OM - Auxerre : les notes du match

Dans un match soporifique, l’Olympique de Marseille s’est imposé contre l’AJ Auxerre (1-0). Suffisant pour prendre la troisième place et mettre la pression sur l’OL.

Par La Rédaction FM
13 min.
Mason Greenwood @Maxppp

Un retour au Vélodrome sous haute tension. Voilà ce qui attendait l’OM pour l’ouverture de cette 26e journée de Ligue 1. Sonnés après une élimination aux tirs au but face à Toulouse en quarts de finale de Coupe de France la semaine dernière, les Phocéens avaient pris leur revanche en s’imposant au Stadium samedi dernier en Ligue 1 (0-1). Une maigre consolation pour les supporters marseillais, qui n’ont plus connu de titres depuis 2012. Après avoir déjà exprimé leur mécontentement après l’élimination face au TéFéCé la semaine dernière, les fans de l’OM en ont remis une couche au Vélodrome ce vendredi. Banderoles hostiles, sifflets fournis…les hommes d’Habib Beye n’étaient clairement pas en odeur de sainteté sur leur propre terre. Tactiquement, le coach olympien a décidé de réintégrer CJ Egan-Riley en défense et a opté pour un milieu renforcé avec Timber, Hojbjerg et Kondogbia. Dans ce contexte brûlant, Marseille a timidement démarré son premier acte. En manque cruel d’inspiration et de réussite dans ses offensives, l’Olympique de Marseille n’a pas montré grand-chose lors des 45 premières minutes. Hormis un Greenwood actif bien que trop étrange dans son positionnement souvent très bas sur le terrain, les locaux n’ont clairement pas pris la rencontre par le bon bout. Poussifs à souhait, les coéquipiers de Benjamin Pavard se sont même exposés en contre. Par chance, l’AJA n’était guère plus inspirée et jouait ses quelques offensives de manière cataclysmique. En ce sens, l’absence de Lassine Sinayoko, suspendu, se faisait ressentir.

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Après une première période soporifique à souhait, l’OM est revenu avec de meilleures intentions au retour des vestiaires. Plus volontaires dans les duels, les Marseillais grattaient des ballons plus haut et montraient plus d’entrain sous l’impulsion de leurs supporters, de retour derrière eux après 45 minutes de silence total. Après deux occasions franches pour Greenwood (48e) et Hojbjerg (49e), Auxerre a eu un léger baroud d’honneur. Malgré cinq minutes de pression icaunaise, l’OM a définitivement repris le jeu à son compte sous l’impulsion d’un Igor Paixao en jambes. Retrouvé avec Habib Beye, le Brésilien a pu compter sur l’apport d’un Amine Gouiri, très intéressant dès son entrée en jeu. Sûr techniquement et très affûté, l’Algérien a délivré le Vélodrome dans le dernier quart d’heure. Connecté avec Paixao, le joueur formé à l’OL a glissé le ballon au Brésilien sur la gauche de la surface. Après quelques dribbles, l’ancien du Feyenoord a adressé un centre fuyant qui est revenu sur Gouiri. Le numéro 9 olympien ne s’est pas fait prier pour ajuster Donovan Léon à bout portant (1-0, 80e). Délivré, l’OM n’était pas encore à l’abri. Revigorée, l’AJA a cru égaliser mais Okoh a vu son but être refusé assez logiquement pour une main (86e). Malgré une ultime tentative des visiteurs avec un Faivre remuant, l’OM a tenu bon pour s’offrir un deuxième clean sheet de suite et s’est octroyé un succès précieux. Avec cette troisième victoire de suite en Ligue 1, Marseille enchaîne et reprend trois points d’avance sur l’OL, qui jouera ce dimanche au Havre (17h15). Malgré un match solide, Auxerre perd encore et stagne à une dangereuse seizième place.

L’Homme du match

- Greenwood (6,5) : malgré la première période soporifique de l’OM, l’Anglais a tenté d’apporter du danger, mais s’est frotté au bloc auxerrois. Il s’est signalé en obligeant Léon à effectuer un premier arrêt décisif (48e). On l’a vu ensuite beaucoup être recherché dans le temps fort phocéen, après l’heure de jeu. Ses centres ont parfois manqué de précision, mais il aura été le meilleur phocéen de la soirée.

