Les prêtés du PSG floppent de partout !
Prêtés en début de saison par le PSG, Randal Kolo Muani, Gabriel Moscardo, Renato Sanches et Yoram Zague peinent à enchaîner les bonnes performances dans leur club respectif. Le seul qui donne globalement satisfaction est aussi le moins attendu en la personne de Naoufel El Hannach.
Le bonheur n’est pas toujours dans le prêt. Lors du dernier mercato, le PSG est parvenu à envoyer ailleurs différents éléments sur lesquels il ne comptait pas cette saison. Après six mois loin de Paris, le constat est aussi simple qu’inquiétant pour les joueurs concernés. Ils ont tous en commun de ne pas briller et ne marquent pas suffisamment de points en vue d’un éventuel retour au sein du club de la capitale l’été prochain. Randal Kolo Muani (Tottenham), Gabriel Moscardo (Braga), Renato Sanches (Panathinaïkos) et Yoram Zague (Copenhague) déçoivent ou occupent au mieux des rôles secondaires. Dans ce marasme, seul le jeune Naoufel El Hannach (Montpellier) vit une expérience intéressante pour sa première chez les professionnels.
Randal Kolo Muani s’était pourtant relancé lors de son prêt de six mois à la Juventus (22 apparitions, 10 buts et 3 passes décisives) où il a bien failli repartir à la rentrée dernière. Les directions n’ont pas trouvé d’accord et c’est du côté Tottenham qu’il a été prêté sans option d’achat, à quelques minutes de la fermeture du mercato. On peut dire que ça partait sur de mauvaises bases. Les Spurs l’ont surtout fait venir pour pousser Richarlison à l’excellence et un Mathys Tel décevant, et pallier la blessure de Dominic Solanke. L’attaquant de 27 ans n’a pas de problème de temps de jeu. Il est titulaire la plupart du temps (852 minutes) pour six premiers mois particulièrement poussifs. À sa décharge, c’est toute l’équipe de Thomas Franck qui peine à trouver de la régularité, mais l’ancien Nantais n’a toujours pas marqué en Premier League (10 matchs joués). Il a trouvé le chemin des filets à deux reprises seulement. Ironie de l’histoire, c’était face au PSG en Ligue des Champions (défaite 5-3), ce dont s’est amusé The Telegraph. «Si seulement il pouvait jouer contre le PSG toutes les semaines».
Moscardo et Renato Sanches sont encore dans le dur
La situation de Gabriel Moscardo n’est guère plus reluisante. Nous vous en parlions il y a quelques jours à peine, lui qui a d’ailleurs retrouvé les pelouses de France à l’occasion de la victoire de Braga à Nice en Ligue Europa (1-0, le 11 décembre). Il était entré en toute fin de rencontre ce soir-là. Une illustration de ce qu’il vit durant ces six premiers mois au sein du club portugais, entré il y a quelques mois dans le giron de QSI. Ce n’est pas non plus l’expérience rémoise de l’an passé (10 apparitions, 1 but) mais ça commence à prendre le mauvais chemin. Durant les premières semaines, le Brésilien de 20 ans s’est contenté de regarder ses partenaires puis quand il a joué, Braga a traversé une mauvaise passe. Carlos Vicens n’a pu lui maintenir sa confiance bien longtemps. Moscardo a vite repris sa place sur le banc d’où il reste parfois assis sur toute la durée d’un match (15 apparitions confondues pour 486 minutes, 1 but lors d’une victoire 5-0 sur Santa Clara en Allianz Cup).
Renato Sanches joue encore moins que son ancien coéquipier du milieu de terrain au PSG. Lui est parti du côté du Panathinaïkos cet été, après avoir échoué à se relancer à la Roma, puis dans son club formateur à Benfica l’an dernier. Le prêt du Portugais avait plutôt bien commencé, alternant entre titularisations et sorties de banc. Rui Vitoria, le coach de l’équipe au trèfle, celui-là même qui l’avait lancé dans le grand bain professionnel avec les Aigles il y a 10 ans, s’est voulu prévenant avec le champion d’Europe 2016. Il connaît son historique de blessures. Malgré toutes les précautions du monde, le sort a vite rattrapé le joueur de 28 ans. Depuis la mi-octobre, il passe son temps à l’infirmerie, hormis ces deux petites apparitions. Pour ne rien arranger, les mauvais résultats du club grec ont eu raison de Rui Vitoria, remplacé par Rafael Benitez. Bonne nouvelle tout de même, Renato Sanches a retrouvé le chemin de l’entraînement le 15 décembre dernier mais pas encore la compétition. Précautions d’usage une fois encore.
Les jeunes Zague et El Hannach en quête de légitimité
C’est une tout autre démarche qui a poussé le PSG à prêter Yoram Zague. En manque de temps de jeu dans l’effectif pléthorique du champion d’Europe (11 apparitions en deux saisons, 1 but), le jeune latéral droit a peu à peu reculé dans l’esprit de Luis Enrique. Celui qui pouvait être considéré comme un remplaçant potentiel d’Achraf Hakimi a finalement terminé à disputer la phase finale du championnat U19 au printemps dernier. C’est à Copenhague qu’il a rebondi en prêt pour une réussite relativement moyenne pour le moment. La faute à un temps de jeu qui se réduit au fur et à mesure des semaines (15 matchs disputés au total, 2 buts et 1 passe). En championnat, le natif de Paris n’a plus disputé la moindre minute depuis le 17 octobre, et il n’a connu que trois apparitions depuis le 31 août. Paradoxalement, c’est en Ligue des Champions qu’il joue le plus (5 matchs pour 178 minutes, 1 passe décisive contre 7 rencontres pour 149 minutes, 2 buts) mais la dynamique est inquiétante, d’autant que les résultats sont sur courant alternatif.
Parmi tous les prêtés cités, Naoufel El Hannach (19 ans) est celui qui s’en sort le mieux. C’est aussi le moins attendu puisqu’il n’est jamais apparu sur le terrain en équipe première du PSG (4 fois sur le banc de touche). C’est du côté de Montpellier que le Titi a vécu ses débuts professionnels. Sous la houlette de Zoumana Camara, qu’il a bien connu du temps où ce dernier dirigeait les U19 parisiens, le défenseur enchaîne les matchs. Sa polyvalence fait sa force puisqu’il évolue soit en charnière centrale, soit au poste de latéral droit, la plupart du temps comme titulaire (15 rencontres toutes compétitions confondues, 1065 minutes). L’apprentissage n’est pas toujours évident en Ligue 2 où il a commis quelques erreurs. L’international U20 marocain a encore besoin de s’étoffer notamment physiquement, et d’être plus régulier, à l’image du MHSC, 8e à la mi-saison. Lui se dit ravi de cette expérience dans l’Hérault où il s’est rapidement intégré au sein d’un club qui a besoin de se relancer après une rétrogradation douloureuse.
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