La nouvelle est tombée lundi, en milieu de journée : toutes les compétitions de football en Espagne ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre d’un commun accord entre la Liga et la Fédération espagnole (RFEF). L’ensemble des compétitions ibériques ne reprendront qu’une fois que les autorités sanitaires l’auront décidé en fonction de l’évolution de la pandémie de COVID-19. Javier Tebas, le président de la Liga, a en tout cas martelé son souhait d’aller au bout de la première division, quitte à jouer des rencontres toutes les 48 heures. Mais il se heurte à un refus de taille, celui du président de la Fédération espagnole de football, Luis Rubiales.

Au cours d’une conférence de presse, il a donné le ton. « Il faut souligner que toutes les compétitions sont suspendues. À la RFEF, on ne veut pas faire de cabale sur les dates. Quand tout redeviendra normal, il faudra donner la possibilité aux protagonistes de s’affronter dans les meilleures conditions. L’hôtel de la sélection est à la disposition des autorités, comme hôpital ou pour le repos du personnel médical. Pour ce qu’ils veulent. Nous mettons également nos kinésithérapeutes et psychologues à votre disposition pour vous assister », a-t-il d’abord rappelé, avant d’écarter l’hypothèse de matches toutes les 48 heures.

« Jouer au-delà du 30 juin est un scénario que nous envisageons. Que les contrats soient prolongés ou non, tous les clubs seront sur un pied d’égalité. (…) Nous avons entendu parler de jouer toutes les 48 heures en continu et nous ne considérons pas cela comme viable, honnêtement. Nous devons donner des outils pour jouer les matchs perdus le moment venu, mais la santé passe avant tout », a-t-il assuré. Puis il a rappelé qu’aucune date de reprise ne pouvait être établie. « Non. La date doit être celle de reprise du pays. Le football est désormais au cinquième plan. La santé doit être garantie en premier ». Rubiales reste pourtant convaincu que les compétitions doivent se terminer, peu importe quand elles reprendront. Les débats sur les conditions d’une reprise et l’établissement d’un calendrier vont donc continuer de l’autre côté des Pyrénées.