Arsenal : William Saliba vide son sac et explique le choix Nice

Cet hiver, William Saliba a rejoint l'OGC Nice sous la forme d'un prêt afin d'engranger du temps de jeu et de l'expérience avant de revenir à Arsenal. Présenté ce vendredi à la presse, l'ancien joueur de l'ASSE en a dit plus sur son choix et sur les premiers mois compliqués qu'il a vécu chez les Gunners.

William Saliba lors de la défaite de Nice contre Brest
William Saliba lors de la défaite de Nice contre Brest ©Maxppp
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Trouver un défenseur, telle était la priorité de l'OGC Nice cet hiver. En effet, les Aiglons souhaitaient se renforcer à ce poste après la blessure de Dante. Certains noms sont sortis du chapeau à l'image de ceux des expérimentés Samuel Umtiti et de Mamadou Sakho. Mais finalement, les pensionnaires de l'Allianz Riviera ont décidé de miser sur William Saliba (19 ans). Recruté par Arsenal à l'été 2019 puis prêté à l'ASSE, le défenseur central a rejoint les Gunners durant l'intersaison 2020. Mais le Français, envoyé avec les U23, n'a pas été utilisé par Mikel Arteta. Un prêt était donc la meilleure solution pour le joueur comme son club.

Saliba revient sur son passage difficile à Arsenal

C'est donc à Nice qu'il a trouvé un point de chute. Ce vendredi, il a été présenté à la presse. L'occasion d'en dire plus sur son choix, alors que les Verts voulaient aussi le faire revenir durant ce mois de janvier. «C'est sûr que Nice était mon choix favori. C'est un club que j'aime, qui joue le haut de tableau et qui a de l'ambition. Il y a un bon style de jeu avec de la possession. Concernant Saint-Etienne, c'est chez moi. C'est une zone de confort. Je voulais justement sortir de ma zone de confort et venir à Nice, un club où je n'avais jamais joué auparavant. C'était un meilleur choix». Toutes les conditions étaient donc réunies pour que la natif de Bondy puisse se relancer après un passage peu évident à Londres.

«C'est sûr c'est que les six premiers mois ont été durs. J'arrivais après six mois (à l'ASSE) où je n'avais pas pu m'entraîner ou jouer avec le coronavirus. On ne pouvait pas jouer de match. Je suis donc arrivé à Arsenal et ils finissaient le championnat. Je m'entraînais seul au départ. Après, lors des amicaux, j'ai manqué de rythme et j'étais juste physiquement. Le coach (Mikel Arteta) m'a dit que je n'étais pas encore prêt. J'aurais voulu avoir ma chance. C'est comme ça, c'est le football (...) Je suis parti car je voulais jouer, ça faisait depuis mars que je n'avais pas fait de match en équipe première. Et ça m'a fait du bien de jouer mercredi». Motivé comme jamais, William Saliba a rapidement été mis à contribution à Nice où il a joué son premier match mercredi (90 minutes contre Brest). Malgré la défaite 2-0, le défenseur a pu retrouver les terrains et des sensations, même si tout est allé vite pour lui cette semaine.

Le Français veut retrouver du temps de jeu et du plaisir

«Je suis arrivé lundi. J'ai eu un entraînement et j'ai fait mon deuxième entraînement aujourd'hui. Avec Arsenal, je jouais avec les U23 et je m'entraînais à fond avec les pros. Ca faisait longtemps que je n'avais pas joué en première division (depuis le 8 mars dernier) et ça fait du bien». D'autant que les Aiglons comptent sur lui pour compenser l'absence de Dante. «C'est sûr que je remplace un grand nom, qui est malheureusement blessé. Je ne me mets pas plus de pression que ça. Au contraire, c'est excitant. Je vais tout donner pour essayer de le remplacer. Je suis un jeune joueur mais je peux apporter ma jeune expérience. J'ai joué en L1, je viens pour diriger la défense et je compte tout donner. J'espère qu'on sera mieux en défense lors des matches à venir. Nice n'est pas à la place où il doit être. Chaque club a ses moments difficiles. On va essayer de se remettre d'aplomb».

Présent pour 6 mois, William Saliba ne veut pas encore penser à l'avenir. Seul le plaisir compte. «J'ai signé un contrat de six mois et après ces six mois, on verra. Ce qui est sûr, c'est que je vais faire mon maximum. Après, on verra bien». Même son de cloche du côté du président Jean-Pierre Rivère, qui n'a rien exclu pour la suite. «Allons-y étape par étape. Laissons d'abord William jouer et prendre du plaisir et nous verrons (...) Une porte est toujours ouverte quand vous avez une situation pour discuter. Quand il n'y a pas de discussion, la porte est fermée. J'espère qu'il va jouer et prendre du plaisir. Chaque chose en son temps». Le principal est effectivement ailleurs pour un William Saliba à la recherche du temps perdu.

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