L’Euro en France approche à grands pas. Et, aujourd’hui, personne ne peut affirmer que Karim Benzema et Mathieu Valbuena, protagonistes de la tristement célèbre affaire de la sextape, en seront. Le Parisien publie toutefois ce vendredi des extraits de la dernière audition de l’attaquant du Real Madrid. Dans le cabinet de la juge d’instruction de Versailles le 28 janvier, ce dernier est en effet revenu sur les dessous de son intervention et de sa relation avec son partenaire en équipe de France. Il maintient d’ailleurs avoir fait cela pour aider le milieu offensif de l’Olympique Lyonnais. « C’est un truc dégueulasse. Je suis quelqu’un de familial. Moi, je vois un truc comme ça, je pense à la famille. C’est un truc de malade. (...) J’hésite. Mais après, je me suis dit que je l’aimais bien. J’ai pris ça à cœur. (...) Si on voit tout, c’est que la personne est toute nue. La personne, c’est Mathieu Valbuena. (...) Après, on emploie des mots crus, mais bon. Karim Zenati me dit qu’il faut que je le mette au courant. Il me dit que c’est un truc chaud », a-t-il raconté, avouant qu’il avait menti à l’ancien Marseillais en lui faisant croire qu’il avait vu la bande.

« J’aurais dû lui dire que je ne l’avais pas vue. Mais j’ai fait le malin, j’ai fait l’acteur, sur ce coup-là. Tout simplement. C’est comme quand on décrit un film et qu’on ne l’a pas vu. Je ne l’ai jamais vue, cette vidéo », a-t-il reconnu. Pour autant, l’international tricolore (81 sélections, 27 buts) réfute toute idée de chantage. « Non, parce que franchement, on n’a besoin de rien, ni moi ni lui. C’est juste amical. Le quelque chose derrière, il n’y en a pas. Pour moi, à la base, y avait aucune histoire d’argent. Je vais pas le répéter vingt fois, pour moi, l’argent, j’en ai, Dieu merci. (...) Zenati, c’est quelqu’un qui est respecté. Donc, s’il dit que ça sort pas, ça sort pas. Après, de quelle manière, je ne sais pas, mais il est respecté de partout. Sur Lyon et même ailleurs. Il pouvait aider Valbuena pour que la sextape ne sorte pas et pour d’autres problèmes, pas que pour ça, on sait jamais », a-t-il assuré, ne comprenant pas franchement les dernières sorties de petit Vélo dans la presse.

Lassé et énervé des retombées de l’affaire

« Je ne peux pas l’imaginer. Quelqu’un qui a peur, c’est pas comme ça, tu dis pas : "Merci frérot". Tu marches pas à côté de moi avant le match à rigoler, tu me sautes pas dans les bras après. Quand je vois ça, je me dis que je ne sais pas qui lui a dit de dire ça, mais que la conversation qu’on a eue dans la chambre n’a rien à voir avec ça. Il y a un réel décalage entre la discussion et ce qui sort dans la presse », a-t-il regretté, détaillant ses relations avec son coéquipier sous le maillot bleu. « Valbuena est un bon pote au foot. On n’est pas au même poste et ce n’est pas pareil. Je joue devant, il joue au milieu. C’est de la bonne concurrence. Il n’y a pas de contentieux entre nous », a glissé celui qui figure toujours sous contrôle judiciaire et sous le coup d’une suspension provisoire en équipe de France.

Au regard de tous ces éléments, KB9 s’est dit déçu et remonté contre le traitement dont il fait l’objet. « Je suis énervé, franchement, grave énervé par rapport à tout ce qui est sorti, dans la presse. On m’a sali, par rapport à ma famille, me voir sur toutes les chaînes, pour rien du tout. Comme si j’étais un terroriste (sic). Ce n’est même plus l’affaire de la sextape de Valbuena, c’est l’affaire Benzema. Je suis comme un fou, je suis dégoûté. (...) Heureusement que j’ai un bon mental, je résiste à tout ça, mais franchement, c’est un truc de fou. Mes neveux et nièces qui vont à l’école se font insulter. Je reçois des lettres de menace chez moi. Ça, je m’en fous. C’est plus la souffrance de mes parents, ça fait mal quand tu vois ton père et ta mère qui pleurent », a-t-il conclu. Ces nouvelles révélations feront-elles avancer l’affaire ? Réponse dans les prochaines semaines.