De retour en Premier League cette année après moult saisons dans la division inférieure, Fulham ne compte pas redescendre aussi tôt. Ainsi, les dirigeants de la formation londonienne ont mis les petits plats dans les grands et ont recruté de nombreux joueurs. Les Cottagers ont recruté quelques éléments de Ligue 1, quelques prêts, mais surtout ils ont déboursé plus de 100 millions de livres, une première pour un promu dans le championnat anglais.

Ainsi, Maxime Le Marchand et Jean-Michaël Seri sont arrivés de Nice et André-Frank Zambo Anguissa a quitté l’Orange Vélodrome et l’Olympique de Marseille contre la modique somme de 30 millions d’euros. Mitrovic, Sergio Rico et Schürrle ont aussi débarqué dans l’ancien club de Jean Tigana. Un recrutement qui peut paraître étonnant et qui n’a pas franchement porté ses fruits pour la première journée outre-Manche contre Crystal Palace (0-2).

« C’est un peu comme dans le film Moneyball avec Brad Pitt »

Pourtant, tout cela est un peu révolutionnaire. En effet, pour effectuer son mercato, Fulham n’a pas fait comme les autres. Tony Khan, le fils du président, Shad Khan, pilote le projet. Après un coup de fil au coach pour évoquer les profils envisagés, l’équipe de scouts se base quasiment exclusivement sur un logiciel, avec un algorithme qui comprend les performances, l’âge, le nombre d’années de contrat restant et quelques autres indices. C’est ainsi que certains noms ressortent.

« Ce qu’ils font, c’est un peu comme dans le film Moneyball avec Brad Pitt (Le stratège en Français, ndlr). Je n’ai pas honnêtement le souvenir d’un club qui fonctionnait autant avec les statistiques pour recruter de nouveaux joueurs. Même s’il y a certains exemples avec des recrutements basés sur le jeu Football Manager », nous a expliqué un recruteur chevronné de Premier League avant d’évoquer les éventuels problèmes qui existent.

« Tout d’abord, on ne peut pas évaluer le football comme on évalue le baseball, pour à nouveau faire référence au film, qui est aussi un sport collectif, mais totalement différent. Mais surtout parce que l’entourage du joueur et sa maturité ne peuvent pas se calculer par les statistiques tout comme son caractère. C’est assez limité comme façon de fonctionner », a-t-il continué et conclu. Reste maintenant à savoir si Fulham a eu raison et s’ils vont être pionniers, au très haut niveau, de cette nouvelle méthode. La réponse ne se trouvera que sur le terrain, il faudra donc patienter...

10% sur tout Foot.fr avec le code FM10