Le 1er septembre dernier, alors que la saison avait déjà démarré en France mais aussi en Espagne, l’Espanyol officialisait l’arrivée, ou plutôt le retour, de Sergi Darder. Après deux saisons du côté de Lyon, le milieu de terrain revient dans son club formateur, qu’il avait quitté en 2012 pour rejoindre l’Andalousie et Malaga. Et après quelques matchs - quatre plus exactement, tous commencés en tant que titulaire - le bilan est plutôt positif. Le contexte était plutôt favorable il faut dire. L’ancien de l’OL est effectivement arrivé dans un club qu’il connaît donc, mais surtout dans une équipe qui est pratiquement la même que la saison dernière, et donc déjà bien huilée.

Un arsenal offensif assez impressionnant, avec des joueurs comme Leo Baptistao, Pablo Piatti ou Gerard Moreno, ainsi qu’une défense assez solide, notamment grâce à un bloc équipe solide. Et ça tombe bien, il manquait justement un milieu de terrain avec un profil un peu plus créatif, mais aussi capable de temporiser, de mettre le pied sur le ballon et de dicter le tempo. Darder tombait à pic donc, et très vite, Quique Sanchez Flores lui a donné les clés du camion. Son entrée dans le onze a d’ailleurs légèrement changé le système tactique du club catalan, jusqu’ici habitué au 4-4-2.

A l’origine du changement de système de l’Espanyol

Ainsi, Darder a pris place dans l’entrejeu, aux côtés de Diop ou de Javi Fuego. Ce qui a permis à QSF de positionner Jurado plus haut sur le terrain, en mediapunta, où il s’épanouit plus facilement, donnant naissance à une sorte de 4-4-1-1, avec Gerard Moreno à la pointe de l’attaque, et Piatti et Leo Baptistao sur les côtés, ce qui au final revient souvent à une sorte de 4-2-3-1 sur les séquences offensives, les deux derniers joueurs cités étant particulièrement offensifs et étant souvent à la finition des actions. Quant à Darder, il est déjà très à l’aise et s’est rapidement intégré dans le système de Sanchez Flores. Propre dans les transmissions, il offre plus de contrôle et de sérénité à l’équipe, et contribue à sortir le ballon plus proprement. Son entente avec Jurado, qui apporte une touche technique supplémentaire, est particulièrement appréciée par les supporters pericos.

« Mon travail repose sur le traitement du ballon et sur le fait de donner un peu plus de qualité au milieu de terrain. Mais quand tu joues dans un 4-4-2, tu dois aussi courir. Mon football ne dépend pas de donner 10 passes décisives par saison, sinon de faire jouer les autres et essayer que la relance et la circulation passent un peu plus par moi. C’est ma qualité, faire que ce qui est difficile semble plus facile qu’il l’est », a expliqué le principal intéressé dans un entretien accordé à Marca à la mi-septembre. En tout cas, fans et journalistes sont déjà sous le charme. « Sergi Darder, la pièce qu’il manquait au puzzle de Quique », pouvait-on par exemple lire sur AS,

Et les résultats sont là. Si on met de côté cette lourde défaite contre le voisin blaugrana (5-0) pour le premier match du natif d’Artà, l’Espanyol a remporté sa rencontre face au Celta (2-1), a tenu le nul chez Villarreal (0-0) et a écrasé le Deportivo La Corogne (4-1), et ce après un début de saison très moyen en termes de résultats. Après un mois, force est de constater que Sergi Darder a fait un choix gagnant en revenant chez lui à l’Espanyol. Et, lorsqu’il sera encore plus à son aise et qu’il prendra un peu plus de risques balle au pied, il aura toutes les cartes en main pour devenir une référence à son poste en Liga.

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