OM - Liverpool : Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi, symboles d’une défense aux abois
Défait (0-3) par Liverpool, ce mercredi soir, lors de l’avant-dernière journée de la phase de ligue de la Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille a payé ses errances défensives. Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi symbolisent, à eux deux, cette soirée frustrante.
17e du classement de la Ligue des Champions et porté par un Orange Vélodrome en ébullition, l’Olympique de Marseille avait une occasion en or de valider sa place dans le top 24. Opposés à Liverpool, les Phocéens s’organisaient en 3-4-3 pour ce choc au sommet avec une attaque composée d’Amine Gouiri, Mason Greenwood et Hamed Junior Traoré. Absent de dernière minute, Emerson Palmieri laissait lui sa place à Benjamin Pavard alors qu’Amir Murillo, Facundo Medina et Leonardo Balerdi prenaient également place dans l’arrière-garde phocéenne. Une défense qui a finalement globalement coulé.
Pavard et Balerdi à la rue
Gênés par le pressing intense de la bande à Arne Slot, les Olympiens ont ainsi brillé par leur maladresse technique. Relances hasardeuses, transmissions ratées, placements douteux… il n’en fallait pas tant au club de la Mersey pour oublier son début de saison chaotique. Symboles de cette fragilité ? Les performances de Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi. Si le premier a constamment souffert dans son duel avec Hugo Ekitike - avant d’être averti au retour des vestiaires pour une faute bête qui le privera du match à Bruges - le second est lui totalement retombé dans ses travers (11 ballons perdus).
Alors oui, les plus optimistes diront qu’il s’est régulièrement rattrapé mais c’est bien lui qui a (trop) souvent mis son équipe en difficulté. Naïf, peu rassurant et coupable d’innombrables pertes de balle, l’international argentin (40% de duels remportés) a finalement précipité la chute de l’OM. Juste avant la pause et quelques secondes après une nouvelle faute de Balerdi, Dominik Szoboszlai climatisait le Vélodrome en envoyant son coup franc direct sous le mur phocéen (0-1, 45+1e). Désabusé, l’ancien joueur du Borussia Dortmund - peu inspiré au moment de sauter sur la tentative du Hongrois - se montrait toujours autant à la peine au retour des vestiaires.
Sauvé par ses montants (59e), par Geronimo Rulli ou par la maladresse d’Ekitike (64e), l’OM pourra logiquement regretter sa fragilité défensive, qui plus est face à un Liverpool loin d’être sensationnel. Considéré comme un cadre expérimenté de ces soirées européennes, Pavard aura lui aussi déçu dans les grandes largeurs. Malgré les mots de Medhi Benatia à la pause, l’ex-défenseur du Bayern Munich n’a jamais su se montrer à la hauteur du rendez-vous (33% de duels remportés, 6 ballons perdus). Des absences coupables plongeant finalement les Marseillais dans le précipice. À l’aube du dernier quart d’heure, Jeremie Frimpong se jouait d’Igor Paixao avant de profiter de nouvelles erreurs individuelles de Medina et Rulli pour enterrer les derniers espoirs marseillais (0-2, 73e).
Liverpool n’en demandait pas tant
Sur le gong, Pavard glissait encore et se retrouvait aux premières loges lorsque Cody Gakpo crucifiait une bonne fois pour toutes l’OM (0-3, 90+3e). Présents au micro de Canal + après la rencontre, les Olympiens affichaient logiquement une frustration certaine après tant d’erreurs. «C’est dur, à la maison, c’est dur. On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec les occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer», regrettait Balerdi.
«Je suis un peu dégoûté, car on peut améliorer des choses. 3-0 (il souffle), je ne sais pas comment on peut expliquer. Il faut regarder ce qu’on a fait de bien et de mal. On ne peut pas revenir dessus. Il faut penser à Lens et tout donner, montrer le mérite de ce groupe», ajoutait de son côté Medina alors que Roberto De Zerbi s’offrait lui une sortie pour le moins originale. Une chose est sûre, si l’OM ne partait pas avec la faveur des pronostics ce mercredi soir, les failles défensives ont, elles, définitivement enterré l’OM. Il faudra désormais se relever à Bruges, la semaine prochaine.
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