L’Italie est touchée en plein cœur. Depuis quelques semaines maintenant, nos voisins transalpins font face à une épidémie de coronavirus dévastatrice. En effet, 7 503 sont malheureusement décédées depuis le début de la pandémie de l’autre côté des Alpes d’après les derniers chiffres publiés hier. Il faut ajouter à cela que 57 521 personnes ont été testées positives au COVID-19. Dans cette période particulièrement difficile, le football est forcément le dernier des soucis du pays européen le plus touché par le coronavirus. Malgré tout, en coulisses, les différentes instances comme les écuries tentent de trouver des solutions pour pouvoir reprendre et terminer une saison 2019-20 qui sera quoi qu’il arrive pas comme les autres.

Mais hier, La Gazzetta dello Sport était très perplexe et faisait sa une avec le titre suivant : "Serie A en danger".La publication italienne expliquait ainsi que si l’exercice en cours était de nouveau reporté et qu’il ne reprenait pas en mai, alors le championnat pourrait bien être annulé. Pour tenter d’être le plus équitable possible, le classement serait gelé et aucune équipe ne serait titrée. Il était aussi indiqué que deux équipes de Serie B seraient promues. Si on prenait le classement actuelle de la deuxième division transalpine, Benevento (69 points) et Crotone (49 points) monteraient. On se dirigerait donc vers une saison 2020-21 avec 22 équipes en Serie A. Mais cela ne serait le cas que pour une saison. Ensuite, on reviendrait à un schéma classique avec vingt formations.

Les clubs de Serie A dans le rouge

La Gazzetta expliquait qu’une décision définitive serait prise à Pâques. Mais le fait d’imaginer un scénario avec une annulation de la Serie A n’a pas de quoi rassurer les différents clubs du Calcio. Car prendre une telle décision pourrait être tout simplement une catastrophe pour les écuries italiennes. C’est en tout cas ce qu’indique La Gazzetta dello Sport dans son édition de jeudi. La publication transalpine a mené une grande enquête sur les comptes des vingt clubs de Serie A. On y apprend donc que l’ensemble des dettes cumulées des formations de la première division italienne s’élèverait à 2,5 milliards d’euros. La Juventus est le club qui a le plus de dettes nettes en 2018-19, soit 576,8 millions d’euros. Derrière, on retrouve l’Inter Milan (490,1 millions d’euros de dettes nettes) et l’AS Roma (425,5 millions d’euros de dettes nettes). Mais des écuries comme la Juventus compense puisqu’elle est par exemple celle qui a le plus de rentrées d’argent.

D’après cette étude, hormis l’Atalanta qui a été bénéficiaire, les autres pensionnaires du Calcio sont déficitaires. Et avec la crise engendrée par le COVID-19 voire l’annulation possible de la saison, les clubs italiens vont être dans le rouge et on pourrait assister à une catastrophe industrielle assure la Gazzetta. Plus de revenus commerciaux, mais une dette (2,5 milliards d’euros en 18/19 contre 2,1 milliards d’euros en 17/18) et une masse salariale générale (1,756 milliard d’euros en 18/19 contre 1,482 milliard d’euros en 17/18) qui augmentent, et vous obtenez une très mauvaise équation pour les comptables des clubs. Tout le monde va devoir se serrer la ceinture et devrait être impacté puisque les différents revenus sont réduits. Les recettes liées aux droits TV, à la billetterie, au merchandising, etc..sont vitales et pourraient être revues si la situation s’éternisait et que la Serie A ne reprenait pas.