Ligue 1

OL : la réponse cash de John Textor aux accusations de Jean-Michel Aulas !

Après la sortie de Jean-Michel Aulas sur la situation de l’Olympique Lyonnais, le club rhodanien, par la voix de son président John Textor, a tenu à mettre les choses au clair.

Par Josué Cassé
4 min.
John Textor, le patron de l'OL. @Maxppp

La passe d’armes se poursuit. Alors que l’Olympique Lyonnais reste englué dans une situation financière plus que préoccupante, John Textor, propriétaire et président de l’actuel 7e de Ligue 1, a récemment décidé de sortir du silence. L’occasion pour le dirigeant américain de mettre les choses au clair alors que l’OL - déjà sanctionné par la DNCG d’une rétrogradation en Ligue 2 à titre conservatoire en fin de saison - s’est récemment vu sanctionné par l’UEFA pour de nombreux impayés. Dans ce contexte électrique, qui plus est après la défaite face à Lens qui a quasiment condamné les chances du club de retrouver la Ligue des Champions lors du prochain exercice, Jean-Michel Aulas a lui aussi décidé de prendre la parole.

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Ce vendredi, dans les colonnes de L’Equipe, l’ancien président emblématique de l’OL n’hésitait pas à s’en prendre à John Textor avec des mots forts. «Quand nous avons vendu, le club avait certes des dettes mais aussi pour 800 à 900 millions d’actifs. Simplement, John (Textor) ne voulait plus dépendre des banques françaises, il a voulu rembourser immédiatement le PGE (prêt garanti par l’État) de 120 millions d’euros et il a refinancé la totalité du stade, qu’on avait presque fini de payer. En réalité, plus de 600 millions sont entrés dans les caisses et la dette a doublé dans le même temps. Je ne veux pas en rajouter, mais sous ma présidence, l’OL n’avait jamais eu de problème avec la DNCG ni avec l’UEFA», lançait notamment JMA. Une sortie cash qui n’a pas manqué de faire réagir l’OL.

Textor répond à Aulas !

«Nous avons pris note des récentes déclarations de M. Jean-Michel Aulas. Par respect pour son héritage au sein de l’Olympique Lyonnais, nous ne souhaitons pas entrer dans une polémique. Il est toutefois important de partager quelques éléments factuels afin de mieux comprendre la situation du club au moment du rachat», précise tout d’abord la formation lyonnaise, ce samedi, par le biais d’un communiqué avant que John Textor n’apporte quelques nouvelles précisions sur la situation du club. «L’OL fait partie d’une société cotée en bourse et nos résultats financiers sont publiés et très transparents. Contrairement aux déclarations de M. Aulas, la dette dont nous avons hérité n’a relativement pas changé et n’est plus soumise à des échéances de remboursement à court terme. De plus, nos actifs n’ont pas diminué, mais ont au contraire considérablement augmenté».

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Et d’ajouter : «au moment de notre rachat, plus de 300 millions d’euros de dettes étaient dues à court et moyen terme, notamment des prêts garantis par l’État (PGE), des dettes liées au stade et une facilité de crédit renouvelable. Le club avait également un besoin urgent de recapitalisation de 86 millions d’euros, somme qui a été fournie par Eagle. En fait, comme nous l’avons appris par la suite, la DNCG avait émis un avertissement, au moment de notre changement de contrôle, indiquant que l’OL était fortement sous-capitalisé et que des investissements considérables seraient nécessaires pour éviter des sanctions de la DNCG. Comme indiqué ci-dessus, Eagle et ses actionnaires ont investi plus de 293 millions d’euros depuis l’acquisition, et nous continuerons à investir pour renforcer encore le club». Pour conclure, l’homme d’affaires américain est finalement revenu sur l’évolution des actifs et de la dette lyonnaise avant de réaffirmer les deux objectifs prioritaires de l’OL : sortir le club de ce contexte économique délicat, tout en permettant à l’OL de retrouver au plus vite les sommets du football français et sa place à l’échelle européenne.

«Comme le montrent les états financiers du club, le total de l’actif est passé de 686 millions d’euros au 31 décembre 2022 à 826 millions d’euros au 31 décembre 2024. Cette croissance illustre les investissements importants réalisés, notamment pour reconstruire une équipe première compétitive. Au cours de la même période de deux ans, la dette nette, hors transferts de joueurs et prêt d’actionnaire, est passée de 335 millions d’euros en décembre 2022 à 346 millions d’euros en décembre 2024. L’engagement d’Eagle Football est clair : assurer la viabilité financière du club tout en préparant son retour au plus haut niveau. Cela demande de la discipline, du temps et de la confiance. À tous les supporters : nous assumons cette responsabilité chaque jour». Reste désormais à savoir comment cette mise au point sera accueillie par les fans lyonnais et… Jean-Michel Aulas.

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