Quelques semaines après les accusations de Bertrand Desplat, président de l’EAG, le club breton et le SM Caen se retrouvaient sur la pelouse du Roudourou. Avec cinq points d’avance, les Normands se déplaçaient en confiance mais se devaient de gagner pour conforter leur place de barragiste et pourquoi pas espérer viser plus haut. Guingamp, de son côté, avait une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En effet, en cas de défaite, les hommes de Jocelyn Gourvennec faisaient un grand pas vers la Ligue 2... Dans ce contexte bouillant, Fabien Mercadal et Rolland Courbis, privés d’Alexander Djiku, alignaient une charnière centrale Gradit-Sankoh face au trio offensif Merghem-Roux-Thuram, muet depuis près d’un mois. Le technicien des Guingampais faisait également confiance à Ludovic Blas, éloigné des terrains depuis trois rencontres.

Dès le coup d’envoi, le ton était donné et les premiers coups aussi. Forcément conscients de l’enjeu de cette rencontre, les 22 acteurs sur le terrain tentaient de rentrer très vite, et parfois maladroitement, dans ce match de la peur. La première action était bretonne, mais la frappe de Mehdi Merhem, complètement dévissée, filait derrière la cage de Brice Samba (7e). Généreux, les locaux tentaient de déstabiliser le bloc visiteur, mais se heurtaient à un déchet technique trop conséquent pour se rapprocher de la cage caennaise. Il fallait une demi-heure à l’EAG pour trouver le cadre, mais la lourde frappe de Ludovic Blas était repoussée des deux poings par le portier des Malherbistes (32e). Sans surprise, les deux pires attaques de France regagnaient les vestiaires sur un score nul et vierge, qui arrangeait alors plus Caen que son adversaire du soir.

Une rencontre assommée par l’enjeu

Revenus sur le rectangle vert avec les mêmes intentions, les deux équipes repartaient sur la même lancée. Encore une fois, Guingamp essayait mais la frappe d’Etienne Didot n’accrochait pas le cadre (48e), tout comme celle de Marcus Thuram (54e). Malgré un stade et un parcage comble, la soirée était longue du côté des Côtes-d’Armor, la faute à un match rendu apathique par l’enjeu au classement. Longtemps inoffensifs, les Caennais attendaient la 79e pour faire passer un coup de froid dans les tribunes. Sollicité par Casimir Ninga, Malik Tchokounté se jetait mais manquait une opportunité en or d’ouvrir le score (79e). Trop faibles pour espérer trouver le chemin des filets, les deux clubs se quittaient finalement sur ce score de parité 0 à 0. Un résultat qui n’arrange pas du tout les affaires de Guingamp qui, avec cinq points de retard sur le barragiste à trois journées de la fin, file de plus en plus vers l’antichambre du football français.

Loin des préoccupations de l’EAG et du SMC, quatre clubs jouaient également en ce samedi. Assommés par Lille la semaine dernière (0-5), les Nîmois ont retrouvé le sourire. Sur la pelouse du Stade de Reims, les joueurs de Bernard Blaquart se sont imposés trois buts à zéro par l’intermédiaire de Jordan Ferri (26e), Renaud Ripart (43e) et Denis Bouanga (46e). Un succès qui permet au NO de doubler son adversaire du jour et de s’emparer de la huitième place. Un classement désormais très loin de celui des Girondins de Bordeaux, qui n’en finissent plus de dégringoler dans les bas-fonds de la Ligue 1. Incapables de gagner depuis la réception de l’OM le mois dernier, Benoît Costil et les siens se sont inclinés sur leur pelouse face au SCO d’Angers, vainqueur sur la plus petite des marges grâce à Stéphane Bahoken (40e). Le club au scapulaire est quatorzième et n’est toujours pas sauvé mathématiquement parlant. Autant dire que la fin de saison s’annonce longue du côté de la Gironde.

Les résultats du soir :

- Guingamp-Caen : 0-0

- Bordeaux – Angers : 0-1 (Stéphane Bahoken, 40e)

- Reims - Nîmes : 0-3 (Jordan Ferri 26e, Renaud Ripart 43e et Denis Bouanga 46e)