OM - Lens : les notes du match

L’OM a mis fin à la série de 10 victoires de Lens en s’imposant assez nettement au Vélodrome ce samedi soir (3-1). Les Marseillais reviennent à cinq points de leurs adversaires, dépossédés de leur trône de leader par Paris lors de cette 19e journée de Ligue 1.

Par La Rédaction FM
13 min.
Nwaneri @Maxppp

L’Olympique de Marseille recevait le RC Lens au Vélodrome pour la 19e journée de Ligue 1 McDonald’s, dans une affiche importante pour le haut de tableau, arbitrée par Benoît Bastien. Roberto De Zerbi avait aligné un 3-4-2-1 ambitieux avec Gouiri en pointe, soutenu par Nwaneri, titularisé pour la première fois depuis son arrivée estivale, et Traoré, tandis que Lens répondait avec un dispositif similaire sous les ordres de Pierre Sage. Dès le coup d’envoi donné par les Marseillais, l’OM imposait un pressing intense et prenait rapidement l’ascendant. Cette entame parfaite était récompensée lorsque Paixão trouvait Gouiri côté gauche : l’attaquant éliminait deux adversaires avec un brin de réussite avant de frapper, son tir dévié trompant Risser après validation de la VAR (3e, 4e). Le Vélodrome explosait et Marseille poursuivait sur sa lancée, étouffant des Lensois dépassés dans les premières minutes.

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Classement live

La domination olympienne se poursuivait et trouvait une nouvelle traduction au tableau d’affichage peu après. Très actif entre les lignes, Nwaneri se projetait parfaitement et concluait une action collective limpide pour inscrire le deuxième but marseillais, confirmant des débuts rêvés sous ses nouvelles couleurs (13e). L’OM continuait alors à dérouler, multipliant les combinaisons rapides et les projections sur les côtés. Lens tentait de réagir et se procurait une grosse opportunité lorsque Thomasson combinait avec Édouard, mais l’attaquant manquait totalement le cadre en position idéale (28e). Malgré un léger mieux lensois en fin de période, Marseille restait solide et regagnait les vestiaires avec un avantage logique de deux buts, au terme d’un premier acte maîtrisé et rythmé (45e).

Les Phocéens frappent fort

Au retour des vestiaires, Lens revenait avec de meilleures intentions et se montrait immédiatement dangereux. Dès la reprise, Thomasson armait une frappe qui passait tout près du poteau gauche de Rulli, alertant la défense marseillaise (46e). Les Sang et Or tentaient alors d’installer davantage de jeu dans le camp adverse, poussant l’OM à reculer légèrement et à gérer ses temps faibles. Marseille procédait par contres, cherchant à exploiter la vitesse de Paixão et la mobilité de Gouiri, tout en s’appuyant sur un bloc défensif bien organisé autour de Balerdi et Aguerd. Le rythme restait soutenu mais les occasions franches se faisaient plus rares. Dans la dernière demi-heure, l’OM faisait preuve de maîtrise et d’expérience pour conserver son avantage. Lens continuait à pousser sans parvenir à réellement mettre Rulli en grande difficulté, se heurtant à une défense marseillaise disciplinée et compacte. De Zerbi ajustait son dispositif pour sécuriser le score, tandis que le public accompagnait chaque intervention défensive. Marseille finissait par définitivement plier la rencontre dans le dernier quart d’heure. Sur une action partie du côté droit, Greenwood décalait Weah qui adressait un centre puissant devant le but. Gouiri surgissait au premier poteau et coupait parfaitement la trajectoire d’un plat du pied droit maîtrisé pour inscrire le troisième but olympien (75e).

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Après une courte vérification de la VAR pour une position de hors-jeu potentielle, le but était finalement accordé et l’OM prenait le large au tableau d’affichage (76e), assommant définitivement un RC Lens dépassé. Lens parvenait toutefois à sauver l’honneur en fin de rencontre. Sur une belle action collective, Sangaré délivrait une passe subtile de l’extérieur du pied vers Fofana, qui se projetait dans la surface avant d’ajuster Rulli d’une frappe rasante du pied droit (85e). Ce troisième but de la saison pour Rayan Fofana permettait aux Sang et Or de réduire l’écart (86e), sans pour autant remettre en cause la victoire marseillaise. Sans concéder de véritable occasion nette, Marseille gérait sereinement la fin de rencontre et s’imposait (3-1) au Vélodrome, grâce à une première période de très haut niveau. Ce succès permettait à l’OM de confirmer sa solidité à domicile et de lancer idéalement la suite de la saison, avec une mention spéciale pour la prestation très prometteuse d’Ethan Nwaneri dès sa première apparition.

