OM : mais où est passé CJ Egan-Riley ?
Très peu utilisé par Roberto De Zerbi, CJ Egan-Riley a complètement disparu depuis la prise de fonction d’Habib Beye sur le banc de l’OM. Une situation qui interpelle.
Il n’y a qu’à observer les temps de jeu depuis le début de la saison pour s’en rendre compte. Sur tous les joueurs de champ présents depuis la reprise en août à l’OM, CJ Egan-Riley affiche le 2e plus faible temps de jeu de l’effectif. Avec 682 minutes réparties sur 14 rencontres toutes compétitions confondues (1 but), l’Anglais est seulement battu par Hamed Junior Traoré (556 minutes), absent des terrains pour une blessure à la cuisse de septembre à janvier… Quinten Timber (609 minutes), arrivé en janvier, pourrait déjà dépasser son temps de jeu vendredi en cas de titularisation face à Auxerre (coup d’envoi à 20h45).
Déjà peu utilisé sous Roberto De Zerbi, le défenseur de 23 ans a complètement disparu avec Habib Beye. Il n’a toujours pas effectué la moindre apparition depuis la venue de l’ancien technicien du Stade Rennais sur le banc, et n’est plus apparu sur un terrain depuis le 13 janvier dernier. C’était lors du 16e de finale de Coupe de France contre les amateurs de Bayeux (9-0). Remplaçant, il était entré à la pause pour faire tourner l’effectif et avait même marqué le 7e but de son équipe ce soir-là. Le seul de sa saison pour le moment. Depuis cette dernière apparition, plus de son et de rares images de lui sur le banc de touche.
Beye : «j’ai dit que tout le monde aura sa carte à jouer»
C’est ce qui peut rassurer le joueur sous contrat jusqu’en 2029. L’ancien de Burnley n’est pas du tout mis au placard par Habib Beye. Il est toujours convoqué et son nom apparaît sur les feuilles de match. Il doit surtout faire face à une grosse concurrence en défense, alors même que celle-ci ne convainc pas grand monde depuis plusieurs semaines. Sa carte à jouer se trouve ici. Attendre qu’une place se libère comme cela arrive souvent après une défaite. Il peut également mettre sa polyvalence en valeur, lui qui est capable de jouer en charnière et latéral droit. Qu’il se rassure, son heure viendra avant la fin de la saison assure Beye en conférence de presse.
«C’est un garçon très engagé à l’entraînement. Il n’a plus joué depuis un moment, reconnaît le technicien en conférence de presse ce jeudi, qui sera privé d’Aguerd possiblement pour la fin de saison, et sans doute de Balerdi face à l’AJA. Ce qui est sur, c’est que c’est un joueur qui est capable de jouer à droite ou dans l’axe d’une défense à 4 ou à 3. Le fait qu’il n’a pas joué depuis longtemps, il faut le remonter athlétiquement. Comme avec Pavard avant Toulouse, j’ai dit que tout le monde aura sa carte à jouer. C’est la même chose pour CJ. Je compte sur tout le monde. J’ai remis les compteurs à zéro. Après, c’est l’entraînement et la méritocratie. On est très content de ce qu’il fait à l’entraînement», assure-t-il.
Encore 9 matchs
Malgré la polyvalence d’Egan-Riley mis en exergue par Beye, un constat s’impose. L’entraîneur n’a pas fait appel à lui sur ses 4 premiers matchs, quel que soit le système utilisé. Pavard avait aussi de quoi s’inquiéter avant le match à Toulouse avant de revenir dans les plans. L’international U21 des Three Lions paye peut-être encore cette dernière titularisation à Nantes au Vélodrome sous De Zerbi (défaite 2-0 le 9 janvier). Depuis, Weah, Balerdi, Aguerd, Medina et Pavard ont tous joué à des postes auxquels il peut prétendre. Il a encore 9 matchs avant la fin de saison pour rebondir. Après cela, il sera temps de questionner la pertinence de sa présence dans l’effectif, lui qui avait été recruté libre l’été dernier.
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