FC Barcelone : ça commence à faire beaucoup pour Antoine Griezmann...

Hier, le FC Barcelone n'a pas pu faire mieux que match nul face à l'Atlético (2-2). Un résultat qui pourrait mettre le Real Madrid sur orbite. De quoi mettre Quique Setién encore plus sous pression, d'autant que le traitement réservé à Antoine Griezmann fait jaser.

Antoine Griezmann lors d'un match du Barça
Antoine Griezmann lors d'un match du Barça ©Maxppp
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Le FC Barcelone jouait gros hier soir au Camp Nou. Troisième match de la 33e journée, ce Barça-Atlético de Madrid ne devait pas se terminer autrement que par une victoire culé pour que les Blaugranas continuent de croire au titre. Deuxièmes du classement de Liga, à deux points du Real Madrid, les coéquipiers de Lionel Messi étaient dans l’obligation de l’emporter, sous peine d’offrir une balle de break aux Merengues (qui affronteront demain Getafe).

Quatre jours après avoir dû partager les points face au Celta (2-2), le Barça a une nouvelle fois calé. Alors qu’ils ont mené deux fois au score, les Catalans se sont fait rattraper, à chaque fois sur penalty (2-2). Un match nul considéré par la presse espagnole comme un adieu presque certain au titre, en cas de bon résultat madrilène. De quoi fragiliser encore plus un Quique Setién déjà sérieusement malmené par un vestiaire qui semble l’avoir déjà lâché. Et ce n’est pas le cas Griezmann qui va arranger son cas.

Incapable de redonner sourire au champion du monde français depuis son arrivée en Catalogne, Setién n’a pas vraiment cherché à le décoller de cette aile gauche où le natif de Mâcon ne se plait pas. Et depuis la reprise du championnat, le coach culé n’hésite plus à le laisser sur le banc. Mais hier, le choix de ne pas le titulariser contre son ancien club et de le faire entrer en jeu à la 90e minute, juste avant le début du temps additionnel, interpelle.

Quique Setién ne compte pas demander pardon à Griezmann

Bien avant ça, Setién avait déjà surpris tout son monde en attendant la 84e minute pour réaliser son premier changement offensif (Ivan Rakitic était entré en jeu 20 minutes avant) avec l’entrée d’Ansu Fati alors que son équipe devait impérativement l’emporter. Ce matin, les médias catalans n’évoquent pas spécialement le cas Griezmann. Cependant, ce nouvel épisode ne fait que renforcer la thèse du mal-être du Français à Barcelone. Interrogé en conférence de presse sur la situation de son ancien protégé, Diego Simeone s’est contenté de lâcher un bref « sans commentaire », avant de tourner les talons et de quitter la salle.

De son côté, l’entraîneur du Barça a bien voulu revenir sur sa décision. « Je le sens bien, mais il fallait prendre une décision. Peut-être que ce n’était pas logique, mais ça aurait été encore moins logique de ne pas le faire entrer en jeu. Je ne l’ai pas fait entrer avant parce que ceux qui étaient sur le terrain étaient bons. Ce n’est pas facile de trouver une solution sans déstabiliser l’équipe. » Une explication qui n’a pas convaincu les journalistes présents.

Ces derniers l’ont d’ailleurs relancé en lui demandant si cette entrée en jeu très tardive n’était pas une nouvelle humiliation pour son joueur. « Je ne suis pas d’accord avec vous. Faire entrer en jeu un joueur de ce niveau alors qu’il reste très peu de temps à jouer, c’est dur. Demain (aujourd’hui), je parlerai avec lui. Je ne vais pas demander pardon, mais je comprends parfaitement qu’il puisse se sentir mal ». Nul ne sait comment cette saison 2019/2020 va se terminer, mais une chose est sûre : Antoine Griezmann n'oubliera pas de sitôt sa première année catalane.

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