Andrey Santos, le grand gagnant de l’arrivée de Liam Rosenior à Chelsea
Andrey Santos s’épanouit parfaitement sous la houlette de Liam Rosenior à Chelsea. Déjà proche de son entraîneur depuis leur collaboration à Strasbourg, le Brésilien s’impose aujourd’hui comme l’un des grands gagnants du changement d’entraîneur.
Si certains joueurs semblent payer l’arrivée de Liam Rosenior sur le banc de Chelsea, à l’image d’Alejandro Garnacho, désormais plus souvent remplaçant qu’à l’époque d’Enzo Maresca, d’autres en sortent clairement gagnants. C’est notamment le cas du Brésilien de 21 ans Andrey Santos. Les deux hommes se connaissent parfaitement après près d’un an de collaboration à Strasbourg, où le milieu avait clairement explosé. Pourtant, l’été dernier, son avenir semblait incertain. Selon The Mirror, Al-Qadsiah avait formulé une offre dépassant les 68 millions d’euros, accompagnée d’un salaire XXL. Une proposition refusée par Santos, déterminé à s’imposer à Londres pour maximiser ses chances de disputer la Coupe du Monde 2026 avec le Brésil, alors dirigé par Carlo Ancelotti. Chelsea, de son côté, n’a jamais ouvert la porte à un départ.
Sous Enzo Maresca, le Brésilien avait déjà commencé à exister, sans toutefois s’imposer comme un titulaire indiscutable dans un entrejeu dominé par Enzo Fernández et Moisés Caicedo. Ses premières apparitions étaient encourageantes — agressivité, projection, impact — mais encore irrégulières. L’arrivée de Rosenior a totalement changé la donne. Progressivement installé dans la rotation, Santos s’est affirmé comme une option crédible dans les grands rendez-vous, que ce soit en Premier League, en coupes nationales ou sur la scène européenne : il a été titularisé en League Cup contre Arsenal, ainsi qu’en Ligue des Champions contre Naples. Le déclic symbolique est intervenu face à Crystal Palace, lorsque l’absence de Cole Palmer a poussé le technicien anglais à remodeler son système. Aligné aux côtés de Caicedo dans un double pivot plus équilibré, Santos a profité du repositionnement d’Enzo Fernández en numéro 10 pour révéler toute son influence dans le jeu.
Andrey Santos-Liam Rosenior, une relation "parfaite"
Cette montée en puissance n’a rien d’un hasard. En effet, le lien entre Rosenior et Santos remonte à Strasbourg, où le Brésilien avait signé une saison référence avec 11 buts en 34 matchs. Le principal intéressé n’a d’ailleurs jamais caché son admiration pour son coach, même avant qu’il débarque à Londres. « Liam (Rosenior)… j’adore mon ancien entraîneur. Il est formidable. C’est dur de dire des choses sur Liam. Quand j’ai rejoint Strasbourg (en prêt), il m’a beaucoup aidé, j’ai beaucoup progressé avec lui. Ces deux dernières semaines, je lui ai envoyé un message parce que je regarde toujours les matches de Strasbourg. Je lui ai dit que mon nouveau bébé allait arriver, il m’a félicité et m’a dit qu’il était très heureux pour moi. Notre relation est parfaite. »
Une connexion humaine et tactique qui dépasse le simple cadre sportif. Elle s’inscrit dans la logique du modèle multi-clubs porté par BlueCo, propriétaire à la fois de Chelsea et du RC Strasbourg. Cette passerelle facilite les transitions, rassure les jeunes talents et permet à certains profils, comme Santos, de franchir plus naturellement un cap vers Stamford Bridge. Aujourd’hui, Santos s’impose comme l’un des symboles de cette stratégie. Avec déjà plus de 30 apparitions toutes compétitions confondues, dont une part croissante sous Rosenior, le Brésilien est passé du statut de promesse à celui de pièce maîtresse. Une trajectoire qui pourrait inspirer d’autres joueurs issus de l’écosystème BlueCo. Le retour anticipé de Mamadou Sarr en est un exemple concret : le défenseur sénégalais a déjà été lancé, notamment en FA Cup, et espère suivre la même progression, comme contre Burnley ce samedi. La concurrence reste rude, mais l’ascension d’Andrey Santos prouve désormais qu’un prêt réussi, associé à la confiance du bon entraîneur, peut transformer un espoir en cadre crédible chez les Blues.
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