Monaco - OM : les notes du match

L’AS Monaco a réalisé un très gros coup dans la course à la Ligue des Champions en s’imposant face à l’Olympique de Marseille (2-1), à l’occasion de cette 28e journée de Ligue 1. Les Monégasques ont pu compter sur un très bon Lukás Hrádecký. Voici les notes de cette rencontre.

Par La Rédaction FM
13 min.
Lukáš Hrádecký @Maxppp

En clôture de la 28e journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille pouvait réaliser une belle opération comptable après la lourde défaite du RC Lens, samedi soir, face au LOSC. Opposés à l’AS Monaco, les hommes d’Habib Beye se devaient de l’emporter pour récupérer leur place sur le podium et surtout mettre la pression à la formation artésienne. Pour ce faire, les Phocéens, privés de Greenwood et Kondogbia, se présentaient en 4-4-2 avec Gouiri associé à Aubameyang alors que Traoré, préféré à Nwaneri, et Paixao animaient les ailes. De son côté, Sébastien Pocognoli, bien décidé à marquer les esprits et revenir à hauteur de son adversaire du soir, optait pour un 3-4-1-2 où Balogun était soutenu par Akliouche et Golovin à la pointe de l’attaque. Paul Pogba, de retour dans le groupe, débutait lui sur le banc.

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Un choc, décisif pour la course à la Ligue des Champions, qui ne tardait pas à s’animer. Profitant des espaces laissés par la défense monégasque, l’OM se montrait menaçant, mais manquait de précision dans le dernier geste. Sur phase arrêtée, Paixao prenait lui sa chance, mais sa frappe passait largement au-dessus des cages asémistes (9e). La première énorme situation était finalement à mettre à l’actif de l’ASM. Après une bonne récupération de balle, Golovin trouvait Akliouche qui armait une reprise acrobatique. Non cadrée (10e). La réponse phocéenne ne se faisait pas attendre. Servi dans la surface par Weah, Traoré progressait et armait une lourde frappe du gauche que Hradecky détournait parfaitement (11e). Une affiche plaisante où les deux formations se rendaient coup pour coup.

Hrádecký et Monaco recollent à l’OM

Au fil des minutes, l’intensité retombait cependant légèrement et les prises de risque se faisaient de plus en plus rares. Sous les yeux du sprinter, Usain Bolt, l’OM repartait à l’attaque et faisait trembler la défense monégasque mais ni Weah (32e), ni Aubameyang (33e) ne trouvaient le cadre. Dans la foulée, Paixao, envoyé en profondeur, contrôlait parfaitement mais butait sur Hradecky, imperturbable (36e). Malgré du rythme, des occasions et l’envie de bien faire, les deux formations rentraient dos à dos à la pause. Au retour des vestiaires, les débats se voulaient toujours aussi animés. À la suite d’un corner phocéen, Paixao se montrait encore en décochant un missile du droit que Lukas Hradecky captait en deux temps devant sa ligne de but (49e). Si les Marseillais semblaient de mieux en mieux, c’est finalement l’ASM qui ouvrait le score.

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Alors que Balogun était tout proche de tromper Rulli, c’est Golovin, à la réception d’un centre parfait de Teze, qui libérait les siens (1-0, 59e). Sonné, l’OM tentait de réagir, à l’image de Pierre-Emile Höjbjerg, auteur d’un véritable missile encore parfaitement boxé par le portier asémiste (66e). Dans un grand soir, le dernier rempart du club de la Principauté s’interposait encore face à Timber (72e). Bien décidé à faire son retard, Habib Beye lançait Nwaneri mais l’ASM faisait le break dans la foulée… Sur un long dégagement d’Hradecky, définitivement précieux ce soir, Balogun prenait le meilleur sur Egan-Riley avant d’ajuster Rulli d’un superbe lob (2-0, 72e). En fin de match, Balerdi entrait côté OM, Fati côté Monaco. Et si Gouiri, un peu chanceux au milieu de la défense monégasque, relançait quelque peu le suspense (2-1, 85e), c’est bien Monaco qui s’offrait une victoire de prestige (2-1). Au classement, l’OM reste au pied du podium et se retrouve désormais sous la pression de l’AS Monaco, à égalité de points. Dans la course à l’Europe, tout reste à faire à six journées de la fin…

