Incidents PSG-OM : Neymar vide son sac

Sur ses réseaux sociaux, Neymar a publié un long message pour revenir sur son expulsion lors du Classique contre l'Olympique de Marseille (0-1, 3e journée de Ligue 1), assumant ses responsabilités et son erreur, appelant à une prise de conscience face au fléau du racisme et demandant des sanctions à l'encontre d'Alvaro Gonzalez.

Neymar en tête à tête avec Alvaro Gonzalez
Neymar en tête à tête avec Alvaro Gonzalez ©Maxppp

Neymar est dans l’œil du cyclone. Incapable d’aider le Paris SG à l’emporter face à l’Olympique de Marseille ce dimanche soir au Parc des Princes (0-1, 3e journée de Ligue 1), le Brésilien a dégoupillé en fin de match, écopant d’un carton rouge et risquant une longue suspension. Dès le coup de sifflet final, la star auriverde s’était expliquée, assurant avoir cédé face à des insultes racistes proférées à son encontre par l’Espagnol Alvaro Gonzalez.

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L’information a fait le tour de la planète et, entre campagne de mobilisation, soutien au Sud-Américain et menaces de mort adressées à l’Ibère, l’affaire fait couler énormément d’encre. Le PSG a tenu à publier, en fin d’après-midi un communiqué officiel, pour apporter tout son soutien à son n° 10. Ce dernier, quelques minutes plus tard, a profité de ses réseaux sociaux pour revenir sur cette affaire et envoyer plusieurs messages.

Le message de Neymar :

«Hier, je me suis révolté, j’ai été puni avec un carton rouge parce que j’ai voulu frapper celui qui m’avait offensé. Je me suis dit que je ne pouvais pas sortir sans rien faire parce que j’ai compris que les responsables ne feraient rien, ne comprenaient pas ou ignoraient. Pendant le match, j’ai voulu répondre, comme d’habitude, ballon au pied. Les faits montrent que je n’ai pas réussi. Je me suis révolté…

Dans notre sport, les agressions, les insultes, les gros mots font partie du jeu. Pas le temps pour les câlins. Je comprends ce gars, en partie, ça fait partie du jeu. Mais l’intolérance est inacceptable.

Je suis noir, fils de noir, petit-fils et arrière-petit-fils de noir. J’en suis fier et je ne me considère différent de personne. Hier, je voulais que les responsables du match (arbitres, assistants) se positionnent de manière impartiale et comprennent qu’une telle attitude ne peut pas exister.

En réfléchissant et en voyant tant de manifestations face à ce qui s’est passé, je suis triste de voir le sentiment de haine que nous pouvons provoquer lors de nos réactions et révoltes à chaud.

Aurais-je dû l’ignorer ? Je ne sais pas encore… Aujourd’hui, avec la tête froide, je réponds oui. Mais, mes partenaires et moi avons demandé l’aide des arbitres et nous avons été ignorés. C’est le problème !

Nous qui sommes impliqués dans ce jeu devons réfléchir. Une action m’a fait réagir et ça a dégénéré. J’accepte ma punition, parce que j’aurais dû suivre le chemin d’une réponse propre, balle au pied. J’espère, d’autre part, que mon offenseur sera lui aussi puni.

Le racisme existe, il existe, mais il faut dire stop. Ça suffit ! Ce mec a été con, moi aussi parce que je me suis laissé avoir… Aujourd’hui, j’ai le privilège de garder la tête haute, mais nous devons tous réfléchir car, tous les noirs et les blancs peuvent ne pas être dans la même condition. La confrontation peut faire des dégâts désastreux pour les deux camps. Blanc ou noir. Je ne veux pas et nous ne pouvons pas tout mélanger. On ne choisit pas sa couleur. Face à Dieu nous sommes tous égaux.

Maintenant… Hier, j’ai perdu le match et j’ai manqué de sagesse… Être au cœur de cette situation ou ignorer un acte raciste n’aidera pas, je le sais. Mais pacifier ce mouvement antiraciste est notre obligation pour que le moins privilégié soit défendu. Nous allons nous retrouver et je prendrai ma revanche, en jouant au football…

Reste en paix ! Reste en paix !

Tu sais ce que tu as dit… Je sais ce que j’ai fait.

Plus d’amour dans le monde !»

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