Un énorme scandale d’arbitrage éclate à la CAN 2025
Battue par l’Égypte (1-0) hier, lors de la 2e journée de la phase de groupes, l’Afrique du Sud estime avoir été victime de deux énormes erreurs d’arbitrage.
Jusque-là, l’arbitrage n’avait pas été trop sujet à la polémique dans cette Coupe d’Afrique des Nations. Il fallait bien que cela arrive à un moment donné, comme lors de chaque grande compétition internationale. Celui-ci a bel et bien eu lieu à l’occasion de la 2e journée de la phase de groupes entre l’Égypte et l’Afrique du Sud. Les Pharaons ont validé leur qualification hier pour le 2e tour, mais au prix d’une victoire (1-0) qui fait franchement débat, la faute à deux penaltys, l’un accordé aux Égyptiens, qui a permis à Mohamed Salah d’inscrire l’unique but du match, l’autre refusé aux Bafana Bafana, qui aurait pu leur permettre d’égaliser à la toute fin.
« Salah est même venu me voir après le match et était surpris qu’ils aient sifflé un penalty », a même révélé Hugo Broos, le technicien belge de l’Afrique du Sud en conférence de presse. Celui-ci déplorait le coup de sifflet accordé à ses adversaires juste avant la pause pour une faute particulièrement légère. Le pire était encore à venir, si l’on peut dire ainsi. Dans les derniers instants du match, les Sud-Africains ont bien cru qu’un penalty leur serait accordé à leur tour suite à une main flagrante de Yasser Ibrahim à l’entrée de la surface. La VAR est intervenue là aussi, plus pour vérifier l’endroit de la faute que la faute en elle-même, pensait-on.
L’Afrique du Sud ne décolère pas
Pourtant, et alors que l’arbitre burundais Pacifique Ndabihawenimana était bien placé sur cette situation, aidé par l’assistance vidéo, aucun penalty n’a été accordé, ni même un coup-franc. Il a fallu de longues minutes pour vérifier qu’il n’y avait finalement pas de faute. Elle semblait pourtant évidente. « Les arbitres passent 45 minutes à expliquer les règles quand il s’agit d’un carton rouge ou d’un penalty. Mais après coup, il y a tellement d’interprétations que personne ne sait plus quoi décider. Lors de cette réunion, ils ont dit que si un bras est tendu, c’est un penalty. Ce qui était le cas dans ce cas précis. Puis, tout à coup, ils disent que c’était un bras d’appui. Mais qui a inventé ça ? », fulminait Broos.
« Le bras de Yasser Ibrahim était tendu et le ballon a heurté son propre bras, c’est donc un penalty, poursuivait-il, furieux après la rencontre. La réunion d’avant-tournoi dure 45 minutes : on vous explique les règles : 25 règles, puis 50 règles. Ensuite, c’est une faute, puis non, puis carton rouge pour contact, puis non, et ainsi de suite. À la fin, il y a tellement de règles que plus personne ne sait quoi faire. » L’Afrique du Sud peut au moins se rassurer sur une chose. Elle a toujours son destin en main. « Ce qui s’est passé sur le terrain aujourd’hui nous motivera certainement à donner le meilleur de nous-mêmes lors de notre match contre le Zimbabwe lundi », promet le Belge.
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