Nous ne sommes qu’à la mi-saison, mais Emiliano Sala (28 ans) a déjà égalé son plus grand nombre de buts inscrits en une saison de Ligue 1 (12). Un très bon rendement sur lequel le FC Nantes s’est appuyé pour sortir de la zone rouge après un début de saison compliqué. Une excellente nouvelle pour l’entraîneur Vahid Halilhodzic. Pourtant, il faut savoir reconnaître une chose : le président des Canaris, Waldemar Kita, sait pimenter l’actualité nantaise.

Dans n’importe quel club luttant pour son maintien en Ligue 1, voir partir le meilleur buteur à la mi-saison est une chose difficilement concevable, sauf si le contrat du joueur en question se termine six mois plus tard. Ce qui n’est pas le cas d’Emiliano Sala, dont le bail s’achève en 2020. Pourtant, si l’on en croit L’Équipe du jour, Kita fait tout pour que son attaquant plie bagage et aille jouer en Premier League, chez l’actuel seizième du classement de Premier League : Cardiff. En clair, le patron des Canaris essaie de faire comprendre à son élément que le salaire qui l’attend de l’autre côté de la Manche ne peut se refuser.

Halilhodzic est-il au courant ?

Le quotidien sportif nous apprenait il y a quelques jours, que le FCN et son homologue gallois s’étaient entendus sur les modalités d’un transfert tournant autour des 20 M€. Mais à l’époque, si Kita se réjouissait à l’idée de renflouer ses caisses avec un gros chèque, Sala, lui, n’affichait pas un enthousiasme débordant. Une attitude qui a sans doute obligé Cardiff à mettre la pression sur le FCN en annonçant publiquement que le montant réclamé par Kita était bien trop élevé.

En réalité, Cardiff est donc toujours sur le coup et attend désormais que Kita réussisse à convaincre son buteur. Reste que Sala n’est toujours pas emballé par Cardiff. Enfin, Kita a-t-il informé Vahid Halilhodzic qu’il cherchait coûte que coûte à vendre un Sala que le Bosnien ne veut pas voir partir ? Rappelez-vous, coach Vahid avait été très clair à ce sujet. « Je ne suis pas inquiet. Pourquoi le serais-je ? Il va partir ? Bah non, il ne peut pas partir. Non. Si je dis non, c’est que je pense qu’il ne peut pas partir. (…) Pour moi, il n’y a aucun problème. Peut-être que je ne sais pas ce qu’il se passe dans mon dos ». Et c’est peut-être ça justement le problème...