De Johnny Ecker, on retient deux éléments en particulier. D’abord, un but inscrit sous le maillot lillois, à l’orée de la saison 2001/2002 dans un tour préliminaire de Ligue des Champions face à Parme : un coup-franc surpuissant d’une trentaine de mètres. Puis, ce plâtre au poignet droit qu’il a dû endosser sur les pelouses à son époque marseillaise. Au vrai, Johnny Ecker est dans tous les cas une figure de la Ligue 1 du début des années 2000.

Pourtant, cette Ligue 1, le rugueux défenseur ne l’a découverte qu’à l’âge de 27 ans. Avant cela, il aura évolué 6 saisons au sein de son club de cœur Nîmes entre National et Ligue 2, marquant tout de même l’opinion en étant l’un des cadres de l’effectif ayant rallié la finale de Coupe de France en 1996. C’est en rejoignant le LOSC d’Halilhodžić, qu’il accèdera à l’élite, après une montée glanée dès sa première campagne dans le Nord. La suite est donc celle du joueur qui monte, et qui rejoint une écurie plus importante, à savoir l’Olympique de Marseille, qu’il fréquentera trois saisons avant de retrouver les divisions inférieures.

Après une pige à Guingamp, il retrouvera les Crocos nîmois pour finir sa carrière pro, avant de revenir au club de ses débuts, Beaucaire. Gêné par sa cheville, il mettra un terme final à son parcours de footballeur à l’issue de la saison 2011. Mais ce n’est pas pour autant qu’il a quitté ce dernier club. Comme il l’a révélé dans une interview accordée au site officiel du LOSC cette semaine, l’ancien défenseur, diplômes à l’appui, entraîne désormais les jeunes.

« Je suis éducateur sportif pour les jeunes de Beaucaire, mon club d’origine. Je gère les enfants jusqu’aux 15 ans. Je donne aussi des conseils aux autres éducateurs et les aide à mettre en place leurs séances. En fait, je transmets ma passion et mon expérience en tant que bénévole et c’est un vrai régal quotidien ! » Enthousiaste quant à sa reconversion, l’ancien Lillois et Marseillais n’envisagerait donc pas de s’asseoir sur le banc d’un club pro.