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Olympique de Marseille

- Rulli (5) : il s’est fait peur en début de partie avec une prise de balle ratée, qui aurait pu coûter cher (33e). Il s’est également manqué sur la frappe de Faivre, heureusement sans danger après la main d’Okoh (81e). Mais sinon, sa soirée a été tranquille, avec seulement trois ballons cadrés facilement négociables.

- Medina (5) : aligné à droite de la charnière phocéenne, l’Argentin a été très mobile pour tenter d’apporter du danger et se projeter, n’hésitant pas à combiner avec Timber ou Paixao. Mais il n’a pas vraiment eu l’effet attendu, puisque ses centres ont trop manqué de précision. Défensivement, il a écopé d’un carton jaune évitable dès la 21e minute, mais a plutôt été solide dans son marquage.

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- Egan-Riley (5) : relancé par Habib Beye après 12 rencontres sans même entrer en jeu, le défenseur anglais a tenu son rang, avec un joli contre à signaler en début de partie (15e). Il a parfois manqué de repères au marquage aux côtés de Pavard et Medina, avec un carton jaune reçu également évitable (35e). S’il y a eu quelques errances dans les duels, il a fait preuve d’une bonne solidité dans le jeu aérien. Remplacé par Gouiri (62e), pour un réajustement tactique. L’Algérien a finalement délivré le Vélodrome.

- Pavard (4,5) : à l’instar de Medina, l’international français n’a pas hésité à se projeter sur l’aile droite pour apporter du surnombre. Mais cela n’a pas toujours été fructueux, puisque l’OM n’aura pas vraiment réussi à progresser collectivement. En témoignent ses trois centres qui n’ont rien donné. L’ex-Bavarois a été correct sur sa ligne de défense, avec trois duels gagnés.

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- Weah (4,5) : s’il n’a pas eu beaucoup de choses à faire défensivement devant Namaso, on attendait l’Américain surtout dans le secteur offensif. Mais à part une très bonne percussion, dont le centre a été dévié (65e), cela a été trop pauvre. Il a pourtant essayé de lancer et de combiner avec ses partenaires d’attaque, mais sans succès.

- Hojbjerg (4) : une première période très compliquée pour le Danois, qui a été surmené par le milieu de terrain de l’AJA. Associé dans un double-pivot avec Kondogbia, le capitaine phocéen a perdu trop de ballons (8, au total), à l’image d’une dangereuse récupération de Mara (3e). Ses combinaisons avec Greenwood et Timber ont également manqué de jus. Cela a été un peu mieux après la pause, mais pas assez pour faire trembler les Icaunais.

- Kondogbia (6) : dans le double-pivot mis en place par Beye, l’international centrafricain s’en est mieux sorti que son collègue danois. Dans le mauvais temps marseillais en première période, c’est lui qui récupère deux ballons précieux (5e et 22e). Pour un total de neuf duels gagnés et trois interceptions ce vendredi soir. Remplacé par Emerson (62e).

- Greenwood (6,5) : voir ci-dessus

- Timber (5,5) : encore une fois, la recrue hivernale a montré son apport. On l’a vu tenter de chercher un maximum de solutions en première période et se montrer efficace pour gratter des ballons, avec huit duels remportés. Il a également réalisé une belle percée pour servir Greenwood (48e). Le Néerlandais a ensuite perdu un peu de lucidité et a semblé fatigué en fin de partie.

- Paixao (5) : à l’instar de l’OM, cela a été compliqué pour le Brésilien en première période, qui n’aura pas réussi à créer du danger. On l’a vu davantage après la pause, où il a su faire les bons choix pour combiner avec Greenwood et Timber notamment. S’il n’a pas gratté de statistique, il est décisif sur l’ouverture du score de Gouiri.

- Aubameyang (5,5) : s’il n’a pas été buteur ce vendredi soir, l’attaquant gabonais s’est fait remarquer dans son implication. On l’a vu faire beaucoup de retours défensifs pour apporter du surnombre. Mais aussi faire le maximum pour combiner avec ses partenaires. Il a été récompensé en étant à l’origine de l’ouverture du score, en se projetant pour servir Paixao.