L’Homme du Match : Hrádecký (7,5) : dès les premiers instants de la rencontre, le portier finlandais a sorti une superbe parade devant Traoré (10e). Après plusieurs temps faibles, il a patienté dans sa cage sans se laisser déconcentrer. Avant la demi-heure de jeu, il a parfaitement anticipé un ballon en profondeur, le mettant en touche sereinement. Très impliqué, il s’est aussi montré décisif lors d’un duel avec Paixao (36e). Au retour des vestiaires, il a encore été appliqué en lisant la frappe lointaine du Brésilien (48e). Højbjerg a également tenté, mais le mur finlandais était vraisemblablement infranchissable (67e). Seul Gouiri a poursuivi ses efforts et a réduit le score juste devant lui (86e). Malgré ce but, c’est l’homme de ce choc au sommet.

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AS Monaco

- Hrádecký (7,5) : voir ci-dessus

- Kehrer (6) : placé sur la droite de la défense monégasque, l’Allemand a fait face à un Gouiri très provocateur. Mais rien ne l’a véritablement déstabilisé puisqu’il s’est servi de son expérience et de sa solidarité. Il est resté concentré et a fait preuve de vigilance lorsque les attaquants pénétraient la surface de réparation. En se servant de son jeu de corps, il a vite calmé les Marseillais lors du premier acte. Or, devant Gouiri, il a complètement été perturbé en fin de match. L’arrière-garde a laissé l’Algérien ajuster son gardien sans remords (86e).

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- Zakaria (5,5) : le capitaine de la Principauté était positionné entre Faes et Kehrer dans l’axe. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son début de match a été intense, car les Olympiens cherchaient régulièrement la profondeur. En fin de compte, ils n’ont pas été tranchants et il a semblé très serein dans sa zone avant le retour aux vestiaires. Tel un patron, il a assuré les arrières sur le centre puissant de Paixao (57e). Pourtant très habile, il a complètement perdu son calme devant Gouiri, tombant à même le sol (86e).

- Faes (5,5) : un début de rencontre très doux pour le Belge. Mawissa s’est occupé de Weah sur le couloir gauche et il est resté en retrait. Celui-ci a simplement proposé des solutions lorsqu’il fallait envoyer des ballons vers l’avant à la relance. Le numéro 25 a d’ailleurs fait preuve de professionnalisme sans se jeter bêtement dans le tas, tout en observant le jeu proposé par les milieux de terrain phocéens. Il fait en revanche preuve d’attentisme lorsque Gouiri a réduit l’écart (86e).

- Teze (5,5) : le piston droit s’est vite fait surprendre par les courses intenses de Paixao. Puis, il a montré au Brésilien qu’il avait sorti les muscles lors de plusieurs duels. Après le quart d’heure de jeu, il a même donné un coup de coude à son adversaire, signifiant un manque de concentration. Sans se montrer dynamique en première période, celui-ci s’est contenté de faire tourner le ballon et d’anticiper les appels constants de Paixao. Après cela, il s’est affirmé avec de la rigueur et de l’intelligence puisque c’est lui qui offre une passe décisive à Golovin sur un centre millimétré (58e).

- Camara (6) : associé à Coulibay dans l’entrejeu face aux Olympiens, le Sénégalais ne touchait que très peu le cuir en début de match. Devant des Olympiens décidés à aller vers l’avant, il a dû faire les efforts pour fermer l’intérieur du jeu tout comme l’autre numéro 8. Une tâche qui l’a fatigué dans l’axe, compte tenu de la faible disponibilité qu’il apportait avant la pause. Ensuite, il a complètement changé de visage. Bien plus présent, celui-ci a réussi à avoir le monopole du ballon. Grâce au réveil des siens, il semblait plus déterminé et a donc terminé sa soirée de la plus belle des manières.

- Coulibaly (4) : le milieu de terrain s’est fait avertir d’un carton jaune dès l’entame après une faute sur Gouiri (8e). Après cela, tout a été difficile pour lui. Les Marseillais jouaient sans complexe en se trouvant dans les intervalles, et le Monégasque devait donc courir pour récupérer les ballons. Il a coulissé avec son bloc, mais finalement sa première période a été très fébrile. Il a essayé de garder le contrôle du ballon un peu plus tard dans la rencontre. Remplacé par Aladji Bamba (65e).

