L’Espagne se réveille avec la gueule de bois. La Roja, éliminée dimanche en 8e de finale du Mondial par le pays hôte, la Russie (1-1, 3 t. a. b. à 4), se demande encore comment elle a pu en arriver là. Et, comme souvent dans ces cas-là, tous les regards se tournent vers le sélectionneur Fernando Hierro, forcément fragilisé. L’ancien pensionnaire du Real Madrid, pas programmé pour endosser ce costume, a dû pallier le départ de Julen Lopetegui deux jours avant le premier match, contre le Portugal (3-3).

Son mandat à la tête de la bande de Sergio Ramos n’a visiblement pas convaincu, et ce, même si plusieurs poids lourds du vestiaire l’ont publiquement soutenu. « Mon avenir ? C’est ce qui m’importe le moins... », a lancé l’intéressé en conférence de presse d’après-match, repris par le président de la Fédération Espagnole de Football Luis Rubiales. « Ce n’est pas le moment d’en parler », a-t-il confié. Et pourtant, ce lundi, déjà, les rumeurs au sujet de son successeur se multiplient de l’autre côté des Pyrénées.

Sanchez Flores favori, Michel encore en lice !

As croit savoir qu’un favori se dégage : il s’agit de Quique Sanchez Flores. Libre de tout contrat, le technicien espagnol - passé par Valence, l’Atlético Madrid, Benfica, l’Espanyol ou encore Watford - répond à plusieurs des critères recherchés par les instances espagnoles. Il pourrait incarner le renouveau souhaité par les dirigeants ibériques. Mais il est loin d’être le seul candidat évoqué par le quotidien sportif espagnol. Le nom de Luis Enrique, lui aussi libre, revient avec insistance, tout comme celui de l’ancien coach de l’Olympique de Marseille Michel, disponible sur le marché.

D’autres techniciens comme Paco Jémez et Quique Setién sont évoqués, davantage pour le style de jeu qu’ils seraient capables d’inculquer à la Roja. Roberto Martinez, l’Ibère toujours en course en Russie à la tête de la Belgique, est l’un des noms cités, tout comme les pistes, beaucoup plus compliquées, menant à des coaches sous contrats : Rafael Benitez, Marcelino et Unai Emery. Qu’on se le dise, ça va bouger sur le banc de l’Espagne !