Ça y est, la phase de poules est terminée, et pour beaucoup, il y a déjà un pincement au coeur. Fini les matches a priori déséquilibrés et les sélections rares à la télévision, place désormais aux gros chocs. Profitons une dernière fois de toutes les équipes présentes en composant l’équipe type de la 3e journée de la phase des poules.

- Cho Hyun-Woo (Corée du Sud) : il est celui qui a contribué à la plus grande sensation du premier tour de la Coupe du Monde, à savoir l’élimination de l’Allemagne. Bien aidé par la maladresse des joueurs de Löw, il a aussi aimanté un grand nombre de ballons et réalisé quelques superbes parades pour garder sa cage inviolée. Déjà intéressant lors des deux premières rencontres de la Corée du Sud, il a rayonné face à la Nationalmannschaft.

- Yerry Mina (Colombie) : il y a quelques semaines, il était raillé après un match catastrophique avec le FC Barcelone. Aujourd’hui en Colombie, Yerry Mina est un héros, celui qui a qualifié les Cafeteros grâce à son but de la tête face au Sénégal. Il s’agit de son deuxième but dans la compétition après celui marqué face à la Pologne, encore de la tête. Encensé dans son pays, Mina peut avoir le sourire.

- Thiago Silva (Brésil) : le Thiago Silva de 2014, en pleurs lors du match face au Chili, n’existe plus. Redevenu incontournable en sélection, il a livré une grande prestation face à la Serbie, où il avait un sacré client à gérer avec Mitrovic. Impérial dans les airs, il a scellé le sort de la rencontre sur corner et régné en maître dans la surface du Brésil.

- Andreas Granqvist (Suède) : c’est l’une des surprises de ce Mondial. Déjà cité dans l’équipe type de la première journée, le défenseur âgé de 32 ans étonne par sa solidité défensive, malgré une certaine lenteur. Avec un très bon placement et un sens de l’anticipation remarquable, Granqvist a largement contribué à la qualification de la Suède. Mieux, il a encore marqué sur penalty, son deuxième but dans la compétition, face au Mexique.

- Nordin Amrabat (Maroc) : malchanceux dans un groupe très relevé, le Maroc n’a pas réussi à se qualifier malgré une envie débordante. Et qui mieux que Nordin Amrabat pour souligner cet esprit de combativité permanent qui a animé la sélection nord-africaine ? Contre l’Espagne, il a multiplié les courses sur le flanc droit, avec une détermination impressionnante et un sens du duel remarquable. Il a aussi été à deux doigts d’inscrire un but magnifique mais a touché le poteau de De Gea.

- Ever Banega (Argentine) : Messi trop esseulé lors des deux premiers matches ? Il était temps de faire appel à Ever Banega. Si rien n’a été simple conte le Nigéria, le joueur du FC Séville a apporté sa sûreté technique dans l’entrejeu argentin, si pauvre lors des deux premières rencontres. Sa passe décisive pour Messi est un régal. Son influence dans le jeu est considérable et avec lui, l’Albiceleste n’est plus la même.

- Isco (Espagne) : probablement le meilleur Espagnol depuis le début du Mondial et il l’a encore prouvé face au Maroc. Alors qu’Iniesta perd en influence, le joueur du Real Madrid régale avec sa vision de jeu et sa qualité technique. Auteur du but de l’égalisation à 0-1, il remit l’Espagne sur de bons rails et se révèle comme le joueur le plus dangereux de la Roja.

- Adnan Januzaj (Belgique) : sa présence dans la liste des 23 était une relative surprise en Belgique. Lui l’ancien espoir de Manchester United a déçu ces dernières années mais il n’a rien perdu de sa technique, comme on a pu l’apercevoir jeudi soir face à l’Angleterre, avec son but délicieux. La patte gauche du joueur de la Real Sociedad est toujours soyeuse et il pourrait bien devenir une vraie alternative offensive en cas de coup dur.

- Coutinho (Brésil) : le Brésil attendait un grand Neymar pour le Mondial ? Il a pour l’instant un immense Coutinho. Sans conteste le meilleur Brésilien durant la phase de poules, il a de nouveau affiché sa bonne forme face à la Serbie, avec notamment sa passe décisive pour Paulinho, tout en toucher et en précision. Contrairement au Barça où il ne s’impose pas encore assez au milieu de terrain, il est la plaque tournante du jeu auriverde.

- Luis Suarez (Uruguay) : décevant lors de son premier match, il a ouvert son compteur but face à l’Arabie Saoudite et s’est lâché face à la Russie. Son but sur coup-franc est d’ailleurs un bijou, même s’il peut remercier Ignashevich d’avoir fait le ménage dans le mur en enlevant deux Uruguayens qui se seraient trouvés sur la route du ballon. L’attaquant du Barça a en tout cas semblé bien plus précis et affûté sur ce troisième match. Il est prêt à en découdre pour la suite.

- Lionel Messi (Argentine) : on le répète, rien n’a été simple pour l’Argentine face au Nigéria, mais qu’est-ce qu’il se serait passé si Messi n’avait pas été là ? Plus déterminé que jamais, il a livré une très grande première mi-temps dans l’implication, avec un but splendide où il a de nouveau étalé toute sa technique pour contrôler et remettre le ballon au sol. Il a aussi trouvé le poteau sur un coup-franc direct. Moins en vue en deuxième période mais tellement important...