- Mawissa (4,5) : sur son couloir gauche, le joueur de 20 ans a dû faire les efforts face à l’infatigable Weah. Or, lui aussi était en jambe durant la première période. Celui-ci est allé vers l’avant balle au pied, déséquilibrant les Marseillais quelques fois. Sur une action individuelle avant la pause, le numéro 13 a d’ailleurs montré toute sa vivacité et son impact offensif (40e). Moins frais que les siens, il a été remplacé par Krépin Diatta (65e) qui a voulu apporter de la puissance devant, pour déverrouiller le jeu.

- Akliouche (6) : très remuant durant les premières phases offensives, le Tricolore a failli ouvrir le score sur une reprise de volée (9e). Puis, grâce à un appel en profondeur, il a tenté un lob devant Rulli (12e). Hormis ces deux situations dangereuses, le milieu offensif n’a pas vraiment contribué au jeu de son équipe durant le premier acte. Or, il est monté en puissance à l’heure de jeu. Habile et techniquement au-dessus de la moyenne, celui-ci a effectué l’avant-dernière passe sur le but de Golovin (58e). Deux visages, mais une fin de rencontre très solide de sa part. Remplacé par Simon Adingra (84e).

- Golovin (6,5) : en compagnie d’Akliouche pour effectuer les offensives, le Russe a montré un excellent dynamisme dès les premières minutes. Il a mis du rythme dans les transitions monégasques pour participer aux contre-attaques. Celui-ci dévorait les espaces et se retrouvait parfois seul vers la gauche du rectangle vert. Juste avant la pause, il a envoyé un cadeau à son buteur, mais Medina a déséquilibré Balogun à la suite de son centre (44e). Tel un renard des surfaces, l’opportuniste a inscrit l’ouverture du score grâce à une élégante reprise de volée (59e). Remplacé par Ansu Fati (76e).

- Balogun (7) : au départ, l’Américain a dû mal à se présenter devant Rulli en première période. Sa seule véritable occasion a été une prise de profondeur dans le dos des défenseurs. Mais, lors de ce deux-contre-un, il a fait le mauvais choix et s’est fait prendre le ballon (37e). Après la pause, il a obtenu une belle situation de contre, mais il a encore effectué un déchet technique (47e). Il a petit à petit fait savoir qu’il pouvait créer la sensation. Profitant d’un dégagement raté de Pavard, il a déboulé sur la droite et devancé la sortie de Rulli pour ajuster un piqué sensationnel, alourdissant ainsi le score (74e). Remplacé par Mika Biereth (84e).

OM

- Rulli (4) : longtemps peu sollicité, mais vigilant sur les tentatives adverses, il s’interpose bien face à Akliouche (13e) puis réalise une intervention décisive devant Balogun (57e). Il est cependant battu sur l’ouverture du score de Golovin (60e), puis sur le second but signé Balogun (74e), conclu d’un superbe piqué.

- Pavard (3,5) : l’international français réalisait une prestation correcte, sans erreur à part entière, avant que n’intervienne la 74e minute de jeu et cette énorme imprécision technique, qui a mené à la contre-attaque monégasque et au deuxième but signé Folarin Balogun. Une bévue qui risque de ne pas arranger son cas aux yeux des observateurs marseillais.

- Egan-Riley (4) : aligné à la place d’un Balerdi pas encore à 100%, l’Anglais a flirté avec la limite comme sur ce contact avec Balogun (39e). Il a finalement été puni en seconde période. Pas exempt de tout reproche sur le but de Golovin, qui arrive dans son dos, il est également pris de vitesse par Folarin Balogun, qui place une merveille de ballon piqué pour le break du côté de l’AS Monaco. Il s’est par ailleurs blessé sur ce deuxième but monégasque, ce qui l’a contraint à céder sa place. Remplacé par Leonardo Balerdi (77e).

