PSG : à qui s’adressaient les reproches d’Ousmane Dembélé ?
Les propos, à chaud, d’Ousmane Dembélé après la défaite du PSG hier à Rennes sur un excès d’individualisme ne sont pas passés inaperçus. Visait-il un partenaire en particulier ou souhaitait-il mettre en garde le groupe avant la Ligue des Champions ?
«Je pense qu’on doit mettre plus d’envie, on doit surtout jouer pour le Paris Saint-Germain pour pouvoir gagner des matchs. Parce que si on joue tout seul sur le terrain, ça ne va pas aller, on ne va pas gagner les titres qu’on veut». Les propos lâchés par Ousmane Dembélé après la défaite du PSG sur la pelouse du Roazhon Park (3-1) ont rapidement été montés en épingle. Le Ballon d’Or semblait reprocher à certains de ses coéquipiers un excès d’individualisme, alors même que pas grand monde s’attendait à une telle contre-performance cinq jours après avoir giflé l’OM (5-0), et face à un Stade Rennais sans entraîneur.
Ce vendredi, Dembélé n’a pas fait preuve d’une grande efficacité non plus. Il a certes réduit le score (72e) mais avait échoué avant face à Samba. S’agissait-il de reproches personnels ou d’un simple rappel à l’ordre à l’égard de tout le groupe, à 4 jours de disputer le barrage aller de Ligue des Champions ? Car c’est bien tout le collectif qui a failli hier. Il y a certes eu quelques défaillances individuelles comme Illia Zabarnyi, mais aussi pour Désiré Doué, maladroit pour ne pas dire suffisant devant le but (22e), ou encore de la part de Khvicha Kvaratskhelia, entreprenant puis très discret.
Luis Enrique a vite répondu
«La saison dernière, on a mis le club, le fanion, le Paris Saint-Germain devant, avant de penser à soi-même, poursuivait l’international français au micro du diffuseur. Je pense qu’on doit retrouver ça, surtout sur ces matchs-là. On sait qu’on est sur la deuxième partie de saison. C’est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, pas les individualités. On doit jouer pour le club d’abord au lieu de penser à soi-même». Quels que soient les joueurs visés, si tenté qu’il y ait des joueurs visés, ces propos arrivent à un moment clé de la saison et illustrent une certaine tension au sein du club, moins souverain que l’an passé.
«Les déclarations des joueurs à la fin du match n’ont aucune valeur. Aucune. Celles des entraîneurs non plus, mais celles des joueurs, vraiment aucune», recadrait immédiatement Luis Enrique en conférence de presse, interrogé sur les déclarations de Dembélé. Comme à son habitude, l’Asturien n’a pas vraiment mis de gants dans ce genre de situation. «La personne responsable de l’équipe, c’est moi. Je ne permettrai à aucun joueur de penser qu’il est plus important que le club, que moi, que le directeur sportif ou le président, ni le club. Ces déclarations ne valent rien. Elles arrivent dans la colère après un match et je pense que c’est clair».
Vitinha confirme à demi-mot
Certains y ont même vu des remontrances de la part de l’entraîneur à l’égard de son joueur d’avoir réagi en public pour des reproches qui doivent se faire à l’intérieur du vestiaire. Vitinha a pourtant plus ou moins confirmé son partenaire un peu plus tard, moins à chaud donc, en zone mixte. «On est prêts pour les critiques, ce n’est pas le problème. On va en parler entre nous, il y a des choses qui ont fonctionné, d’autres non. Je sais que tout le monde veut marquer, mais parfois il faut donner le ballon aux coéquipiers qui sont mieux placés. Je ne vise personne. Je n’imagine pas quelqu’un ne penser qu’à lui dans cette équipe. Mais on va en discuter entre nous pour régler ce qui n’a pas marché et être prêts pour le prochain match».
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