Rien ne va plus à Newcastle. Englués dans les tréfonds de la Premier League - 19e avec 24 points après 28 journées disputées -, les Magpies n’ont remporté qu’un seul de leurs six derniers matches. Parmi ceux-ci, deux revers face à Watford (2-1) et Bournemouth (1-3) passent particulièrement mal auprès des supporters, sans oublier que le match en retard des pensionnaires de St James’ Park les verra accueillir... Manchester City. Pas le meilleur moyen de prendre des points. C’est donc au cœur de la tourmente, et pour tenter de créer un électrochoc, que la direction du club vient de limoger Steve McClaren.

Newcastle United a publié un communiqué solennel en ce sens sur son site internet pour officialiser la fin de sa collaboration avec le technicien anglais de 54 ans, pourtant seulement arrivé en juin dernier pour trois ans : «  Après la défaite contre Bournemouth samedi, le club a beaucoup réfléchi à la situation et est arrivé aujourd’hui à la conclusion de la fin de la collaboration de Steve McClaren, avec effet immédiat. Nous savons que nous avons mis plusieurs jours à prendre cette décision et que cela a causé une certaine incertitude pour toutes les personnes concernées, en particulier Steve et les joueurs, auprès de qui nous nous excusons. Cependant, nous pensons qu’il était nécessaire de prendre les bonnes décisions dans l’intérêt du club », peut-on lire sur le site officiel du club

Tout sauf un coup de tonnerre tant les résultats avaient généré au club un climat délétère. En témoigne cette image marquante de supporters jetant leur abonnement sur la pelouse de rage et de dépit lors du revers subi à domicile face à Bournemouth début mars. Le remplaçant de McClaren devrait être nommé sous peu, et c’est Rafael Benitez qui est pressenti pour tenter de mener à bien l’opération maintien. Newcastle avait déjà frisé la correctionnelle la saison dernière, en assurant son maintien lors de la 38e et dernière journée, en dominant West Ham (2-0), mettant ainsi fin à une série de 10 matches sans victoire en plein sprint final. Reste à savoir si le nouveau venu saura redresser la barre.