Pour les clubs de Ligue 1, le mercato estival reste un passage important pour poser les fondations d’une saison aboutie. Si les formations du championnat utilisent plusieurs stratégies pour répondre à leurs besoins, le risque zéro n’existe pas sur le recrutement. Et une bonne affaire qui a nécessité un certain flair au départ, peut vite devenir un mauvais choix. Voici donc ce onze des joueurs qui ne sont pas parvenus à tirer leur épingle du jeu depuis le début de saison.

Runar Alex Runarsson : débarqué cet été en provenance de Nordsjaelland (Danemark), le portier islandais avait tapé dans l’oeil des dirigeants du DFCO. Ces derniers n’ont pas hésité à débourser 1,5 million d’euros pour attirer Runarsson dans leurs filets, et lui faire parapher un contrat jusqu’en 2022. Mais le résultat ne correspond pas forcément aux espoirs placés en lui. Si Olivier Dall’Oglio lui a toujours maintenu sa confiance (treize titularisations en Ligue 1), le gardien islandais ne s’est pas distingué par sa faculté à rassurer sa défense ces dernières semaines. Succéder à Baptiste Reynet n’est pas toujours facile...

Antonio Barreca : le latéral gauche italien s’est engagé l’été dernier avec l’AS Monaco jusqu’en 2023. La direction monégasque avait alors déboursé 10 millions d’euros pour débaucher Barreca au Torino. Si le joueur transalpin a été titularisé à sept reprises en Ligue 1 pour une passe décisive, ce dernier a vu Benjamin Henrichs lui chiper sa place. Agé de 23 ans, le natif de Turin n’a jamais réussi à s’imposer comme une alternative crédible dans le couloir gauche monégasque. A sa décharge, le contexte en Principauté n’aide pas à une adaptation en toute sérénité.

Matt Miazga : considéré comme un espoir de Chelsea, le défenseur central américain a été prêté par les Blues au FC Nantes avec comme objectif de grappiller du temps de jeu. Titularisé à huit reprises, le géant du New Jersey n’a jamais convaincu malgré la confiance accordée par Miguel Cardoso jadis. L’international américain ne semble pas entrer dans les plans du nouvel entraîneur nantais Vahid Halilhodzic qui lui a sûrement tenu rigueur de ses errements défensifs. Un retour à Chelsea aurait même été envisagé, pour celui qui évolue avec la réserve nantaise depuis quelques matchs.

Paul Baysse : prêté par les Girondins de Bordeaux au SM Caen cet été, Paul Baysse comptait bien se refaire la cerise en Normandie. Barré à Bordeaux par la paire Pablo, Jules Koundé, le défenseur central est arrivé à Caen dans la peau d’un titulaire. Son expérience devait apporter de la stabilité aux hommes de Fabien Mercadal. Avec dix titularisations au compteur en Ligue 1, Baysse s’est surtout distingué par une lenteur coupable et des difficultés dans la relance.

Léo Dubois : arrivé libre cet été en provenance du FC Nantes, le latéral droit ressemblait pourtant à une belle affaire. Titularisé à cinq reprises en Ligue 1 par Bruno Genesio, il n’a pas crevé l’écran, ne parvenant pas à bousculer la hiérarchie dans le couloir droit lyonnais. Si on ajoute à cela quelques pépins physiques, l’ancien Nantais est loin d’avoir répondu aux espoirs placés en lui. Passer du FC Nantes à un club qui dispute la Ligue des champions n’est jamais simple...

Jean-Eudes Aholou : 14 millions d’euros. L’AS Monaco avait cassé sa tirelire l’été dernier pour chiper Aholou au RC Strasbourg. Le milieu défensif ivoirien devait apporter toute son activité dans l’entrejeu et devenir la première rampe de lancement monégasque. Avec neuf titularisations en Ligue 1, force est de constater que l’ancien Alsacien n’a pas encore suffisamment pris la mesure de son nouveau club. Si le contexte asémiste du moment n’est pas propice à son total épanouissement, les dirigeants monégasques attendent beaucoup plus d’une recrue si onéreuse.

John Bostock : Toulouse pensait avoir eu le nez creux en engageant John Bostock cet été en provenance de Bursaspor. Le milieu anglais qui connaît bien la France pour avoir évolué au Racing Club de Lens, semble stagner depuis le début de saison. Défaillant dans l’impact, techniquement perfectible, surtout dans les transmissions, ses prestations moyennes déçoivent à Toulouse. Titularisé à sept reprises par Alain Casanova, l’ancien Lensois a visiblement abusé de la patience de son entraîneur qui ne fait plus appel à lui depuis quelques matchs.

Nacer Chadli : le Diable Rouge devait muscler l’attaque monégasque. Auréolé d’une Coupe du Monde aboutie avec la Belgique, Chadli débarque en Principauté pour 12 millions d’euros. L’ailier gauche âgé de 29 ans devait apporter son dynamisme et sa percussion devant. Mais l’intéressé n’y est parvenu qu’avec parcimonie depuis son arrivée. Avec la venue de Thierry Henry sur le banc monégasque, l’international belge est voué à jouer un rôle important. Pour le moment, ces cinq titularisations en Ligue 1 nous ont laissés sur notre faim.

Hatem Ben Arfa : le Stade Rennais pensait bien avoir réalisé un joli coup en récupérant l’ancien Parisien. Mais voilà, on ne gomme pas plus d’un an et demi sans compétition d’un coup de baguette magique. Ses quelques fulgurances ne peuvent masquer un réel déficit physique. Auteur d’une réalisation et une passe décisive en cinq titularisations avec Rennes, HBA n’a pas encore justifié l’incroyable attente générée par son arrivée. Bichonné par son président Olivier Létang, Ben Arfa doit absolument redresser la barre pour reprendre le fil de sa carrière mouvementée...

Loïc Rémy : après avoir galéré plusieurs mois à Las Palmas (12 matchs, cinq buts), Loïc Rémy retrouve la Ligue 1 et choisit le LOSC avec un fil conducteur : relancer une carrière moribonde depuis plusieurs années. Si sa réputation de joueur fragile lui colle encore à la peau, l’ancien joueur de Chelsea comptait bien faire taire ses détracteurs sous le maillot lillois. Mais force est de constater que l’attaquant français peine à trouver ses marques et surtout à s’imposer au sein d’une équipe composée de la Bip-Bip qui tourne à plein régime. Titularisé à quatre reprises, Rémy semble en cruel manque de repères et n’a toujours pas marqué. Le temps presse...

Jimmy Briand : son départ de Guingamp pour Bordeaux l’été dernier a suscité une vive polémique surtout en Bretagne. Débarqué sur la pointe des pieds aux Girondins, l’ancien attaquant lyonnais déçoit sur le front de l’attaque bordelaise et est éclipsé par le début de saison canon de François Kamano. Auteur de deux réalisations en huit titularisations, Ricardo attend davantage d’un joueur dont l’expérience reste un atout non négligeable pour son équipe.