La 27e journée de Ligue 1 coûtait cher dans la course à l’Europe. Alors que l’AS Monaco est parti s’imposer sur la pelouse de Lyon dans l’après-midi (1-2), Marseille recevait le LOSC dans une rencontre importantissime pour aller chercher les places en Ligue des Champions à la fin de la saison. En cas de succès face aux Dogues ce dimanche, Marseille pouvait prendre une avance presque définitive de 8 points à 7 journées de la fin. De leur côté, les Nordistes se devaient de repartir de la Canebière avec un résultat. Avec ces deux enjeux énormes, le match débutait sur des bases très intenses. Alors que chaque duel était âprement disputé, Lille s’illustrait en premier avec une volée dangereuse de Meunier (7e). Quelques minutes plus tard, la tension sur la pelouse a atteint son paroxysme sur un duel entre Verdonk et Greenwood, fauché alors qu’il filait au bout depuis sa moitié de terrain.
Verdonk n’ayant écopé que d’un carton jaune (13e), l’OM a fait part de son mécontentement : quelques minutes auparavant, Nathan Ngoy n’avait déjà obtenu qu’un simple carton jaune après un pied haut sur Igor Paixao, touché à la nuque. Après cette échauffourée et la sortie sur blessure de Mason Greenwood suite à ce contact, le jeu a repris et Marseille a voulu se faire justice sur le pré. Pourtant, les Olympiens se sont montrés trop timorés et ont été bousculés par des Lillois plus mordants dans l’entrejeu. Peinant à trouver des solutions sans Greenwood, le club de la Canebière a réussi pourtant à être efficace. Sur l’une de leurs premières occasions, les Phocéens ont trouvé la faille sur une accélération de Paixao qui a servi Nwaneri en retrait. L’Anglais ne s’est pas fait prier pour ajuster Ozer (1-0, 42e). Quelques minutes plus tard, le portier turc a cédé sa place à Bodart après un duel violent avec Aubameyang. Après douze minutes de temps additionnel, les deux équipes rentraient aux vestiaires sous une pluie diluvienne, au terme d’une première période qui aura fait perdre des plumes aux deux.
Lille a tout renversé
Mal payé lors du premier acte, le LOSC est revenu avec la même intensité au retour des vestiaires. Un état d’esprit qui a été récompensé rapidement. Sur un rush de 50 mètres, Thomas Meunier a servi Bouaddi dans la surface et a continué de suivre. Une abnégation payante : le Belge a vu le ballon lui revenir et il n’avait plus qu’à conclure dans le but vide pour égaliser (1-1, 49e). Cette égalisation a eu le mérite de donner encore plus d’espoirs aux Lillois. Dangereux dans la profondeur grâce au dragster Fernandez-Pardo, ces derniers ont été dominateurs face à des Olympiens malmenés et sans inspiration depuis la sortie de Greenwood. Alors Habib Beye a lancé son coaching. Fini le 4-3-3, place au 4-4-2 avec l’entrée de Gouiri à la place de Kondogbia. Une bonne inspiration puisque l’Algérien a tonifié le jeu olympien, par ses décrochages et accélérations. Il enchainait ainsi deux actions de classe (72e et 73e) mais Lille s’en sortait.
L’OM mettait une grosse pression sur le but adverse et chaque attaque était accompagnée par les encouragements de plus en plus bruyants du Vélodrome. Mais Lille restait menaçant en contre, à l’image de Haraldsson, parfaitement servi par Bentaleb mais contré par Rulli (84e). Le match pouvait basculer d’un côté comme de l’autre, sous une pluie toujours battante. Et il allait pencher définitivement pour le LOSC. Meunier délivrait un centre parfait pour la tête d’Olivier Giroud, entré en jeu en deuxième période (1-2, 86e), chirurgicale. La douche était glacée pour les Marseillais. Cette défaite, la première depuis le 20 février, relance la course au podium, puisque le LOSC revient à deux points, juste derrière l’OL, alors que l’AS Monaco n’est également qu’à 3 longueurs au classement…