Auxerre :

- Leon (5) : le portier de l’AJA pensait avoir du travail dès les premières minutes dans l’enceinte marseillaise. Cependant, ses adversaires ont montré un visage très étrange, comme s’ils n’étaient pas capables d’être tranchants. Le rempart a donc attendu les assauts, très rares, devant une charnière centrale attentive et vigilante. Avec aucun tir cadré dans sa cage, il a pu rentrer aux vestiaires tranquillement, même très serein. Or, juste après la mi-temps, Greenwood lui a envoyé une frappe tendue, et le gardien a été obligé de s’employer brillamment (49e). Sur le corner qui a suivi l’action, celui-ci a une nouvelle fois été décisif devant la tentative d’Hojbjerg (50e). Sur l’ouverture du score de Gouiri, il n’a rien pu faire, puisque sa frappe était bien trop puissante (79e). Une erreur notable cependant devant Gouiri, sans conséquence (85e).

- Sy (5) : avec son numéro 27 dans le dos, le latéral droit a entamé son match avec quelques doutes devant Paixao. Puis, tout a semblé plus simple, notamment lorsque les Olympiens semblaient inquiétés, malgré leurs possessions. Positionné derrière un Casimir peu virevoltant, il a dû contrôler ses efforts et faire preuve d’équilibre. Lors des phases offensives, celui-ci n’a pas forcément apporté, mais le tricolore a tout de même été précis dans les circuits de passes et les relances courtes. Sa seconde période a ensuite été écourtée, malgré sa bonne volonté devant son coach. Remplacé par Marvin Senaya (67e)

- Diomandé (4,5) : l’Ivoirien était placé dans la charnière centrale pour ce choc face à l’OM. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas vraiment tremblé face aux hommes d’Habib Beye en première période. Il a repoussé quelques ballons de la tête, fait les efforts avec un bon placement devant son gardien, mais aucun temps fort olympien l’a mis dans la douleur. Son professionnalisme a même été à notifier lorsque Aubameyang et Greenwood venaient le titiller. Ensuite, les locaux ont imposé leur jeu. L’arrière garde a dû se mettre en marche, et ses adversaires l’ont fait douter de plus en plus, reculant sans cesse. Au moment où Gouiri a ouvert le score, celui-ci n’était d’ailleurs pas très vigilant et est même le premier fautif (79e).

- Okoh (5,5) : positionné dans l’axe de la défense, le Suisse a maîtrisé son début de soirée. Devant Aubameyang, il est resté serein, malgré les quelques assauts du Gabonais venus de sa zone. Régulièrement impliqué et appelé par ses défenseurs, puisque les Marseillais ont essayé de mettre du rythme à l’entrée de la surface de réparation, le défenseur a dû s’employer. De manière brutale certes, mais en faisant preuve de rigueur. Bien en place, il a poursuivi son job en seconde période. Sans être récompensé, puisque Gouiri a offert la victoire aux siens. Le combattant a réalisé un match plutôt convenable, avec un but refusé pour une main. Remplacé par Ryan Rodin (88e)

- Akpa (5) : remplaçant lors des deux dernières journées de championnat, le numéro 92 reprenait du temps de jeu face aux Olympiens. Dès l’entame, le défenseur a d’ailleurs dû intervenir à la suite d’un centre venu de la droite. Repoussant le danger face à son gardien, il a pu calmer la situation (9e). Présent et appliqué lorsque les Marseillais ont essayé d’aller de droite à gauche, celui-ci n’a pas eu l’air fébrile. Hargneux lors de ses retours défensifs, il a toutefois obtenu un carton jaune avant la mi-temps suite à un retour musclé (45e). Puis, Greenwood et Weah ont décidé de passer la seconde après la pause. Ce qui a évidemment impacté le numéro 92. Sur le but de Gouiri, il a perdu l’équilibre, et n’a donc pas pu contrer sa reprise de volée (79e).

