Arsenal est en train de craquer !
Rejoints par Wolverhampton en toute fin de match alors qu’ils menaient 2-0, les Gunners ont flanché. Et des tensions commencent à apparaitre chez le leader de la Premier League.
Arsenal est-il en train de céder sous la pression ? Leader incontesté du classement de Premier League et auteur d’un parcours XXL en Ligue des Champions, le club entraîné par Mikel Arteta semblait filer vers une saison historique. Rien n’est encore perdu, mais hier soir, les Gunners se sont tiré une balle dans le pied à l’occasion de leur déplacement chez le dernier de la classe, Wolverhampton. Les Londoniens menaient 2-0 juste avant l’heure de jeu, reléguant ainsi provisoirement Manchester City à huit longueurs. De quoi maintenir une avance confortable au classement. Et puis l’invraisemblable s’est produit.
2 victoires en 6 matches
Après la réduction du score de Bueno à la 61e minute, Arsenal s’est fait rejoindre au bout du temps additionnel par un but d’Edozie. 2-2 et là, ce n’est plus la même histoire puisque City compte un match en moins et peut théoriquement revenir à deux unités des Gunners. Une fin de match terrible pour les partenaires de Gabriel Jesus qui ont d’ailleurs vu l’attaquant brésilien péter un câble et s’en prendre à Yerson Mosquera au coup de sifflet final. Un incident qui a provoqué une énorme altercation entre les deux équipes, dont un vif échange entre Riccardo Calafiori et Mateus Mane. Ces échauffourées illustrent en tout cas la tension palpable chez des Gunners n’ayant remporté que deux de leurs six derniers matches de Premier League. Arsenal est-il en train de tout gâcher en championnat ? Pour le consultant Paul Merson, les hommes d’Arteta ont pris ce match chez la lanterne rouge à la légère.
« Si Manchester City remporte tous ses matchs à partir de maintenant, il remportera le championnat, donc oui, c’est décevant. On ne peut pas jouer en deuxième vitesse. Vous avez vu, quand le score est passé à 2-2, il y avait une certaine urgence, tout le monde courait. On ne peut pas jouer comme ça. Chaque match est une finale de coupe jusqu’à la fin. Si Arsenal joue à un certain rythme, les Wolves ne peuvent pas les suivre. Mais s’ils ont joué comme ils le font habituellement, c’est-à-dire lentement et paresseusement, alors les Wolves sont toujours restés dans le match. Je n’arrive pas à croire le nombre de fois où ils ont perdu le ballon aussi facilement. C’était tellement facile. Au lieu de dicter le jeu et d’attirer les Wolves, je ne pense pas qu’ils aient réussi à enchaîner trois ou quatre passes à certains moments de la seconde mi-temps. Je ne vais pas m’en cacher, les Wolves ne sont pas une grande équipe. Ils avaient neuf points avant ce soir, ce n’est donc pas le genre d’équipe dont on s’attend à ce qu’elle revienne au score après avoir été menée 2-0 et obtienne le match nul contre Arsenal », a-t-il pesté sur Skysports.
La pilule est dure à avaler
Un constat partagé par Bukayo Saka. « Je suis déçu. Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire. Il y a eu une grande différence entre notre façon de jouer en première mi-temps et en deuxième mi-temps. Nous avons baissé notre niveau de jeu et nous en avons été punis. Il est temps de nous concentrer sur nous-mêmes, d’améliorer notre niveau et nos performances, et cela dépend de nous », a-t-il confié au micro de la célèbre émission Match of the Day. Interrogé à l’issue du match, Arteta a préféré ne pas exprimer toutes ses émotions, préférant se contenir et ne pas charger ses joueurs publiquement. « C’est très difficile à accepter. En deuxième mi-temps, nous n’avons pas joué comme nous aurions dû et comme il le fallait pour remporter un match de Premier League. Il vaut mieux ne pas juger, nous sommes tous trop émus. Il faut encaisser le coup, car nous le méritons », a-t-il confié, avant de poursuivre.
« Sous le coup de l’émotion, il est très facile de dire des choses qui peuvent nuire à l’équipe. Tout le monde veut faire de son mieux. Il faut traverser des périodes difficiles. Aujourd’hui, à la dernière minute, nous en avons payé le prix. Nous devons faire beaucoup mieux que ce que nous avons fait jusqu’à présent. Aujourd’hui, nous devons l’accepter. Nous devons être critiques envers nous-mêmes, car ce n’était pas suffisant. En championnat, la réalité est que nous n’avons pas été constants ces derniers mois. Il faut se relever. Lorsque vous traversez une période difficile, vous devez montrer à quel point vous voulez gagner et à quel point vous êtes bons. Vous devez vous relever. » Manchester City est encore loin d’avoir rattrapé Arsenal, mais les Gunners donnent de plus en plus aux Skyblues le bâton pour se faire battre.
En savoir plus sur