L’homme du match

- Nwaneri (7,5) : pour se mettre le Vélodrome dans la poche, le timing (13e minute de jeu) et la manière étaient tout simplement parfaits. La pression populaire n’a jamais semblé déstabiliser le gamin de 18 ans, au contraire, elle l’a porté. Son pied gauche a fait des dégâts, comme sur son but quand il laisse Malang Sarr sur place. Il se sort d’une situation au milieu de trois joueurs pour mettre Traoré sur orbite (40e). Quelques choix qui trahissent son inexpérience, mais une première plus que prometteuse. Remplacé par Greenwood (58e), déséquilibrant dès son entrée en jeu. Il a fait des misères à Aguilar sur le côté, et n’est pas loin de marquer un but exceptionnel en fin de match.

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OM :

- Rulli (6) : il a été plus spectateur qu’acteur en première période, mais n’a jamais baissé la garde malgré l’ennui ambiant. Sans s’employer sur sa ligne, l’Argentin a apporté de la sérénité à sa défense, tantôt par ses sorties, tantôt par son jeu au pied. Il n’a pas eu un seul arrêt à faire en plus d’une heure de jeu, maie est battu par Fofana après avoir été abandonné par sa défense.

- Balerdi (4) : sa première période tranche assez nettement avec celle d’Aguerd et Medina. Il s’est rendu coupable de plusieurs erreurs de relances dangereuses, et n’a pas toujours donné la sensation de maîtriser ce qu’il faisait. Une gestion de la profondeur douteuse sur certaines séquences, mais il est monté en puissance au fil du match. Il doit quand même faire mieux sur le but de Fofana, où la passe de Sangaré le bat totalement.

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- Aguerd (7) : il devait se remettre la tête à l’endroit après la désillusion vécue dimanche soir en finale de la CAN, et le Marocain a parfaitement répondu. Il a livré un duel de tous les instants à Edouard - même si l’attaquant lensois a aussi réussi à le bousculer par moments - et ne s’est jamais affolé. Il est resté calme, froid dans ses interventions, et a également soulagé son équipe à relance. Remplacé par Pavard (74e), qui joue mal le hors-jeu sur le but de Fofana.

- Medina (6,5) : pas toujours convaincant lors de ses dernières sorties, l’Argentin a montré un bien meilleur visage. Il est à l’ouverture sur le but de Gouiri avec cette superbe diagonale pour Paixao, et on a senti une connexion naître au fil du match avec Aguerd, son premier relais sur le terrain. Avec l’aide Paixao, il a globalement limité l’influence de Thauvin, obligé de se réaxer pour exister dans la rencontre.

- Weah (6) : on a eu l’impression que l’Américain traînait encore avec lui les effets de la gifle reçue face à Liverpool. En première mi-temps, il a globalement ralenti de jeu de son équipe, a peiné à se rendre utile, et a aussi été mis en difficulté dans le un contre un. On ignore ce que lui a dit De Zerbi au vestiaire à la pause, mais il a montré un visage absolument contraire en seconde période. L’ancien Turinois a constamment créé de l’incertitude dans ses montées, s’est permis plusieurs dribbles chaloupés, et a été l’auteur d’une offrande pour le doublé de Gouiri.

- Höjbjerg (6) : le Danois a mis de l’ordre sur certaines situations chaudes, mais on l’a en même temps senti parfois loin des actions. En première période, il expose son équipe avec Timber sur une passe laser de Thauvin, heureusement sans conséquences après le raté d’Edouard. Il n’est pas non plus exempt de tout reproche sur la situation immédiate de Lens au retour des vestiaires. Le crédit est surtout à mettre à Nwaneri, mais c’est lui qui décale l’Anglais sur son but. Sa deuxième mi-temps est de meilleure facture. Il a quadrillé sa zone, a constamment harcelé le porteur du ballon, et ce n’est pas un hasard si Lens a peu existé avant son but.

