« C’est moi qui ai décidé. Ce n’est pas une punition, l’objectif est de consolider le groupe. ». Voilà ce qu’a lancé Aurelio de Laurentiis lundi pour justifier sa décision d’envoyer son équipe en mise au vert durant toute la semaine. Un choix fort pour tenter de faire bouger les lignes et surtout relancer son équipe, qui restait sur trois matches sans victoire. Mais le président napolitain a pu le constater hier soir en Ligue des Champions, cela n’a pas suffi pour venir à bout du RB Salzbourg (match nul 1-1). Au contraire, cela pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour la suite de la saison. Car c’est une mutinerie qui a eu lieu après la rencontre hier soir.

Comme tous les médias italiens le racontent depuis ce matin, les joueurs ont refusé de repartir à Castel Volturno, lieu de la mise au vert, à l’issue de la rencontre, comme cela était prévu, jusqu’à dimanche. Ils ont fait part de leur décision à leur entraîneur Carlo Ancelotti qui, rappelons-le, avait publiquement étalé son désaccord sur la stratégie de son président. Preuve que la tension était haute mardi soir, Carlo Ancelotti n’a pas répondu à ses obligations médiatiques et a zappé la conférence de presse d’après-match et les interviews avec les chaînes ayant droit. Un fait rare pour l’affable entraîneur italien.

Que va faire Aurelio de Laurentiis ?

Les joueurs, eux, ont donc refusé de monter dans le car qui les attendait et sont rentrés chez eux par leurs propres moyens. D’une certaine manière, Aurelio de Laurentiis pourra se dire qu’il a réussi à créer une cohésion... contre lui. Car l’affaire ne risque pas de s’arrêter là. La rébellion des joueurs napolitains a de grandes chances d’être sanctionnée par le président. De quelle manière ? C’est la grande question puisque depuis hier soir, aucune personne de Naples ne s’est exprimée et le club n’a pas communiqué officiellement suite à la révélation de la mutinerie des joueurs.

Carlo Ancelotti est quant à lui monté dans le bus avec son staff et est bien retourné sur le lieu de la mise au vert. Sans ses joueurs, qui ont, selon la presse italienne, échangé pour certains avec leurs avocats afin de contester la légalité d’une mise au vert « forcée » par le président sur une durée d’une semaine. Ce qui devait ressouder l’équipe afin d’améliorer les résultats de manière immédiate n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Et connaissant le bouillonnant caractère d’Aurelio de Laurentiis, l’affaire risque bien de s’emballer !