Stade Rennais : Valentin Rongier et Quentin Merlin ont fait très mal à l’OM
Encore Marseillais il y a quelques semaines seulement, Valentin Rongier et Quentin Merlin ont été parmi les meilleurs joueurs de la victoire rennaises face à l’OM (1-0). Le premier a même été promu capitaine, alors que son accueil a été rendu houleux par les supporters, et Quentin Merlin a pris le dessus sur Mason Greenwood en plus d’avoir été passeur décisif pour Ludovic Blas.
Le Stade Rennais a posé la première pierre de sa reconstruction hier. À dix contre onze pendant une heure après l’expulsion du jeune Abdelhamid Aït Boudlal, les Brétiliens sont parvenus à résister à l’OM et même à forcer la décision en toute fin de match grâce à l’entrant Ludovic Blas. Là où Moussa Al-Tamari, sans doute lessivé par sa générosité et ses courses incessantes, a péché dans le dernier geste, l’ancien Nantais ne s’est pas trompé au moment de défier Rulli (90e+1). Il faut dire que le service de Quentin Merlin fut impeccable. Notre rédaction lui a même décerné le trophée d’homme du match avec un 7.
Piston gauche d’une défense à cinq, celui qui retrouvait ses anciens coéquipiers avait un sacré client en face, un certain Mason Greenwood. Il a certes été parfois déstabilisé par les dribbles chaloupés de l’Anglais, et gêné par ses courses intérieures mais il a également éprouvé son adversaire direct. L’Anglais est devenu de moins en moins influant au fil de la soirée, permettant même à Merlin de se montrer offensivement, jusqu’à ce ballon ajusté au millimètre dans le dos de la défense et d’un Balerdi pas assez bien aligné pour envoyer Blas au but. On lui excusera même ce coup-franc bazardé à la 73e.
Merlin : «au moment du match, on oublie que ce sont nos anciens coéquipiers»
Sa joie démonstrative au coup de sifflet final laisse à penser qu’il est pleinement investi à Rennes, laissant l’OM derrière lui. «On est dans le club qui les affronte (ses anciens coéquipiers), donc on est des ennemis, osait-il à la fin du match. Après, je les retrouverai à la fin, on discutera un peu. Mais au moment du match, on oublie que ce sont nos anciens coéquipiers. C’est fini, j’ai tourné la page. Je me suis concentré sur le club où je suis actuellement. Je suis très content d’être ici, et je vais me donner à 100 % jusqu’à la fin de la saison. Je suis totalement heureux d’être ici et fier d’être Rennais.»
Valentin Rongier pouvait en dire autant, lui qui était même promu capitaine alors qu’il portait encore le maillot phocéen il y a trois semaines. Il aurait pu vivre une soirée compliquée où l’accueil des supporters lui fut hostile avec deux banderoles à son encontre lui rappelant son passé nantais et ses propos chambreurs. Le milieu de terrain a répondu de la meilleure des manières sur le terrain, mettant son expérience à contribution. Plaque tournante de l’entrejeu, il a multiplié les efforts, compensé les tours, donner de la voix, pris l’initiative auprès de l’arbitre. Cela lui valait bien à 6 sur FM, quand L’Equipe est même monté à 7. De quoi se mettre les supporters dans la poche.
Rongier déjà promu capitaine
«Pour être honnête, je m’y attendais un peu, on m’avait prévenu. C’est leur choix, je peux comprendre certaines frustrations, expliquait le joueur de 30 ans après la rencontre. Maintenant, je l’ai déjà dit, je suis au Stade Rennais pour tout donner, c’est un peu la devise du club. Ils s’en rendront compte au fur et à mesure, mais je ne fais pas attention à ça. Le plus important, c’est que je donnerai tout sur le terrain. On est une famille maintenant. (…) Magnifique ambiance ce soir pour une première. Le fait de nous soutenir comme ça dès la première journée, vous ne pouvez pas imaginer tout le bien que ça nous fait.» Cette victoire, les deux anciens Marseillais s’en souviendront.
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