LdC : rattrapé deux fois, le PSG s’offre Chelsea après une fin de match de folie
Qualifié aux forceps lors des barrages face à l’AS Monaco (3-2, 2-2), le Paris Saint-Germain n’abordait pas vraiment le money time de la Ligue des Champions avec le plein de confiance. L’an dernier, le futur vainqueur de l’édition 2025 avait lancé sa saison en se montrant séduisant et efficace à partir du mois de janvier. Cette année, la donne était différente avant le coup d’envoi contre Chelsea. Les Rouge et Bleu retrouvaient l’équipe avec laquelle ils avaient conclu leur saison le 13 juillet 2025, mais contrairement aux Blues, les Franciliens donnaient l’impression d’être à bout physiquement et mentalement après un exercice 2024-2025 marathon et un enchaînement express, sans préparation ni grands renforts au mercato, avec la saison 2025-2026. Depuis le début de la saison, Luis Enrique doit gérer les temps de jeu et ses joueurs ont été nombreux à faire des allers-retours à l’infirmerie. Pour ce huitième de finale aller de C1, le coach espagnol a d’ailleurs dû composer ans Fabian Ruiz, l’un des métronomes du milieu indisponible depuis le 20 janvier dernier. Ce qui ne l’a pas empêché d’aligner une équipe presque type avec Safonov, Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes, Vitinha, Zaïre-Emery, Neves, Barcola, Dembélé et Doué. Incertains, Neves et Dembélé étaient bien de la partie. En face, après avoir fini 6e du classement, Chelsea abordait ce rendez-vous dans un rôle idéal face aux tenants du titre. Les Blues ont prouvé qu’ils savaient faire déjouer les Parisiens en finale de la Coupe du monde des Clubs (3-0) et ils ont recruté un Liam Rosenior ayant déjà réussi à embêter sérieusement le PSG lorsqu’il était en charge de Strasbourg.
Face à ce constat d’ensemble sur l’été de forme du PSG, le début de match des Franciliens était logiquement scruté. Un premier frisson a parcouru le Parc des Princes dès la 4e minute sur un centre de James passé devant le but de Safonov, mais c’est Paris qui a finalement « surpris » son monde. Après une frappe lointaine de Neves (5e), les partenaires de Marquinhos ont mis les Blues sous pression avec un pressing d’enfer symbolisé par le marquage individuel de Neves sur Palmer. Paris avait beaucoup de bonnes intentions et a finalement été récompensé en ouvrant le score par un bijou de Bradley Barcola sur une remise de la tête de Neves (1-0, 10e). Paris a retrouvé ses jambes et Barcola a enfin marqué en Ligue des Champions après une disette de 17 matches dans la compétition. De quoi laisser penser qu’on avait retrouvé le PSG de la saison dernière. Cinq minutes après l’ouverture du score, Dembélé aurait même pu doubler la mise sans un sauvetage miracle de Jorgensen, qui a envoyé le cuir sur sa barre transversale (15e). Mais ce temps fort parisien a logiquement épuisé dans les réserves rouge et bleu. Chelsea en a alors profité et les Blues ont clairement ciblé le côté droit francilien pour placer ses attaques, la faute à un Hakimi assez haut et un Marquinhos moins rapide que Pacho.
Entrée tonitruante de Kvaratskhelia
Un choix payant que Pedro a failli exploiter à deux reprises (18e, 20e). C’est aussi un centre venu de la gauche londonienne qui a mis Neto en situation de marquer de la tête (23e). Moins dominateur, le PSG subissait et misait surtout sur des coups d’éclat pour faire mouche. Ce qu’aurait pu faire Barcola sur une frappe enroulée puissante sans un nouvel arrêt de grande classe de Jorgensen (25e). Paris restait dans son match, avant de commettre une grosse erreur. Parti jouer un ballon sur une touche à l’opposé, Mendes a oublié de reprendre sa place sur l’action suivante. Résultat : Gusto s’est retrouvé tout seul au second poteau pour égaliser (1-1, 28e). Un coup dur pour Paris au vu de son début de match. Chelsea pensait alors avoir fait le plus dur. Les Londoniens auraient même pu crucifier leur hôte juste avant la pause par Palmer. C’était sans compter sur un Safonov cette fois-ci décisif (40e). Dans la foulée, c’est même le PSG qui a fait mal aux Blues. Lancé en contre par Doué, Dembélé a choisi de filer seul au but malgré la présence d’Hakimi. Bien lui en a pris puisque le Ballon d’Or 2025 a réussi à redonner l’avantage aux siens d’une frappe croisée imparable (2-1, 45e).
Au retour des vestiaires, le PSG a repris son pressing intense, mais encore une fois, il s’est tiré une balle dans le pied tout seul. Impliqué sur le premier but londonien, Mendes a été à l’origine du deuxième en ratant une transversale que Doué a mal jugée avant de se faire chiper le ballon par Neto. Parti côté gauche, le Portugais n’avait plus qu’à centrer pour Fernandez qui ne s’est pas fait prier pour tromper facilement Safonov (2-2, 57e). Luis Enrique avait de quoi être agacé sur son banc de touche. Paris a réussi à museler Palmer et Pedro, les dangers annoncés, mais c’est finalement Neto qui l’a fait souffert. Il faut dire qu’avec Marquinhos en face, le Lusitanien avait de quoi placer ses accélérations. La suite du match a été plus compliquée pour les champions d’Europe. Paris n’arrivait plus à tirer au but depuis le retour des vestiaires et se laissait endormir par les visiteurs. On pouvait redouter le pire, tant les Rouge et Bleu étaient inoffensifs. Heureusement pour eux, Chelsea sait aussi faire des cadeaux. Sur une passe en retrait de Fofana, Jorgensen pensait avoir le temps de dégager ou de feinter Barcola. L’ailier parisien a finalement réussi à contrer la passe du gardien adverse et la suite a fait chavirer le Parc. Kvaratskhelia a récupéré le cuir pour servir Vitinha, auteur du but du 3-2 d’un lob astucieux (3-2, 74e). Devant au score pour la troisième fois, Paris pensait se faire rattraper encore une fois sur un nouveau centre de l’intenable Neto pour Pedro, mais le Brésilien était hors-jeu (79e). Paris pouvait souffler, mais ne pensait pas vivre une telle fin de match. Les Blues ont multiplié les erreurs, mais un exploit de Kvaratskhelia a changé la donne. Après une récupération de Mayulu, le Titi a servi le Géorgien côté gauche. L’ancien Napolitain a repiqué avant de décocher un missile au milieu de 4 adversaires (4-2, 86e). Deux buts d’avance, c’était bien, mais « Kvara » en a mis un cinquième dans les arrêts de jeu (5-2, 90e). De quoi mettre les tenants du titre en position confortable avant le match retour mardi prochain.
En savoir plus sur