« J’ai reçu tout un tas de belles offres, mais c’est finalement avec beaucoup de conviction que j’ai choisi le RSC Anderlecht. Vincent Kompany fut mon coéquipier à Manchester City entre 2011 et 2017. Je le connais très bien et je sais quel projet il a en vue pour le RSC Anderlecht. Avec Vincent et avec toute l’équipe, je vais mettre tout en œuvre afin que ce projet soit une réussite, » déclarait Samir Nasri lors de son officialisation par le club 34 fois champion de Belgique, il y a quatre jours. De premières déclarations qui en ont amené d’autres, ce mardi, alors que l’international français aux 41 sélections était présenté à la presse. Détendu, souriant, le joueur de 32 ans n’a éludé aucun sujet. À commencer par le rôle qui lui sera confié par Vincent Kompany.

Un rôle de grand frère à Anderlecht

"Minot" de l’OM, membre des "Baby Gunners" rendus célèbres par un certain Patrice Evra, Samir Nasri n’est jamais vraiment parvenu à se défaire de l’image du gamin de la Gavotte-Peyret. En Belgique, le Marseillais devrait se voir offrir un rôle de grand frère, en tout cas de modèle. Comme il l’a lui-même déclaré. « Pour la première fois de ma carrière, j’aurai un rôle un peu différent, d’exemple, je devrai apporter mon expérience à un groupe talentueux, mais très jeune. Quand j’ai commencé à Marseille, c’est Fabien Barthez et Bixente Lizarazu qui m’ont pris sous leur aile. Ailleurs, j’ai toujours été très jeune, et jamais le vétéran d’une équipe ! Je veux me servir de l’expérience acquise dans des clubs comme Arsenal ou Manchester City pour encadrer les jeunes et être le relais de Vincent sur le terrain. Après les difficultés que j’ai traversées, cela peut servir d’exemple à la nouvelle génération, je serai là en cas de besoin. »

Se stabiliser en Europe pour l’équilibre familial

Alors que le joueur avait lui-même révélé avoir « reçu tout un tas de belles offres », Vincent Kompany, le nouvel entraîneur-joueur des Mauves et son partenaire chez les Citizens de 2011 à 2017, n’a pas eu besoin de beaucoup d’arguments pour le convaincre de le rejoindre. « Avec Vincent, cela n’a pas duré longtemps : il m’a appelé, et j’avais envie de rester en Europe, de m’inscrire dans un projet intéressant et différent. D’un point de vue familial, avec un fils en bas âge, c’était aussi mieux pour moi de rester en Europe plutôt que d’aller chercher un contrat un peu plus lucratif à l’étranger. Devenir papa, ça change pas mal un homme, j’ai acquis de la maturité récemment. L’argent n’est pas ma motivation, c’est plus le projet sportif et le fait de travailler avec un ami à moi et d’être vraiment impliqué dans ce projet qui a été le plus important pour moi. » 

Loin des projecteurs pour se refaire une santé

Semble-t-il apaisé, avec le double statut de père de famille et taulier du vestiaire, le nouveau numéro 14 des Mauves découvrira la Jupiler Pro League, première division belge, cette saison. Après une saison catastrophique, Anderlecht se reconstruit, loin de l’agitation des joutes européennes. Pas un problème pour le natif de Marseille, qui a besoin de temps après une blessure. « Je sors d’une saison avec des blessures, le fait de ne jouer qu’une fois par semaine, c’est une bonne chose pour mon corps, cela me permettra de bien récupérer et de m’habituer à nouveau à cette charge de travail. Mon objectif, comme celui du club, c’est d’être champion en jouant un rôle majeur, et de retrouver la Champions League. J’ai un peu suivi la compétition belge par le passé, et le plus important pour moi, c’est d’être prêt pour les play-offs », a-t-il raconté, précisant qu’il allait suivre une préparation individuelle pour retrouver son niveau et monter en puissance doucement.

« Les acteurs du monde du foot, connaissent le vrai Samir »

À chaque fois qu’il pose ses valises dans une nouvelle ville, Samir Nasri porte sur lui un bagage qu’il se verrait bien semer sur son chemin. Quelques casseroles extra-sportives qui lui valent aujourd’hui d’être considéré comme un élément perturbateur par certains. Une fois n’est pas coutume, les journalistes présents lors de la conférence de presse du milieu offensif ont évoqué sa réputation sulfureuse. Et le joueur leur a répondu. « Comme j’ai eu des problèmes avec la presse française par le passé, c’est ce qui ressort, l’opinion publique et les gens te connaissent à travers l’image qu’on renvoie de toi dans la presse. Mais les gens qui me connaissent, les acteurs du monde du foot, connaissent le vrai Samir. Mais j’ai fait des erreurs, j’ai un caractère bien trempé aussi, et quand je suis en conflit, je ne fais pas semblant. C’est peut-être pour ça que vous avez vu de mauvaises choses à mon sujet sur internet ! », a-t-il lâché.

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