- Timber (6,5) : sa première montée après quelques minutes nous a dressé le profil du joueur, fidèle à ce qu’il nous avait annoncé hier en conférence de presse, à savoir un milieu box to box. Le Néerlandais s’est époumoné, il a été le garant de l’équilibre et l’initiateur du pressing marseillais à la perte de balle. Pas toujours en réussite avec le ballon, surtout dans le dernier tiers, mais des promesses à n’en pas douter. Une belle ouverture pour Gouiri en première période, et une superbe percée en solitaire après une récupération en deuxième mi-temps. Remplacé par O’Riley (74e), qui a soufflé le chaud et le froid à son entrée.

- Paixao (6,5) : c’est son excellent de travail de fixation qui mène au but de Gouiri. Comme à son habitude, le Brésilien n’a pas rechigné sur les efforts, il est venu gratter plusieurs ballons dans les pieds lensois, et n’a pas hésité à venir au soutien de Medina quand l’Argentin se retrouvait en situation de 1 contre 2. Sa passe à l’aveugle a plu au Vélodrome, comme son travail sur le troisième but de Gouiri. C’est lui qui a crée du lien à l’intérieur du jeu. Le Brésilien a en revanche eu du mal à exister dans son couloir lorsqu’il était question d’aller provoquer.

- Nwaneri (7,5) : voir ci-desssus

- Traoré (5) : l’Ivoirien n’a pas toujours été en réussite, et il n’a pas non plus toujours été servi quand le jeu le réclamait. Il a un duel qu’il doit mieux négocier après une ouverture de Nwaneri en première période, mais hésite trop avant de se faire rattraper. Du mieux après la pause avec des courses vers l’avant, des relais, et des décalages créés. Remplacé par Bakola (74e), en grande difficulté à son entrée.

- Gouiri (7) : il ne lui en a pas fallu dix pour marquer, la première lui a suffi. Au milieu de 4 joueurs, c’est lui qui est venu forcer le passage avec un brin de réussite pour mettre le Vélodrome en ébullition. Il a été un véritable poison par son placement en première période, même s’il n’a pas toujours choisi la bonne option. On l’a senti faiblir au fil du match, avant de resurgir pour inscrire un doublé sur ce caviar de Weah qu’il sent parfaitement. Remplacé par Aubameyang (80e).

Lens

- Risser (3) : le portier qui n’avait plus encaissé de buts en Ligue 1 depuis le 6 décembre 2025 en a concédé trois ce soir. La première frappe d’Amine Gouiri l’a trompé, après avoir été contrée (3e). Alors que les Lensois venaient de prendre un coup sur la tête, le gardien s’est à nouveau retrouvé piégé par la frappe au sol d’Ethan Nwaneri à l’entrée de la surface (13e). Ses défenseurs ont caché le peu de visibilité qu’il avait lors de la seconde réalisation de Gouiri (75e).

- Aguilar (3) : aligné dans une défense à trois qui paraissait solide, l’arrière a manqué de concentration dès les premières minutes. Lorsque Gouiri a fait trembler Risser, il est resté la tête baissée, et n’a pas osé faire de fautes sur le Fennec. Immobile quelques instants plus tard sur la frappe de Nwaneri, comme ses partenaires, il a de nouveau été peu rassurant. Il en a été de même lorsque Gouiri a inscrit son doublé. Remplacé par Anthony Bermont (78e).

- Sarr (4) : l’habituel soldat lensois a entamé sa rencontre de la pire des manières. Gouiri l’a laissé sans voix dès le début de la partie (3e). Loin de son adversaire au duel, le défenseur central s’est également laissé enrhumer lors du second but de l’OM de Nwaneri. Il a fallu attendre le quart d’heure de jeu pour qu’il stoppe un énième assaut incessant dans la surface de Risser (14e). Après les rentrées de Aubameyang et Greenwood, tout est redevenu délicat pour le défenseur qui n’a pas su résister (80e).

