Samedi 1er février, à 1h01, Manchester United annonçait officiellement l’arrivée d’Odion Ighalo (30 ans). Une opération que nous vous révélions quelques heures auparavant. Un coup de dernière minute pour renforcer une attaque en difficulté, entre l’absence sur blessure de Marcus Rashford, l’irrégularité d’Anthony Martial et la méforme de Jesse Lingard. Toutefois, selon nos informations, les premiers contacts entre les Red Devils et l’entourage de l’attaquant international nigérian (33 buts, 105 sélections) datent d’avant l’ouverture du mercato.

Il faut dire que le Super Eagle, un temps sur la short list du FC Barcelone cet hiver et également proposé à l’AS Monaco sans retour en cours de mercato, remplissait tous les critères recherchés par Ole Gunnar Solskjaer et la direction sportive mancunienne : une solution de court terme en prêt, une expérience en Premier League (36 réalisations en 90 matches sous le maillot de Watford entre 2014 et 2017) et un profil de tueur prêt à se « casser le nez ou la cheville pour aller marquer un but ».

Un sacré investissement

Le natif de Lagos, fan de MU, est tombé d’accord avec le club mancunien le 26 janvier d’après nos informations. Le Shanghaï Shenhua, de son côté, ne souhaitait pas vraiment lâcher son meilleur buteur (10 réalisations en 17 apparitions en 2019), sous contrat jusqu’en 2021. Les dirigeants chinois ont donc longtemps ralenti l’opération, cédant finalement à deux jours de la fin du marché pour un prêt sec jusqu’à la fin de la saison.

Selon nos informations, les pensionnaires d’Old Trafford prennent en charge l’intégralité du salaire du buteur pour la durée du prêt, soit 4,5 millions de livres, à savoir 5,3 M€. Avec les primes, le montant dépensé pour les émoluments du joueur pourrait s’élever à 6,3 M€. Un investissement conséquent pour les actuels 7es de PL, encore engagés dans la lutte pour une place en Ligue des Champions, mais aussi en Ligue Europa et en FA Cup. Nécessité fait loi.