L’Olympique de Marseille est en plein cauchemar. Une quinzaine de personnes liées au club phocéen, parmi lesquelles le président Vincent Labrune, le directeur général Philippe Pérez et les anciens présidents Jean-Claude Dassier et Pape Diouf, a été interrogée par les autorités dans le cadre d’une enquête sur les transferts d’André-Pierre Gignac, Souleymane Diawara et Samir Nasri. José Anigo, ancien directeur sportif de la formation olympienne qui travaille toujours pour son compte en Afrique, a réagi à tout ce remue-ménage dans les colonnes de L’Équipe. Et d’emblée, il assure n’avoir rien à se reprocher.

« Je veux venir et être entendu même si je dois passer deux jours en garde à vue. (...) Le juge est au courant puisque je l’ai toujours signalé pour éviter les problèmes s’il y avait un souci et s’il y avait du nouveau pour mon fils (tué l’an passé) », a-t-il lâché avant de poursuivre. « On peut regarder tous les comptes, chercher partout si j’ai de l’argent. J’en ai tellement marre de toutes ces histoires que je veux que ça finisse. Je suis sur une période de reconstruction après avoir touché le fond moralement... Je n’en peux plus de tout ça », a-t-il martelé, lui qui est souvent accusé d’être « la porte d’entrée du grand banditisme dans le club », rappelle L’Équipe.

Les agents et intermédiaires se défendent

Des accusations, qui lui avaient valu d’être mis sur écoute, dont il se défend. « J’entends qu’on parle du milieu corse mais je ne connais personne », a-t-il mis au point. Comme lui, un autre acteur du transfert de Gignac de Toulouse à l’OM à l’été 2010 s’est montré très serein face aux accusations. Il s’agit de Christophe D’Amico, ami d’enfance de l’attaquant et intermédiaire entre le club et son agent. « Dans cette affaire tout est faux. Le transfert de Gignac est transparent, j’ai été payé comme rapporteur d’affaire par la société Mike Morris (un agent anglais basé à Monaco) », a-t-il assuré.

Partie prenante dans l’arrivée de Souleymane Diawara sur la Canebière en 2009, l’agent Jean-Luc Barresi est lui aussi apparu tranquille. « Vous voyez, je ne suis pas arrêté ! Vous m’appelez pour savoir si je suis en prison ? Je suis toujours prêt à donner des informations sur le transfert de Diawara où on a perçu de l’argent mais pas sur celui de Gignac, où je n’étais pas concerné », a-t-il lâché. Qu’on se le dise, l’affaire n’a pas fini de secouer l’OM et le football français...