L'hommage du Stade de Reims à Bernard Gonzalez

Quelques minutes après l’annonce du suicide du médecin chargé de son équipe première, Bernard Gonzalez (60 ans), le Stade de Reims lui a rendu hommage sur son site officiel. « C’était un homme de sciences et de lettres, d’une intarissable curiosité. C’était un homme de papier, d’encre, qui vous écrivait d’une écriture raturée mais au verbe soigné. C’était une âme d’artiste, un batteur rock qui tapotait le rythme en vous prenant la tension au poignet. C’était une démarche, le cou penché, un pas toujours pressé. C’était une voiture, une vieille Saab dont les bruits d’échappement résonnaient. C’était une mallette en cuir brun, dans laquelle il naviguait malgré pléthore d’ordonnances froissées. C’était un amoureux du Stade de Reims, de son histoire et de son passé singulier. C’était un amateur du beau geste, de Michel Platini et de ses coup-francs millimétrés. C’était notre médecin, notre doc, notre « Narbé » et il restera Stadiste à jamais. »

Jean-Pierre Caillot, président du club, s’est lui aussi exprimé : « les mots me manquent, je suis abasourdi, prostré devant cette nouvelle. Cette pandémie touche le Stade de Reims en plein cœur, c’est une personnalité de Reims et un grand professionnel du sport qui nous a quittés. Sa mission au club de plus de 20 ans a été réalisée avec le plus grand professionnalisme, de manière passionnée et même désintéressée. Le Docteur Gonzalez, dans les périodes les plus dures du club, a ainsi œuvré de manière bénévole. C’est un médecin précis dans ses missions et artiste par ses passions. Bien sûr, il y avait entre nous des frottements, des frictions amicales, celles de tout club entre le sportif et le médical mais on avait fait de cette dualité un jeu. C’est mon médecin personnel et aujourd’hui, toutes mes pensées, celles du club dont il restera une figure forte, vont vers son épouse et ses parents. Aujourd’hui, c’est un drame qui nous frappe. »

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