- Danois (6,5) : placé dans le cœur du jeu, le jeune milieu de terrain a été très costaud, et ce, tout au long de la première période. Constamment sollicité, il a répondu présent. Capable de s’imposer dans les duels, de montrer une certaine polyvalence et d’apporter du caractère, le numéro 5 a tout simplement rassuré les siens. Avec un volume de jeu conséquent dans les circuits de passes, il est également resté attentif et impliqué au pressing avant le retour aux vestiaires. Toujours autant présent dans le second acte, celui-ci a continué de mettre de l’intensité. Après une contre-attaque, il a même pu déclencher une frappe soudaine devant Rulli (58e). Sans pouvoir briller comme auparavant, il a montré un visage de leader, et ses efforts sont restés remarquables jusqu’à la fin de la soirée.

- Owusu (6) : en compagnie de Danois, le capitaine ghanéen avait de grandes responsabilités entre les lignes au Vélodrome. Celui-ci l’a sans doute compris dès l’entame, puisqu’il s’est bien activé lors des transitions. Capable d’aller de l’avant, de bloquer les passes marseillaises et de prendre son temps, le milieu de terrain n’a pas tremblé. Il aurait même pu offrir une contre-attaque éclair avant la demi-heure, faute de vitesse. Grâce à son caractère, il a pu résister et s’affirmer dans le premier acte. Après la pause, il a semblé étouffé par le bloc haut des Phocéens, comme s’il ne pouvait plus garder le ballon. Auteur de nombreux efforts, le milieu de terrain a finalement passé sa fin de match à défendre, très impacté par l’intensité tardive des locaux.

- Oppegard (5,5) : placé sur l’aile gauche, le Norvégien a entamé sa rencontre avec quelques courses intéressantes. Assez percutant, devant des Marseillais attentistes, il a tenté de s’imposer dans les duels. Celui-ci a effectué un pressing de qualité, malgré un manque d’occasions concrètes pendant les trente premières minutes. Régulièrement bas sur son côté, il n’a finalement pas eu les opportunités pour s’infiltrer dans la surface de Rulli en première période. Puis, Weah est monté en puissance, et l’Américain lui a fait mal dans les transitions au retour des vestiaires. Sans résister, soulignant peut-être un manque de fraîcheur, il a été moins fracassant.

- Namaso (4) : derrière son buteur, tel un numéro 10, le Camerounais n’a pas vraiment impacté la défense marseillaise lors des offensives bourguignonnes du premier quart d’heure. Ensuite, celui-ci a commencé à faire de sacrés efforts, mettant du rythme. Disponible et volontaire, il a voulu bloquer les passes entre les lignes et a semblé concerner en phase défensive. Mais, les minutes sont passées et le joueur de 25 ans finalement dû attendre le ballon. En seconde période, sa partie a été plus délicate. Rien ne lui a souri, à l’image de sa formation qui a peiné longuement jusqu’au bout de la soirée.

- Mara (4) : absent dans le groupe de Christophe Pélissier face à Nantes, le numéro 9 était de retour à la pointe de l’attaque auxerroise ce soir. Sans réellement dévorer les espaces, le buteur a tout de même tenté quelques percussions en début de match (15e,18e). Puis, des temps forts marseillais l’ont laissé dans l’ombre. Présent dans les derniers mètres, mais peu démarqué entre les défenseurs adverses, il n’a donc pas été l’élément perturbateur en première période. Ensuite, il n’a rien montré jusqu’à l’heure de jeu, et a donc rejoint le banc. Remplacé par Romain Faivre (67e) qui a dû défendre fréquemment, sans pouvoir repartir vers l’avant en fin de compte.

- Casimir (3) : titularisé sur l’aile droite bourguignonne, l’Haïtien n’a pas réellement fait d’étincelles durant les quarante-cinq premières minutes. Constamment pressé par Medina et Paixao, celui-ci est resté bloqué sur le bord de la ligne de touche. Malgré une protection de balle qui restait à souligner, notamment lors de ses un contre un, l’ailier n’a pas démontré son habituelle aisance technique face aux Marseillais. Très peu sollicité avant le retour aux vestiaires, puisque les ballons étaient à l’opposé, celui-ci est tombé dans le doute. Après la pause, l’ancien joueur du HAC a semblé moins impliqué, presque fantomatique, devant des Marseillais plus opportunistes. Remplacé par Naouirou Ahamada (75e) qui n’a pas eu le temps de se mettre en marche.

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