- Medina (3,5) : avant le but monégasque, l’ex-Lensois réalisait déjà une partition moyenne avec beaucoup d’activité sur le côté gauche, mais aussi très peu de duels gagnés et des fautes de concentration. Il a par ailleurs été sanctionné d’un carton jaune après un enchaînement contrôle raté et intervention en retard sur Coulibaly (34e). Le but monégasque est en partie de sa faute, puisqu’Akliouche le contraint à délaisser sa zone, laissant ainsi le champ libre à Jordan Teze, dont le centre trouvait ensuite Golovin. Le but de l’OM vient également de lui, puisque c’est lui qui trouve Gouiri. 

- Weah (4,5) : dans son rôle de piston droit, il a globalement été moins impactant que d’habitude, avec moins de différences créées dans son couloir. Toujours appliqué dans ses tâches défensives face aux appels dans son dos, notamment ceux de Mawissa, il a néanmoins manqué de justesse et d’influence. Il récupère un ballon intéressant qui amène une situation chaude pour Traoré (12e) et combine notamment avec Gouiri sur une séquence prometteuse (33e), mais sa frappe s’envole, symbole d’un match sans réel impact offensif. Remplacé par Emerson (89e).

- Højbjerg © (5) : en difficulté face au LOSC et après une trêve internationale compliquée, le Danois a été intéressant dans l’orientation du jeu, distillant plusieurs longs ballons pour Paixão et étant aussi présent dans la récupération du ballon. En seconde période, il se projette davantage en témoigne sa frappe puissante stoppée par Hrádecký (65e), mais est davantage en retard dans ses interventions. Remplacé par Abdelli (89e).

- Timber (5,5) : le milieu néerlandais a été l’une des rares satisfactions marseillaises réalisé, multipliant les orientations de jeu et utilisant bien son corps pour répondre à l’impact physique des Monégasques. Avec très peu de déchets dans ses transmissions, le milieu de 24 ans a multiplié les courses, réalisant un énorme travail de couverture et de compensation. 

- Paixão (5) : en l’absence de Mason Greenwood, l’ailier brésilien a été le principal dynamiteur des Marseillais sur les côtés. Souvent recherché par ses compères sur des longs ballons dans la profondeur, l’ancien joueur du Feyenoord s’est procuré la deuxième meilleure occasion de l’OM dans cette rencontre, en résistant à Kehrer avant de buter sur Hrádecký (36e). En seconde période, son centre pour Traoré méritait mieux (70e), tandis que ses deux frappes (50e, 62e) n’ont pas posé de problèmes à Hrádecký. Présent également sur le plan défensif. En revanche, il doit faire beaucoup mieux dans ses un contre un et sur les coups de pied arrêtés.

- Traoré (3,5) : préféré à Ethan Nwaneri pour remplacer Mason Greenwood, suspendu, l’Ivoirien a principalement occupé le côté droit, avant de dézonner, comme sur sa tentative stoppée par Lukás Hrádecký (11e). Excepté cette occasion du début de rencontre et une tête qui passe à côté en seconde période (70e), son apport offensif a été plus qu’insuffisant et ses partenaires ont davantage privilégié le côté gauche et Igor Paixão. Remplacé par Ethan Nwaneri (73e), au départ de l’action du but de Gouiri.

- Gouiri (6) : l’Algérien a été proactif dans les phases offensives olympiennes avec de nombreux décrochages pour jouer en remise, comme avec Weah (33e), pour partir de loin et faire progresser le ballon, comme il a pu le faire sur cette action où il s’est défait de Camara avant que le Sénégalais ne soit contraint à la faute (8e), et aussi pour aspirer les défenseurs monégasques et permettre à Paixao de partir dans leur dos. Il termine la rencontre avec deux frappes dont une qui fait mouche et qui redonne espoir à l’OM en fin de match (86e). 

- Aubameyang (2,5) : l’avant-centre de 36 ans a vécu un match frustrant avec seulement 9 ballons touchés en première période (19 au total) et un sentiment d’isolement avec des coéquipiers qui l’ont peu trouvé. Seuls faits d’arme lors de ses 45 premières minutes : une tentative contrée par Faes, alors que Traoré était seul à droite (4e) et un tir fusant qui passe nettement à côté (33e). Au retour des vestiaires, sa nouvelle tentative est contrée par Kehrer (67e) et il manque le ballon de l’égalisation (90e+2).

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