Eliminatoires CM - Europe

Le PSG n’a pas dit son dernier mot avec la FFF !

Le PSG continue de dénoncer la gestion médicale de ses joueurs par l’équipe de France. Après les blessures de Doué et Dembélé, le club réclame un protocole plus transparent et un dialogue renforcé avec la FFF, tandis que la Fédération prévoit de répondre à la lettre de Nasser Al-Khelaïfi.

Par Valentin Feuillette
3 min.
Philippe Diallo @Maxppp

Le Paris Saint-Germain a repris la main dans le bras de fer engagé avec la Fédération française de football (FFF) après les blessures de Désiré Doué et Ousmane Dembélé survenues durant le rassemblement des Bleus. Selon L’Équipe, le club de la capitale a exprimé sa « profonde inquiétude » dans une lettre adressée à la FFF le 4 septembre, estimant que la gestion médicale passée de ses joueurs avait été insuffisante. La réaction du PSG s’inscrit dans une volonté de protéger ses joueurs en soulignant la nécessité d’un protocole de coordination médico-sportive plus transparent et collaboratif entre clubs et sélection nationale. Le communiqué publié dimanche matin insiste sur des « faits graves et évitables », rappelant que le club avait transmis en amont des informations précises sur la charge de travail supportable par ses joueurs et les risques de blessures, sans que ces recommandations n’aient été suivies par le staff médical de l’équipe de France.

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L’affaire prend une dimension plus large lorsqu’on examine le contexte des précédents épisodes similaires. L’Équipe rappelle que le PSG avait déjà exprimé son mécontentement en juin dernier après les blessures de Barcola et Dembélé, ainsi qu’en septembre 2024 pour Zaïre-Emery. Le club souligne l’absence de concertation avec son équipe médicale avant les rencontres internationales, un point particulièrement sensible avant le match contre l’Ukraine (2-0). Malgré un démenti de l’équipe de France sur ces accusations, précisant qu’une rencontre entre le médecin du PSG et Franck Le Gall a bien eu lieu samedi, le PSG maintient sa position et insiste sur le manque de dialogue préalable concernant l’état de Dembélé et Doué, à l’heure où l’UNFP est monté au créneau pour défendre la position du club parisien.

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Diallo ne va pas se laisser faire

Cette offensive du PSG pourrait également trouver un écho auprès d’autres clubs, français comme étrangers, confrontés à des situations similaires par le passé. L’Équipe évoque le cas de Karim Benzema avant la Coupe du monde 2022, qui avait déjà mis en lumière certaines tensions autour de la gestion médicale des joueurs en sélection. Le club parisien semble ici jouer une carte stratégique. En s’attaquant publiquement au staff médical des Bleus, il espère non seulement protéger ses propres joueurs mais aussi faire pression pour l’instauration de règles plus strictes concernant la coordination entre clubs et sélection. La polémique dépasse ainsi la simple gestion individuelle des blessures et pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les clubs et la sélection communiquent à l’avenir.

Jusqu’à présent, aucune rencontre directe n’a eu lieu entre Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, et Philippe Diallo, président de la FFF. L’Équipe souligne qu’en dehors de la lettre officielle adressée à la Fédération, aucun dialogue global n’a été engagé entre les deux parties. Cependant, Philippe Diallo a bien prévu de répondre à la lettre du PSG. Le suivi des joueurs parisiens encore présents dans le groupe, Bradley Barcola et Lucas Hernandez, ainsi que du gardien Lucas Chevalier, sera scruté de près mardi contre l’Islande, en particulier la gestion de Barcola, titulaire face à l’Ukraine. L’issue de ce rassemblement pourrait intensifier les débats et les tensions, qui devraient se prolonger jusqu’aux prochaines convocations de Didier Deschamps en octobre et novembre, moment où ses choix et la gestion des joueurs parisiens seront particulièrement observés par les clubs et les médias.

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