Régulièrement, Foot Mercato vous propose de partir à la découverte de joueurs français aux quatre coins du globe. Et si ce n’est pas le bout du bout du monde, changeons tout de même de continent en faisant escale en Afrique et plus précisément au Maroc, pour rencontrer Samir Malcuit. Passé par la réserve de l’Olympique de Marseille, l’attaquant désormais au Raja Casablanca vous raconte ses premiers pas là-bas : « Pour l’instant ça va, je m’adapte doucement. Les gens m’ont très bien accueilli et les résultats suivent, ça facilite aussi les choses. C’est un peu comme à Marseille, les gens sont passionnés voire fanatiques. Ils voient à travers le football, et il y a des supporters dans le monde entier. En plus de cela, c’est un des meilleurs publics d’Afrique, ça fait plaisir de jouer devant autant de monde et ça motive encore plus. Je suis un affectif, c’est important pour moi de ressentir qu’ils sont contents de mon travail. De ce coté là, je pense qu’ils le sont, la presse a été élogieuse à mon égard dès mes débuts. J’espère que ça va continuer, mais le foot ça va vite. Un jour on t’idolâtre, l’autre on te critique, alors je continue à travailler et rien lâcher dans le bon comme dans le mauvais quand ça arrivera ». Quelles sont les grandes différences entre le football dans l’Hexagone et au Maroc ?

« Au niveau physique et tactique, la France est un cran au-dessus, mais il y a de très bonnes équipes comme le MAS, le Raja ou Wydad qui feraient jeu égal avec n’importe quelle équipe sur un match. Au niveau de la mentalité en France, c’est un peu plus carré, au Maroc on aime travailler mais toujours avec le sourire et en dilettante. Au niveau des supporters par contre, au Maroc il y a plus de ferveur et de personnes dans les tribunes et ça fait plaisir à voir. Les dirigeants sont aussi compétents en France qu’au Maroc. Jamais de ma vie je n’aurais pensé un jour aller au Ghana, on joue Chelsea, une équipe ghanéenne, pour le tour préliminaire de Champions League CAF. J’ai vraiment hâte de disputer cette compétition, ça va être une superbe expérience tant sportivement qu’humainement. Je ne me projette pas, mon avenir se construit dans le présent, suivant les matches que je fais au Raja, donc je n’y pense pas spécialement. Je donne le maximum pour gagner et marquer. On verra par la suite ce qui se passera, ce n’est pas une question que je me pose actuellement. Pour l’instant, je suis au Raja, après la suite on verra ».

Et en attendant de savoir de quoi sera fait son avenir, le joueur évoque son parcours à l’OM : « Le Raja était une bonne opportunité pour moi, je sais qu’à l’OM je n’aurais jamais eu ma chance en équipe première, tout simplement. Je n’ai donc pas hésité quand l’occasion s’est présentée. Je n’ai pas de regrets. Quand on m’a recruté, c’était pour aider la réserve à remonter, on est remonté en CFA 2 et à mon départ, nous étions quatrièmes en championnat, donc je pense que sportivement ils étaient contents de mon travail. Le seul regret que j’ai, il est personnel, c’est au niveau de mon efficacité. Sinon, aucun regret. Mais oui, un peu d’amertume sur le fait qu’il ne m’ont jamais essayé en pro (Anigo avait déclaré dans les colonnes du Parisien : « Samir vient aider l’équipe réserve mais a le potentiel pour être avec les pros », Ndlr). Quand je vois mes amis Gadi, Omrani ou Ammari rentrer en cours de jeu en match officiel, je me dis que j’aurais pu moi aussi avoir ma chance. Ils ne me l’ont pas donné, tant pis, c’est le foot. Et puis, ça me sert de motivation maintenant ». Cette motivation lui permettra-t-elle de toucher les sommets du football africain ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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