pause par Mavuba (5). À l'instar de son ancien coéquipier à Lille, le Dogue n'a pas franchement sorti les crocs. Discret.

  • Matuidi (6) : le milieu de terrain français qui a le plus tenté sa chance face au but. Le joueur du Paris Saint-Germain a adressé quelques bonnes frappes (22e, 42e) qui auraient mérité meilleur sort. Son activité dans l'entrejeu a également été précieuse, malgré un jeu de passes parfois décevant. Remplacé par Grenier (64e).

  • Pogba (5,5) : buteur il y a cinq jours face à la Norvège, le crack de la Juventus Turin n'a ce coup-ci pas su trouver le chemin des filets, lui qui a pourtant tenté sa chance du pied gauche (30e). Qu'importe, le Bianconero de 21 ans s'est bien comporté dans l'entrejeu, techniquement au-dessus - parfois peut-être un peu suffisant -, et faisant parler sa puissance. Doit en revanche mieux maîtriser ses nerfs sur certains coups.

  • Valbuena (6,5) : petit Vélo est monté en régime au fil des minutes. S'il n'a pas été franchement tranchant dans le premier acte, il a su monter d'un cran au retour des vestiaires, en provoquant, en dribblant, et en percutant comme il sait si bien le faire. Si le Marseillais n'a pas réalisé son meilleur match en Bleu, il a toutefois montré toute son importance. Remplacé par Sissoko (72e).

  • Rémy (6) : l'ancien joueur de l'OGC Nice avait visiblement des fourmis dans les jambes en retrouvant les terres azuréennes. Certes, ses détracteurs pourront dire que l'attaquant formé à l'Olympique Lyonnais a pas mal vendangé, ne cadrant que peu de tentatives (10e, 32e). Pour autant, le buteur de Newcastle a eu le mérite de se créer des occasions, de provoquer, et de faire naitre le danger de par sa vitesse de pointe. Remplacé par Griezmann (64e), qui en a profité pour inscrire son premier but en Bleu, en trois sélections.

  • Giroud (7) : voir ci-dessus.

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Paraguay :

  • Silva (6,5) : sans conteste le meilleur de son équipe ce soir, et cela est fort logique au vu du scénario proposé par le match. Un attaque-défense pour l’Equipe de France qui a donc mis à contribution le gardien de but. Malgré des sorties risquées et pas exemptes de tout reproche (11e), il a néanmoins fait du bon travail devant les nombreuses offensives françaises. S’il ne peut pas grand-chose sur le splendide but de Griezmann, il a capté de nombreuses tentatives (22e), et s’est montré impérial devant Giroud (58e, 59e, 82e).

  • Coronel (3,5) : positionné sur l’aile droite, il s’est montré disponible à plusieurs reprises sur son côté. Souvent trouvé lorsque son équipe était en possession du cuir, il a réalisé quelques centres qui ont cependant manqué de précisions. D’un point de vue défensif, il a éprouvé de nombreuses difficultés face à la rapidité des Bleus et a eu le mérite de redescendre prêter main forte à Cardozo.

  • Cardozo (4) : la Paraguayen s’est montré extrêmement fébrile sur son côté droit face à la vitesse de Loïc Rémy et les montées de Patrice Evra. S’il a beaucoup subi, il a aussi sauvé les siens en contrant in extremis un tir de Giroud qui prenait la direction du but (21e). Un Giroud synonyme de calvaire, puisqu’il n’a que très rarement pris le dessus sur l’attaquant des Gunners. Remplacé par Orue (75e).

  • Ortiz (3,5) : sans cesse mis en difficulté, le jeune défenseur de 21 ans a eu fort à faire. Quelques interventions intéressantes, mais surtout énormément de duels perdus, notamment aériens où il n’a absolument pas fait le poids devant Olivier Giroud. Il a commis aussi plusieurs fautes et n’a finalement pas assumé sa position axiale dans cette défense à trois.

  • Alonso (4,5) : placé à gauche de cette défense, il a plutôt bien tenu alors qu’il n’a pas beaucoup pu compter sur le soutien de Samudio. Sérieux il a arraché quelques ballons précieux mais a également montré ses limites sur certains duels.

  • Samudio (4) : en délicatesse, il a essayé de se dépêtrer de la marée française, mais n’a pas pu faire la différence balle au pied. Transparent une bonne partie du match, il a profité d’un coup de pied arrêté bien placé pour mettre en difficulté le portier des Bleus d’une frappe puissante. Sinon, rien à signaler. Remplacé par Gonzalez (77e).

  • Caceres (5,5) : positionné aux côtés d’Oviedo, Caceres n’a que très peu influencé le jeu des siens. Malgré quelques bonnes orientations du jeu, la physionomie du match ne permettait pas au milieu de terrain de s’exprimer. S’est illustré par une vicieuse frappe contrée qui a mis en difficulté Lloris (29e) et a réussi à arracher l’égalisation de la tête en fin de match (89e).

  • Oviedo (5,5) : combatif, le milieu de terrain défensif représente à lui seul l’esprit de son équipe. Oviedo n’a pas compté ses efforts et a énormément couru pour contrer les offensives françaises. Il a également bien combiné dans l’entrejeu avec ses coéquipiers. Remplacé par Torales (90e).

  • Mendieta (non noté) : une deuxième sélection à vite oublier pour le Paraguayen. S’il a pris de nombreux coups, il n’a finalement que très peu existé face aux gabarits plus robustes des français. Mais a tout de même eu l’occasion de tenter sa chance sur un coup franc excentré qui a frôlé la transversale de Lloris (33e). Sorti sur blessure, remplacé par Rojas (4) (42e), qui a véritablement apporté de la vitesse dans le jeu de son équipe lorsqu’il en a eu l’occasion.

  • Romero (5) : le feu follet de 21 ans a joué le rôle de dynamiteur, mais malheureusement il n’a pu se mettre en avant qu’à de (trop) rares reprises. Au vu de la faible possession de balle du Paraguay, Romero n’a finalement pas eu la chance de faire la différence, mais a néanmoins montré de réelles qualités.

  • Santa Cruz (4) : soirée bien difficile pour l’ancien buteur du Bayern Munich. S’il n’a clairement plus ses jambes de 20 ans, il a essayé de survivre face à Sakho et Koscielny mais sans grande réussite. Énormément de déchet techniques avec de nombreuses passes ratées. Il a de plus, mal repris de la tête un excellent centre venu de la droite (23e). Remplacé par Benitez (65e).

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