Ligue 1

Le nouveau week-end ridicule des arbitres de Ligue 1 !

La 17e journée de Ligue 1 a encore été marquée par des décisions arbitrales contestables : penalty litigieux pour le Paris FC, expulsions jugées sévères à Toulouse et à Lille, buts refusés à Nantes et à Monaco et bazar en tous genres à Lille. Un week-end de plus où l’arbitrage français apparaît incohérent et incapable d’appliquer ses propres règles de manière claire.

Par Valentin Feuillette
4 min.
Éric Wattellier @Maxppp

La 17e journée de Ligue 1 aura donné lieu à un nouveau florilège d’erreurs arbitrales qui font grincer des dents. Au Parc des Princes, alors que le PSG n’a gagné que (2‑1) contre le Paris FC, l’un des tournants de la rencontre a été un penalty accordé au Paris FC après un contact avec Ilya Zabarnyi dans la surface, une décision que beaucoup estiment extrêmement légère, voire injustifiée. Le défenseur ukrainien s’est retrouvé au sol après un contact à hauteur de l’épaule, ce qui a suffi à l’arbitre pour désigner le point de penalty et permettre au promu d’égaliser, dans une décision qui a immédiatement été jugée très généreuse et discutable par des observateurs et des supporters tant l’action semblait anecdotique. Cette situation illustre une fois de plus la mauvaise pente sur laquelle l’arbitrage de Ligue 1 s’enfonce, où des contacts très légers dans la surface sont interprétés comme fautes décisives, et qui contribuent à faire douter de la cohérence des décisions prises ce week‑end.

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Ce penalty litigieux au Parc fait écho à d’autres cas récents où l’assistance vidéo (VAR) n’a pas su ramener de cohérence à des décisions prises sur le terrain. Dans le très polémique Lyon - PSG de novembre dernier, une main d’Ilya Zabarnyi non sanctionnée dans la surface lyonnaise avait déjà créé un tollé, et même si la Direction de l’Arbitrage avait ensuite défendu sa décision en disant qu’aucune image ne montrait clairement une erreur manifeste selon le protocole de l’IFAB (International Football Association Board), le débat avait fait rage tant l’action semblait « visible » et litigieuse pour beaucoup d’anciens arbitres et consultants. Si dans ce cas précis la DA a considéré que la décision n’était pas manifestement erronée, elle avait néanmoins dû sortir pour justifier publiquement une situation que presque toute la communauté football perçoit comme confuse et contradictoire.

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72 heures remplies de polémiques

Mais cette journée n’a pas été un cas isolé. Dans la très belle affiche Lille - Rennes (0-2), les décisions arbitrales ont mis le feu aux poudres, avec l’expulsion sévère d’un joueur lillois, jugée excessive par de nombreux observateurs et un président de club en la personne d’Olivier Létang qui a ouvertement insulté l’arbitre à la mi‑temps tellement il estimait que la direction du match était incohérente. Ce genre d’explosion publique d’un dirigeant traduit une exaspération profonde, et pas seulement du côté des supporters ou des entraîneurs. Une Ligue qui ne parvient pas à faire appliquer ses propres règles de manière claire et uniforme s’expose à ce type de réactions extrêmes, qui entachent encore un peu plus la crédibilité de l’arbitrage français.

Ce week‑end a encore offert d’autres exemples similaires : un but refusé au FC Nantes contre l’OM pour une position de hors‑jeu très serrée d’El Arabi, une expulsion sévère d’Emersonn du TFC face à Lens dès vendredi, et même le but refusé à Thilo Kehrer pour une faute de Jordan Teze sur Corentin Tolisso à Monaco contre l’OL alors que l’action semblait, aux yeux de nombreux consultants, valable sur la base des images disponibles. Tous ces faits donnent l’impression d’une Ligue 1 où les décisions arbitrales influent de manière disproportionnée sur des résultats et sur le climat général du championnat, avec des polémiques qui se succèdent presque chaque journée. Cette accumulation finit par troubler tous les protagonistes : joueurs, entraîneurs, dirigeants, mais aussi les supporters et les observateurs, qui réclament toujours plus de transparence, de cohérence et de responsabilité dans l’usage de la VAR et dans les décisions sur le terrain.

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Au final, ce week‑end illustre parfaitement ce qu’un nombre croissant d’acteurs du football français dénoncent, à savoir un arbitrage qui manque de clarté, de constance et de crédibilité, où un contact léger dans la surface peut valoir un penalty décisif tandis qu’un geste similaire peut n’être sanctionné ni sur le terrain ni après consultation vidéo dans un autre match. Si certaines situations restent à l’appréciation de l’arbitre selon les lois du jeu, la répétition quasi systématique de décisions jugées incohérentes ou erronées, dont le penalty accordé généreusement au Parc, les expulsions sévères, les buts refusés dans des contextes flous. Des situations qui portent atteinte à la confiance que les clubs et les supporters peuvent accorder au corps arbitral. Et tant que la Ligue ne parviendra pas à instaurer une réelle cohérence dans l’application des règles et une communication plus transparente sur ces décisions, chaque journée de Ligue 1 continuera de se transformer en un spectacle autant arbitral que footballistique, au détriment du jeu lui‑même.

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