- Ganiou (4) : le joueur de 20 ans n’a fait que subir face aux infatigables marseillais en première mi-temps. Il a en revanche contenu Paixao dans sa poche en seconde période, alors que le Brésilien venait le provoquer en un contre un. Une rencontre qui s’est conclue dans la douleur avec un second but de Gouiri, qui aurait pu être évité s’il s’était interposé devant ses pieds magiques.

- Abdulhamid (3) : la discrétion qu’il a portée sur son dos en première période, a presque été synonyme d’absence dans son couloir. Face à des adversaires de taille, il a parfois même essayé de proposer quelque chose, en vain. Le Saoudien n’a apporté aucun danger, que ce soit en intégrant le cœur du jeu ou en collant la ligne.

- Sangaré (4,5) : auteur d’un alignement assez illisible en première période, le milieu de terrain malien s’est retrouvé dans une impasse. Il a cherché à exister comme Hojbjerg et Timber dans les transitions, sans y parvenir. Trop tranchant lorsqu’il fallait intervenir dans les pieds olympiens, il a été averti justement, donnant ainsi un coup de pied arrêté intéressant à ses adversaires (61e). Après un laissé aller de la part des Olympiens, il a contribué à un mouvement remarquable. Son aisance technique lui a permis de servir Rayan Fofana pour inscrire le seul but lensois (85e).

- Thomasson (3) : si sa classe dans le championnat rayonne chaque week-end, cette soirée au Vélodrome était différente pour le milieu de terrain. Pressé par un bloc olympien plutôt haut, il est resté piégé durant toute la première période. Légèrement perturbé, notamment à cause des espaces qu’il laissait dans le cœur du jeu, sa disponibilité dans les différentes zones du terrain n’a pas suffi. Au retour des vestiaires, ce manque de disponibilité s’est transformé en manque d’efficacité, après une frappe mal enveloppée devant Rulli. Sans réel leadership, ses coéquipiers n’ont pas trouvé leur repère. Remplacé par Andrija Bulatovic (72e).

- Udol (4) : le défenseur lensois a été mis en difficulté par le schéma tactique de Roberto De Zerbi. Après seulement dix minutes, il a dû revoir le placement de sa défense avec son coach, afin de fermer la porte aux Marseillais. Il a quand même effectué des retours décisifs importants, marquant son sens de l’agressivité. Cependant, il n’a aucunement contribué aux phases offensives.

- Thauvin (4) : de retour dans son jardin, l’ailier lensois a essayé de montrer qu’il était un dribbleur hors pair. Ses prises de balles vers l’avant et son envie de réaliser un bon coup au Vélodrome, ont été visibles d’entrée. Mais face à une défense parfaitement alignée, il a été difficile pour le tricolore de créer un véritable danger (26e, 43e). Agacé par le manque de répondant de son équipe, il a laissé promené ses étâts d’âme en récoltant un carton jaune. Remplacé par Florian Sotoca (78e) qui n’a apporté que très peu.

- Said (4) : il a été le premier nordiste à pénétrer dans la surface olympienne avec des gestes techniques plutôt bien exécutés. Toujours à la recherche de la dernière passe ou du centre déstabilisant, l’expérimenté s’est montré disponible. Or, il s’est montré trop peu impactant, manquant de flair sur certaines phases de jeu. Celui-ci s’est d’ailleurs fait avertir en premier avant la mi-temps. Il a disparu avant d’être remplacé par Rayan Fofana (71e) qui a su réduire l’écart sur un magnifique service de Mamadou Sangaré (85e).

- Edouard (3) : blessé face à Auxerre la semaine passée, le leader d’attaque a su imposer sa hargne et son pressing. Seul en pointe, malgré la bonne compagnie de Thauvin et Said derrière lui, le renard des surfaces a cependant eu du mal à pénétrer dans la surface olympienne avec le ballon. Il a tenté quelques éclairs solitaires, mais sans réussite devant Balerdi et Aguerd. La plupart des temps forts ont ensuite été marseillais, jusqu’à sa sortie à l’heure de jeu. Remplacé par Abdallah Sima (59e).

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